V.ar., liv. x, col
1-2768) Apol. de lu Réf., part, i, cit. IN, p. il>% Var., In \. col- 66S.
OEUVRES COMrLETES DE BOSSUET.
(2769), pour approuver de# tels attentais. C'est ainsi que M. Jurieu défend la Réforme; et tout cela pour confirmer ce qu'il avait dit, « que là religion s'est trouvée purement par accident dans ces querelles, et pour y servir de préleste (2770). »
IX.. — M. Jurieu n'a rien à répliquer aux preuves par lesquelles on a fait voir que ces guerres de la Réforme y ont été entreprises par maxime de religion.
Il n'a pas été malaisé de 1<; convaincre. Car, outre que c'était à la Réforme une action assez honteuse de vouloir bien donner un prétexte à une guerre que ce ministre avouait alors contraire à l'esprit et aux règles du christianisme ; il est plus clair que le jour que la religion était le fond de toutes ces guerres. C'est ce qu'on voit dans le livre des Variations (2771), par la propre histoire de Bèze , par les consultations , par les requêtes, par les délibérations et par les traités qu'il rapporte ; on voit, dis-je, plus clair que le jour, par toutes ces choses, que la guerre fut entreprise dans la Réforme par délibération expresse des ministres et de lout le parti, et par principe de conscience : en sorte qu'il n'est pas possible de s'empêcher de le voir en lisant le \° livre des Variations, où cette matière est traitée , et qu'en effet M. Jurieu n'a rien eu à y répliquer, si ce n'est ce mot seulement: « Ce n'est point,» dit-il (2772), «mon affaire de parler de cette matière ; on y répondra si l'on veut : et pour moi ce que j'en ai dit dans ma Réponse à YHistoire du Jésuite Maimbourg me suffit. » Il est content de luimême, c'est assez ; et il ne veut pas seulement songer que tout ce qu'il a dit sur ce sujet est clairement réfuté, non point par raisonnement, mais par actes ; et sans ici répéter tout le reste qui est produit dans l'Histoire des variations (2772*), par les décrets très-formels du synode national de Lyon en 1563, dès le commencement des guerres.
X. — Décret décisif du synode national de Lyon, qui contraint M. Jurieu à se dédire.
On y accorde par décret exprès la Cène à un abbé réformé à la nouvelle manière, parce que, sans se défaire de son abbaye dont le revenu l'accommodait, « il en avait brûlé les litres , et n'avait pas permis depuis six ans qu'on y chantAt Messe; ainsi s'était toujours porté fidèlement, et avait