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EXERCICE POUR HONORER LES SEPT DOULEURS

Vous vous arrêterez sur chacun des sept mystères douloureux pour considérer ce que Marie a soufTert, et implorer une grâce qui ait trait à cette douleur ; vous pourrez de la sorte en faire le sujet de votre oraison mentale, ce qui vous sera très-avantageux, particulièrement lorsque vous éprouvez beaucoup de distractions dans la médication. Faites souvent cet exercice qui sera trèsagréable à Marie et très -salutaire pour votre tVme.

Première douleur.

Je compatis vivement, ô Vierge vénérable, à la douleur que vous souffrîtes dans la Circoncision de votre bien-aimé Fils ; je vous salue avec toute l'affection de mon âme, ô Mère désolée, et je vous prie par les mérites de cette affliction de m'obtenir la grâce de vivre désormais dans une si grande pureté, que jamais plus je ne vous cause de nouvelles douleurs pour mes péchés.

Ave Maria.

Deuxième douleur.

Je compatis, ô Vierge sainte, à la douleur que vous ressentîtes , lorsque vous fûtes obligée de fuir en Egypte ; je vous salue avec les sentiments les plus dévoués, ô Mère désolée, et je vous prie de m'obtenir la grâce de fuir le péché et toutes les occasions du péché.

Ave Maria.

Troisième douleur.

Je compatis, ó Vierge vénérable, à la douleur dans laquelle votre âme fut plongée lorsque vous perdîtes votre Fils bien-aimé et que vous le cherchâtes l'espace de trois jours ; je vous salue avec une tendre affection, ô Mère désolée, et je vous prie de m'obtenir la sainte persévérance.

Ave Maria.

Quatrième douleur.

Je compatis, auguste Vierge, à la douleur qu'endura votre cœur, lorsque vous rencontrâtes votre bienaimé Fils portant sa croix au Calvaire ; je vous salue avec toute l'affection de mon âme, ô Mère désolée, et je vous prie de m'obtenir la patience dans mes tribulations.

Ave Maria.

Cinquième douleur.

Je compatis, ó Vierge pure et chaste, à la douleur aiguë qui perça votre âme lorsque vous vîtes votre divin Fils suspendu à la croix ; je vous salue avec toute l'affection de mon âme, et je vous prie, par cette cuisante douleur, de m'obienir la grâce de faire pénitence de mes péchés et de m'en amender.

Ave Maria.

Sixième douleur.

Je compatis, ô Vierge miséricordieuse, à la douleur qui remplit votre âme lorsque vous reçûtes entre vos bras le corps inanimé de votre divin Fils ; je vous salue avec les sentiments les plus affectueux, ò Mère désolée, et je vous prie, par les mérites de cette douleur, de m'obtenir le pardon de mes péchés.

Ave Maria.

Septième douleur.

Je compatis, ò Vierge immaculée, à la douleur qui transperça votre âme lorsque vous vîtes déposer dans le tombeau voire bien-aimé Fils; je vous salue avec toute l'affection dont mon cœur est capable, ó Mère désolée, et je vous prie de m'obienir une sainte mort.

Ave Maria.

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