‹ Œuvres compl`etesChapitre 150 sur 214 · Acte d'amour de Dieu pour les biens de la nature · texte numérisé non relu

Acte d'amour de Dieu pour les biens de la nature

0 mon Jésus ! qui ne vous aimerait en considérant les biens de l'ordre naturel dont vous nous avez comblés.? Si je tourne mes yeux vers les objets sensibles, que d'obligations j'y découvre de vous aimer ! Aime ton Dieu, me disent les cieux, en faisant rouler sur ma tête, pour ainsi dire, autant de soleils brillants qu'il y a d'astres au firmament. Aime ton Dieu, me crie la terre ornée de tant de plantes, de tant de fleurs, destinées, les unes à mon utilité, les autres à mon agrément. Aime ton Dieu, me répète l'univers entier, rempli de tant de de créatures, les unes raisonnables, de qui je puis recevoir conseil et secours, les autres privées de raison et faites pour mon avantage, mon soulagement ou mes besoins. Aime ton Dieu, me dit ce corps si bien organisé, et jouissant d'une santé robuste. Aime ton Dieu, me dit cette âme douée d'intelligence, qui vivifie et fait mouvoir mes membres. Aime ton Dieu, me disent, et le vêtement qui me couvre et me protège, et la nourriture journalière qui répare mes forces, et la veille du jour, et le repos de la nuli, et le succès de mes affaires, et d'honnêtes récréations et d'amicales réunions, et une agréable compagnie. En un mot, tous les biens de la

nature m'invitent à vous aimer, ó mon Créateur et mon généreux Conservateur !

A tant d'invitations, à la vue de tant de bienfaits, je cède, je me rends, je prends la résolution de vous aimer ; tout mon regret est d'avoir si longtemps tardé de me donner à vous. L'amour que vous me portez me presse, m'excite, me^stimule à ne plus vivre pour moi-même, mais pour vous. Oui, mon Bien suprême, je veux vivre désormais pour vous seul. S'il m'arrive encore de m'affliger, ce sera des offenses qui vous sont faites ; s'il m'arrive de me réjouir, ce sera des honneurs qui vous sont rendus ; s'il m'arrive d'être saisi de crainte, ce sera au sujet des dangers auxquels je suis exposé de vous offenser de nouveau. Je ne veux plus vivre que pour vous, soit que je parle ou que je me taise, soit que j'agisse ou que je sois en repos, je veux être à vous sans réserve et sans partage, corps et âme, puisque tout ce que j'ai est un don de votre libéralité.

On récitera le cantique Benedicite et le psaume Laudate Dominuni in sanctis ejus ; — ou bien, pour honorer la trèssainte Trinité, on dira sept fois le Pater, l'Ave et le Gloria, en y ajoutant chaque fois le Trisagion qui suit :

TRISAGION.

Clément XIII et Clément XIV ont accordé, à tous les fidèles qui adoreront la très-sainte Trinité en récitant cette prière, une indulgence de 100 jours qui peut être gagnée trois fois le dimanche, le jour de la fête de la Trinité et chaque jour de l'octave, et une seule fois les autres jours ; — en outre une indulgence pionière, une fois par mois, à ceux qui seront fidèles à cette pratique pendaot tout le mois, pourvu qu'ils se confessent, communient et prient selon l'intention de l'Eglise.

LA VOIK DU PAUADIS.

Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu (les années; la terre est toute remplie de sa gloire.

Gloire au Père, gloire au Fils, gloire au Saint-Esprit.

Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dorainus Deus exercituum : piena est terra gloria tua. Gloria Patri, gloria Filio, gloria Spiritui sancto.

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