PRIONS
0 Dieu! qui avez éclairé les' cœurs des fnli'les par la lumière de l'Esprit-Sainl, accordez-nous la grâce de goûter la vraie sagesse dans ce même Esprit, et de jouir toujours de sesdivines consolations.
Seigneur, nous vous en conjurons par l'intercession di' la bienheureuse Marie toujours Vierge, protégez contre toutes les adversités celte famille que vous voyez humblement prosternée à vos pieds, et garantissez-la, dans voire clémence, des pièges de ses ennemis.
Nous vous supplions, Seigneur, de prévenir nus actions par vos inspirations et de nous aider ensuite par vtjt re grâce, afin (]ue toutes nos j)rières et nos œuvres prennent en vous leur principe, et qu'é'ant ainsi conimi ncées, ellis s'achèvent aussi par vous. Nous vous le demandons parJésus-Christ Notre-Seigneur .
Ainsi soit-il.
34 MA.MÈHE d'ériger
" Après CCS oraisons, roiïiriant monte du côté do l'épî- Ire, ou se rend à la balustrade, pour bénir les tableaux et les croix :
"bénédiction des tableaux, s'il y en a.
^. Adjutorium nostrum in nomine Domini; ^. Oui fecit cœlum et terram.
y. Dominus vobiscum ; i^. Et cum spiritu tuo.
OREMUS
Omnipotens, sempiterne Deus, qui Sanclorum (uorum imagines sculpi et pingi non reprobas, ut, quolies illas oculis corporis intuemur, loties eorum actus et sanclitatem, ad imitandum, memoriae oculis meditemur; has. qufesumus, imagines, in honorem et memoriam unigeniti Filii tui Domini nostri Jesu Christi adaptalas, beiiedifcere et sancti-j-ficare digneris, etprœsla, ut quicumque coram illis unigenitum Filium luum suppliciler colere et Iionorarc studuerit, illius meritis et obtenlu, à te graliam in priusenli, et sclernam gloriam obtineat in future. Por cumdem Christuni Dominum nostrum. Amen.
Il jette de l'eau bénite sur les tableaux et les encense.
"bénédiction des croix.
^. Adjutorium nostrum in nomine Domini , i^. Qui fi-'cil cœlum et terram.
y. Dominus vobiscum; R. Et cum spiritu tuo.
OREMU.S.
Rogamus te, Domine Sancle, Pater omnipotens, sempiterne Deus, ut digneris benediyrere liaîc signa Crucis
Filii lui. ul sînt remédia salutarla generi huniano, utslnt soliditas fidei, honorum operum profeclus et redemplio animarum ; ul sint solamen, et proteclio ac tutela contra sana jacula inimicorum. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.
OREMUS
Bene-|-dic, Domine, has Cruces, quia per Crucem sanctam tuam eripuisti mundum à polestate daemonum, et superasti Passione tua suggestorem peccati, qui gaudebat in prœvaricatione primi hominis per vetiti Ugni sumptionem .
Il jette l'eau bénite sur les Croix, en disant :
Sanctificenlur ista Crucis signa in nomine ■[ Patris, et 7 Filii, et 7 Spirilus Sancii, ut orantes inclinantesque se propter Deum ante istas Cruces inveniant sanitalem animae et corporis. i^. Amen.
Ensuite il les encense.
"Après ces bénédictions, si les tableaux et les croix sont à placer, on les distribue à quatorze enfants de chœur ou autres personnes pieuses choisies d'avance. A la procession, qui commence immédiatement, sept marchent à la droite de l'officiant, et sept à sa gauche, les dernières stations en avant. En se mettant en marche on entonne le Vexilla ou le Slahat Mater. Arrivé a l'endroit de la première station, l'officiant s'arrête, place le tableau et la croix, ou les fait placer par un autre , et lit ou suggère les réflexions analogues à la station, à moins qu'un autre prêtre ne le faj^se du haut de la chaire. On peut se servir à cet efï'et des Exercices contenus dans ce livre. Enfin la procession se remet on marche, en chantant toujours une strophe d'une station à l'autre. A Rome,
ÌIA.NIEIIE DERlGl.R
lepeuplo, après chaque slropiie du Stabat cJiaiUi'e par le clergé, reprend la strophe :
Sancta Maler, istud agas, Ciucifixi Cge plagas ConJi meo valide.
" Si, à cause de la foule, les fidèles ne peuvent suivre la procession, l'olBciaiit les engage à rester à leur place, en se tournant successivement vers chacune des stations, et les avertit que de la sorte ils peuvent gagner les indulgences pourvu qu'ils s'unissent aux réflexions qui sont faites à haute voix.
" C'est un pieux usage, suivi à Rome et ailleurs, de placer la première station du côté de l'Evangile.
Vexill.\ Régis prodeunt , l'iilget Crucis mysteiium, 0,10 vila morlem pertulit, E-, morte vitam protulit.
Q iœ vulnerata lancea3 Nîucrone diro, criminum Ut nos lavarci sordibus, Manavit unda et sanguine.
Tmpleta sont qusp concinit David iideli carminé.
Dicendo nationibus :
Regnavil a ligno Deus.
Arbor decora et fulgida.
Ornata Régis purpura, Elecla digno stipile Tarn sancta membra tangere.
Beata ! cujus brachiis Saecli pependit pretium ; Staterà facta corporis , Tulitque praedam tartari.
0 Crux ! ave s[)es unica !
Hoc pafsionis tempore Piis adaugegratiam, Reisque dele crimina.
Te fons salutis, Trinitas, Collaudet omnis Spiritus; Quibus Crucis victoriam Largiris, adde praemium.
Amen.
Trailutiion f!e M. le conile de Marccllus.
Il brille, l'étendard de grâce et de victoire ; Ce mystère profond, où triomphe la gloire
Du Dieu saint, du Dieu fort ; La Croix, (àil'IIomnie-Dieu pour nous se sacrifle, La Croix, sanglant trophée, où l'auteur de la vie Voulut souiîiir la mort.
Là, jouet (les mi^chanls et d'un peuple perfide, Une barbare main, ([u'aime un ter déicide,
Ose cntr'ouvrir son liane :
Son sang est répandu pour le salut du monde ; L'eau s'épanche à grands flots, source en grâces féconde,
Et se mêle à son sang.
David voit aujourd'hui s'accomplir les oracles
Où du Christ, Fils de l'homme, il chantait les miracles
Et les divins exploits.
En vain au Roi des rois les méchants font la guerre; Son sceptre pacifique a subjugué la terre,
Et son trône est la Croix.
Arbre heureux 1 bois auguste où la pourpre royale, Kiche du sang d'un Dieu, pour nous sauver, étale
Sa céleste splendeur 1 Holocauste , où l'amour consume la victime I Autel , où l'innocence est la rançon du crime !
Le juste du pécheur I
Arbre heureux! tes rameaux portent le fruit dévie; Un Dieu souffre en tes bras ; il s'immole, il expie
Notre infidélité, Il meurt ; soudain le Ciel a tressailli de joie ; L'enfer, en frémissant, laisse échapper sa proie.
Et l'homme est racheté.
O Croix! gage adoré! notre unique espérance! Rends-nous utile à tous, en ces jours de clémence,
La mort d'un Dieu Sauveur; Console le coupable, en guérissant son âme; Et que par toi, du juste, une plus vive fiamme
Embrase la ferveur.
Trinité sainte! amour des hommes et des Anges, (jrand Dieu ! que tout esprit, eu chantant vos louanges,
Se soumette à vos lois. Jésus, apprenez-nous à marcher sur vos traces, Et daignez, nous ouvrant le trésor de vos grâces.
Nous sauver par la Croix.
MANIÈRt; DÉRIGKd
Stabat Mater dolorosa •luxta Cruceni lacrymosa, Dura pendebat Filius.
Cujus animam geraentem, Goatristatam etdolentem, Pertransivit gladius.
0 quam iristis et afflicta Fuit illa benedicta Maler Unigeniti 1
Quae moerebat, et dolebat, Et Iremebal, cum videbat Nati pœnas inclyti 1
Quis est homo qui non fleret Ghristi Matiem si videret In tanto supplicio ?
Quis posset non contristari Piam Matrem contemplari Doientem cura Filio?
Pro peccatis suae gentis, Vidit Jesum in tormentis, Et ûagellis subditum ;
Vidit suum dulcera natura Morientem, desolatum, Dura eraisit spiritum.
Eia Mater, fonsamoris! Me sentire vira doloris Fac ul tecum lugeara.
Fac ut ardeat cor meum In amando Christura Deum, Ut sibi complaceara .
Sancta Mater, istud agas:
Grucifixi fige plagas Gordi raeo valide.
Tui Nati vulnerati, Tara dignati pro me pati, Pœnas mecum divide.
Fac me vere tecum flere, Grucifîxo condolere, Donec ego vixero.
Juxta Grucem tecum stare, Te libenter sociare In planctu desidero.
Virgo virginum praeclara !
Mihi jara non sis amara ; Fac me tecum piangere.
Fac ut portera Ghristi mortem, Passionis ejus sortem, Et plagas recolere.
Fac me plagis vulnerari, Gruce hac inebriar], Obaraorem Filii.
Inflammatus et accensus.
Per te. Virgo, sira defensus Indie Judicii.
Fac me Gruce custodir), Morte Ghristi praerauniri, Gonfoveri gralia !
Quando corpus morietur, Fac ut aniraiE donetur, Paradisi gloria.
Tr iiluciion de M. le comte de Marcellus.
Debout, près de la Groix, la Mère de douleurs, Quand son Fils s'immolait pour le salut du monde, Languissante, exhalait sa tristesse profonde. Et se fondait en plteurs.
Sous le poids de ses maux gémissante, accablée, Altacliant sur la Croix ses regards maternels. Un glaive pénétrant perçait de traits cruels Son âme désolée.
Oh ! que le Ciel sur elle appesantit ses coups I Combien fut rigoureux ce saiguant sacrifice, Lorsqu'elle vit, au fort du plus affreux supplice, Son Fils mourant pour nous !
Qui pourrait contempler les mortelles alarmes. Et la mer d'amertume où fut plongé son cœur? Qui pourrait voir pleurer la Mère du Sauveur, Et retenir ses larmes?
Comment être témoin de ce dernier adieu, Assister d'un œil sec aux douleurs du Calvaire, Sur son Fils expirant voir gémir une Mère! Et la Mère d'un Dieu 1
Pour fléchir du Très-Haut la justice irritée, Un Uieu soufTre la mort; les fouets des bourreaux, Par la rage animés, font voler en lambeaux Sa chair ensanglantée.
Une Mère, témoin des maux qu'il va souffrir, Aux tourments de la crainte abandonne son âme; Et son Fils innocent sur une Croix infâme Rend le dernier soupir.
Mère du chaste amour ! Vierge sainte ! ô Marie 1 Obtenez-moi le don de sentir vos douleurs ; Qu'en pleurant avec vous de mes terrestres pleurs La source soit tarie.
Des célestes ardeurs que mon cœur enflammé, Par votre exemple apprenne à s'immoler lui-même, Mère de mon Sauveur! ah! faites que je l'aime. Et que j'en sois aimé.
Imprimez dans mon âme, en traits ineffaçables, L'amour de votre Fils, le zèle de sa loi : Et des tourments d'un Dieu, mort victime pour moi, Les traces adorables.
Qu'à cet objet chéri tout soit sacrifié ! Et puisse, au dernier jour de mon pèlerinage, La mort, en me frappant, trouver en moi l'image D'un Dieu crucifié.
MANIÈRE u'-ÉRlGER
Puissé-je, en méditant ce consolant mystère, Des profanes désirs voir s'éteindre le feu ! Puissé-je unir mes maux aux maux d'un Homme-Dieu Et d'une Vierge Mère !
Que, de l'amour divin suivant les saintes lois, Je méprise, enivré de ces chastes délices, Du monde et de la chair les douceurs corruptrices, Pour n'aimer que la Croix.
Mère du Rédempteur I vous êtes mon refuge ; De son juste courroux daignez me préserver ! Désarmez sa vengeance, et faites-moi trouver Mon Sauveur dans mon juge !
Qu'au jour de sa fureur, la Croix soit mon appui, Et que, par elle, en paix, voyant briller sa gloire, Je puisse sur l'enfer partager sa victoire, Et régner avec lui I
"Ce pieux exercice terminé, l'officiant, de retour à laulel, expose le Saint-Sacremenl, s'il y a lieu, et entonne le Te Deum.