SANC.E
Sur ces dernières paroles, je demanderais volontiers a nos réformés pourquoi ils requièrent, pour nous mériter la l'émission des péchés, non-seulement l'obéissance rie la mort, mais encore celle de loute la vie de Notre-Seigneur : est-ce que le mérite de Jésus-Christ mourant n'est pas infini, et dès là plus que suffisant à notre salut ? Ils ne le diront pas; et il faudra donc qu'ils disent que ce qu'on requiert comme nécessaire après un mérite infini n'en ôte :ii l'infinité, m la suffisance: mais en même temps il s'ensuit que considérer Jésus-Christ comme continuant son intercession par sa présence non-seulement dans ic ciel, mais encore sur nos autels dans le sacrifice de l'Eucharistie, ce n'est rien ôter à l'infinité de la propiliation faite à la croix; c'est seulement, comme parle le synode, de la Rochelle, ne vouloir pas diviser des choses conjointes, et regarder tout ce qu'a fait Jésus-Christ dans sa vie, tout ce qu'il a fait dans sa mort, el lout ce qu'il fait encore, soit dans le ciel où il se présente pour nous à son l'ère, soit sur nos autels où il est présent d'une autre sorte, comme la continuation d'une iiième intercession et d'une même obéissance, qu'il a commencée dans sa vie, qu'il a consommée dans sa mort, et qu'il ne i esse de renouveler et dans le ciel el dans les mystère? pour nous en faire une vive et perpétuelle application.
La doctrine de Piscator eut ses partisans. On ne trouvait rien contre lui dans les articles 18, 20 et ±2 dé la Confession de foi. En effet, ou abandonna les tiens derniers, pour s'arrêter au 18' qui ne disait pas davantage Comme on a vu; et aliu de pousser à bout Piscator et sa doctrine, on en vint, dans le synode national de Privas, jusqu'à obliger tous les pasteurs h souscrire expressément contre Piscator, en ces terni s : « Je soussigné N...., sur le contenu eu l'article 18 de la Confession de foi des Eglises réformées, louchant notre justification, déchue et proteste que js l'entends selon le sens reçu es nos Eglises, approuvé par les synodes nationaux, et conforme a la parole de