‹ Œuvres compl`etesChapitre 94 sur 214 · EXAMEN GÉNÉRAL DE CONSCIENCE · texte numérisé non relu

EXAMEN GÉNÉRAL DE CONSCIENCE

Péchés contre Dieu.

Premier commandement de Dieu, et commandements de l'Eglise qui s'y rapportent. — Examinez si vous avez observé le précepte de la confession annuelle et de la communion pascale.

Si VOUS n'avez pas omis ou mal fait la pénitence imposée par le confesseur.

Si vous n'avez pas recherché des confesseurs trop faciles, vous adressant tantôt à l'un tantôt à l'autre, pour surprendre l'absolution.

Examinez si vous connaissez les principaux mystères de la foi et les choses nécessaires au salut.

Si vous faites souvent et avec attention les actes de foi, d'espérance, de charité.

Si vous avez été fidèle à dire vos prières le matin et le soir, et à rapporter toutes vos actions à Dieu, en les faisant avec une intention pure et droite.

Si vous n'avez pas ajouté foi aux songes et autres vaines observances.

Si vous n'avez pas pratiqué des superstitions. Si vous n'avez pas nié des vérités révélées, des articles de foi, ou admis des doutes volontaires.

Si vous ne vous êtes pas rendu coupable de désespoir et de défiance de la miséricorde de Dieu, ou de présomption de sa bonté, continuant, par exemple, à pécher, en disant : Dieu me pardonnera.

Examinez si vous n'avez pas mangé de la viande les jours défendus.

Si vous n'avez pas violé les jeûnes prescrits par l'Eglise.

Si vous n'avez pas tourné en dérision les commandements de l'Eglise.

lie Commandement. — Si vous n'avez pas proféi'é des blasphèmes, et de quelle sorte ; si vous n'avez pas murmuré contre la divine Providence.

Si vous n'avez pas lu ou retenu des écrits, des livres irréligieux et défendus.

Si vous n'avez pas violé vos serments ; si vous n'avez pas fait de faux serments ; si vous avez accompli vos vœux.

III g Commandement. — Si vous n'avez pas transgressé les dimanches ou les jours de fèiea, soit par le travail, soit en vous livrant à des divertissements immodérés. Si vous avez entendu la messe avec dévotion ; si vous ne vous êtes pas laissé aller à des distractions volontaires.

Si vous n'avez pas commis d'irrévérences dans le lieu saint.

Péchés contre soi-même et contre le prochain.

IV' Commandement . — Examinez si vous n'avez pas négligé les obligations de votre état.

Que les parents s'examinent touchant l'éducation de leurs enfants, la correction, l'instruction et le bon exemple qu'ils leur doivent, la surveillance qu'exige la conservation de leur innocence, surtout en ce qui concerne les compagnons qu'ils fréquentent.

Les enfants, sur le manque d'obéissance en matière grave ; de respect en parole ou en action ; d'amour, comme en donnant à ses parents de graves sujets d'affliction ; de dépendance et de soumission, spécialement en ce qui concerne le choix de la personne avec laquelle ils voudraient s'unir par les liens du mariage.

Les époux, sur les manquements mutuels aux devoirs de fidélité, d'amour, d'assistance, de douceur et de soumission.

Les maîtres, sur la négligence à surveiller la conduite de ceux qui leur sont soumis, ou qui sont confiés à leurs soins.

Les domestiques et les ouvriers, sur le manque de fidélité, de respect, d'attachement à leurs maîtres et de sollicitude pour leurs intérêts; sur la liberté qu'ils prennent d'user de ce qui ne leur est pas accordé.

Les sujets, sur l'obéissance au Souverain, aux magistrats, aux lois.

Vg Commandement . — Examinez-vous sur les excès dans le boire et le manger, sur la vanité, l'estime do vous-même, la perte de temps et l'oisiveté.

Examinez si vous avez aimé le prochain pour Dieu ; si vous ne l'avez pas aimé pour des motifs qui n'étaient ni bons ni droits.

Si vous n'avez pas nourri des haines, des sentiments de vengeance contre le prochain; combien de temps ils ont duré, et combien de fois vous les avez renouvelés.

Si vous ne vous êtes pas laissé aller à l'impatience, à la colère, à des emportements.

Si vous n'avez pas fait des imprécations contre le prochain ; si vous ne l'avez pas injurié en paroles et en actes; si vous ne lui avez pas souhaité quelque mal.

Si vous n'avez pas excité quelqu'un à faire mal ; si vous n'avez pas donné de mauvais conseils.

Si vous avez empêché le mal quand vous le pouviez.

Si vous n'avez pas eu de déplaisir du bien d'autrui, et si vous ne vous êtes pas réjoui de son mal.

VP et IX^ Commandement. — Examinez si vous n'avez pas entretenu avec pleine advertance et avec plaisir des pensées déshonnêtes, ou des désirs de faire des actions impures, et d'en entraîner d'autres au mal.

Si vous ne vous êtes pas rendu coupable de mouvements sensuels, d'attouchements indécents, ou de familiarités trop libres avec des personnes de différent sexe.

Si vous n'avez pas donné ou reçu des baisers qui n'étaient pas tout à fait innocents ; si vous n'avez pas entretenu secrètement des relations coupables ou dangereuses.

Si vous ne vous êtes pas exposé à des occasions de péché contre la pureté du corps et du cœur, par des propos équivoques, des regards trop libres sur des objets séduisants et dangereux, une mise immodeste.

Si vous ne vous êtes pas masqué, si vous n'avez pas

été au théâtre, à la comédie ou dans certaines réunions avec mauvaise intention, et si ces divertissements dangereux n'ont pas été pour vous des occasions particulières de péchés.

Si vous n'avez pas été une occasion de murmure ou de scandale, par votre extérieur immodeste ou vos mauvaises habitudes.

F//* et A'* Commandement. — Examinez si dans le poids ou la mesure, en vendant ou en achetant, vous n'avez pas dérobé, trompé, ou causé quelque dommage à autrui.

Si vous n'avez pas dérobé le bien d'autrui de quelque autre manière, ou désiré de l'avoir injustement.

Si dans le jeu vous n'avez pas porté préjudice à vos compagnons par des mensonges ou des fraudes. Si en jouant vous n'avez pas nui au bien-être de votre famille.

Si vous avez payé vos dettes, réparé le dommage fait au prochain dans sa réputation ou dans ses biens. Si vous n'avez pas manqué de diligence afin de vous mettre à même d'acquitter vos dettes.

Ville Commandement. — Si vous n'avez pas médit gravement d'une ou de plusieurs personnes; si vous n'avez pas écouté des médisances sans les empêcher, quand vous le pouviez; si vous n'avez pas manifesté des fautes ou des défauts cachés, et à combien de personnes.

Si vous n'avez pas révélé des confidences reçues sous le sceau du secret, si vous n'avez pas fait des rapports qui aient occasionné des discordes ou quelque dommage.

Dans votre examen sur ces diflférents points, tâchez de vous rappeler le nombre des péchés commis ; réfléchissez à la durée des mauvaises habitudes et aux circonstances qui ont accompagné la faute ; voyez, par exemple, si elle a été commise dans l'église, si vous avez employé des moyens coupables en eux mêmes pour

arriver à une fin mauvaise ; si vous avez scandalisé en faisant le mal. N'oubliez pas que la loi de la confession demande une déclaration humble et sincère de tout ce dont on peut se souvenir après un diligent examen ; mais celte loi, qui est une loi de miséricorde, veut en même temps que la bonne volonté des pénitents supplée au défaut involontaire de la mémoire.

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