DE MARIE EX CETTE VIE
Première allégresse.
Je me réjouis avec vous, ô Vierge très-pure, de la vive allégresse qu'éprouva votre âme lorsque, donnant votre consentement à la parole de l'Ange, vous êtes devenue la Mère du Verbe éternel ; quoique je sois indigne de rien recevoir de vous, ô Marie, je me confie néanmoins dans votre ardente charité, et je vous prie de m'obtenir la grâce d'être toujours docile aux inspirations de mon ange gardien. Ainsi soit-il.
Ave Maria.
Deuxième allégresse.
Je me réjouis avec vous, ô aimable Vierge! de la sollicitude et de l'empressement admirable avec lesquels vous êtes allée visiter votre cousine sainte Elisabeth, déjà âgée, et du ravissement spirituel dans lequel vous avez glorifié votre Seigneur et le mien. Je vous prie, ô Marie, de m'obtenir la grâc3 d'imiter votre charité envers le prochain. Ainsi soit-il.
Ave Maria.
Troisième allégresse.
Je me réjouis avec vous, auguste Vierge, de ce qu'ayant ardemment désiré que le Messie attendu depuis si longtemps vint au monde pour le salut du genre humain, vous avez eu enfi.a la joie de le voir né de votre sein, et adoré sous vos yeux par tous les chœurs des Anges. Par cette immense allégresse que votre âme ressentit alors, ô Marie ! je vous prie de m'obtenir la
grâce de jouir des fruits de la rédemption de votre divin Fils. Ainsi soit-il. '
Ave Maria.
Quatrième allégresse.
Je me réjouis avec vous, ò sainte et chaste Vierge ! de l'allégresse qu'éprouva votre âme, lorsque vous vîtes les trois Mages a^lorer votre bien-aime Fils comme le vrai Dieu et le Sauveur du monde ; je vous prie par cette joie ineffable, ô Marie, de m'obtsnir la grâce de surmonter toutes les difficultés que je rencontrerai dans le service de Dieu, et de vaincre la paresse spirituelle qui me retarde dans l'accomplissement de mes devoirs. Ainsi soit-il.
Ave Maria.
Cinquième allégresse.
Je me réjouis avec vous, ô Vierge très-sainte ! de ce qu'après avoir été plongée pendant trois jours dans la plus amóre douleur, vous retrouvâtes enfin votre bienaimé Fils au milieu des Docteurs, qui admiraient sa céleste doctrine. Je vous prie, pir l'allégresse que ressentit votre âme alors, ô Marie ! de dégager mon cœur de toute tristesse qui pourrait ralentir mon zèle au service de Dieu. Ainsi soit-il.
Ave Maria.
Sixième allégresse.
Je me réjouis avec vous, ô glorieuse Vierge ! de la joie qui inonda votre âme lorsque, après la passion de votre adorable Fils, vous le vîtes reparaître devant vous, glorieux et triomphant. Je vous prie, ô Marie I par cette immense allégresse, de m'obtenir qu'étant res-. suscité à la vie de la grâce, je n'aie jamais plus le malheur de la perdre. Ainsi soit-il.
Ave Maria.
Septième allégresse.
Jeme réjouis avec vous, ô douce Vierge Marie ! de l'allégresse infinie que ressenùt votre âme lorsque vous vîtes tous les Apôtros miraculeusement réunis autour de vous pour recueillir votre dernier soupir, et que trois jours après, vous fûtes enlevée au ciel et couronnée Reine des Anges. Je vous prie, ô ma tendre Mère ! par cette joie incomparable, de m'obtenir la grâce de faire une sainte mort, afin de vous posséder éternellement en paradis. Ainsi soii-il.
Ave Maria.