‹ Œuvres compl`etes (volume 4)Chapitre 25 sur 180 · JÉSUS CO.NUAMNÉ A MORT · texte numérisé non relu

JÉSUS CO.NUAMNÉ A MORT

Que nos péchés aient été les auteurs de cet infâme décret qui condamna à mort notre aimable Sauveur, en donnant la préférence à la plus vile des créatures sur la vie même d'un Dieu, dans le prétoire de Filate, représenté à celte première station, c'est chose indubitable : Attritus est fropler scelera nostra. Mais qui ne sait que la mort de Jésus enfanta la vie la plus belle? que son sang versé fit jaillir une source perpétuelle de grâce qui réconforta puissamment toute la nature? Tu as dit la vérité, maudit Caïphe : Expe.d'd ut U7ius moriatur pro populo; oui, il fallait qu'il y en eût un qui mourût pour le peuple, et combien cette mort adorable fut précieuse pour nousl Mais , ô cruelle pensée! les mêmes péchés qui ont donné la mort temporelle à Jésus se dressent pour condanmer à une mort éternelle ceux qui leur ont si facilement donné accès dans leur cœur! Il faut mourir, mon pauvre pécheur ; la mort n'a pas même épargné un Dieu fait homme. Il faut mourir, et l'on ne sait ni quand, ni où, ni comment. Mais c'est peu ; outre que la mort vous attend,

songez que si elle vous surprend en péché mortel, une mort éternelle sera votre partage.

Commençons donc ce saint exercice en nous pénétrant de la pensée de la mort. Que chacun lâche de le faire avec la même dévotion que s'il était sûr qu'en terminant la dernière station il dût rendre son âme à Dieu. Conjurons Jésus, i>ar cette sentence de mort qu'il <iccepta pour notre amour, de ne point permettre que notre mort temporelle soit le principe d'une mort éternelle.

II" STATION

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