D* ANTOINE BOSSL'ET AU GRAND CONDÉ
(Archives de la maison de Coridé.)
Reconnaissance de la famille cl des amis de feu Géraud de Cordemoy envers le priver. — Remer ciments à Condé du bon accueil dont il a honoré Louis et Jacques -Bénigne Bossuct, qui lui ont été présentés par Cevéque de Meaux, leur oncle.
Paris, 19 octobre lG8i.
Monseigneur, Les extrêmes bontésavec lesquellesV. A. S. continué de marquer l'estime qu'elle avait pour M. de Cordemoy, et la protection doit elle veut bien honorer sa famille, a touché ceux qui sont ici, d'une si grande consolalion que j'ai cru que V. A. S. voudrait bien encore me permettre de lui en rendre compte. Si lot que les deux enfants, qui sont, l'un en Auvergne, l'autre à Lyon, seront de retour, on fera paraître le premier volume de Y Histoire, où il reste peu de chose à faire. Le second suivra d'assez près; et puis l'on verra s'il y aura quelques mesures à prendre pour la suite.
Je suis bien glorieux, Monseigneur, que mes enfants aient eu l'honneur de paraître devant V. A. S., et qu'ils ne lui aient pas déplu. Mon frère "d'évêque de Meaux] m'écrit les bouiés qu'il a plu à V. A. S. de leur témoigner; et surtout il me mande les circonstances des obligations infinies que j'ai à V. A. S. et à Mgr le duc. Quelles grâces très-humbles puis- je vous rendre pour un si grand bienfait? Je ne puis qu'avouer, Monseigneur, que jssuis redevable à V. A. S. de l'établissement de ma famille, et être, comme je serai, toute ma vie, avec la fidélité el les soumissions respectueuses que je dois,
Monseigneur, de V. A. S. le, etc.
lois el le commencement de la monarchie jusqu'en 987, fut imprimé a Paris , en deux tomes in-fol., dont le 1er parut i n i(5«5. le II" en 1089. L'.ibbé de Cordemoy compléta te travail inachevé de son père, sur la deuxième rate. Il avait, de plus, poussé telle tii-lohv jusqu'à l'année 1000, époque de la mort de Henri Ier; mnis celte coniinualio.) n'a point élé do: m e au public.
(71). L'abbé Fleury, qui savait Bossuct très-affeclionne , ainsi que lui, à la famille de Géraud de Cordemoy, écrivit au prélat, dès le 15 octobre [1684], le pressant d'agir pour que l'on chaigeâi uu ou deux des fils du défunt de continuer les travaux lùsiori ;ues commencés par leur père. Bossut t s'empressa , en effet , d'agir ; et dans le o s il
OEUVRES INÉDITES DE BoSSCET.
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Paris, 25 octobre :
Monseigneur, Je prends la liberté, encore une fois, rendre compte a V. A. S. que j'ai fait r< en arrivant de Meaux, a la faim M. de Cordemoy, ce qui les la dernière lettre- dont il vous a plu norer. Ils auront l'honneur de se prôsen à V. A. S. comme Elle leur péri faire, et de lui marquer leurs très humlj actions de grâces, de tout ce qu'ils doive n vos bontés, dans leur malheur. Pour m Monseigneur, je ne pourrai jamais exprin la reconnaissance que je ressens. M is serai, foute ma vi«, fidèlement el a* très-profonds respects,
Monseigneur, el