S'il vous arrive, un jour de fête, de devoir voyager
OU vaquer à quelque autre occupation, que vous n'avez pas choisie, mais qui vous survient, ne vous troublez pas de ce que vous ne pouvez vous livrer commodément à vos exercices accoutumés de piéié. Ayez recours aux oraisons jaculatoires qui suppléent à l'absence de toutes les autres prières.
8. Remarquez, en dernier lieu, que les personnes qui sont obligées de garder le logis, soit pour prendre soin des petits enfants, soit pour soigner les malades, peuvent sanctifier les jours de fêtes en entendant une simple messe , parce qu'elles sont occupées à des œuvres imposées par la justice et la charité. En pareil cas, l'occupation est si sainte, qu'elle équivaut à de longues prières.
Je ne parle pas des infirmes, qui, par une salutaire patience, sanctifient tous les jours de leur pénible existence, et s'enrichissent de mérites.
DE l'amour, du prochain.
1. II faut aimer le prochain, parce que c'est la créature de Dieu, destinée à le posséder un jour ; d'où vient que l'amour de Dieu et du prochain est comparé par saint Grégoire à un tronc qui n'a qu'une seule racine, et qui produit deux rameaux chargés de fruits.
2. Bannissons donc de nos cœurs les deux sordides amours d'intérêt et de sensualité, qui sont aussi opposés au véritable amour du prochain, que le péché à la vertu, Babylone, la cité réprouvée, à la sainte Sion.
3. Il convient aussi de se garder de cet amour sensible qui a lieu quand on aime quelqu'un à cause de la beauté du visage, de la vivacité de son esprit, de ses talents naturels, en un mot, à raison des qualités qui captivent les sens, l'imagination, le goiit.