‹ Œuvres compl{grave}etesChapitre 103 sur 152 · U6 DISCOURS A L'ACADÉMIE · texte numérisé non relu

U6 DISCOURS A L'ACADÉMIE

qui, par délicatesse de conscience, ne souffrent qu'impatiemment qu'en ménageani lea particuliers avec toutes les précautions que la prudence peut suggérer, j'essaye, dans mon livre des MœurSy de décrier, s'il est possible, tous les vices du cœur et de l'esprit, de rendre l'bomœe raisonnable et plus procbe de devenir chrétien. Tels ont été les Tbéobaldes, ou ceux du moins qui travaillent sous eux et danâ leur atelier.

Ils sont encore allés plus loin ; car palliant d'une politique zélée le chagrin de ne se sentir pas à leur gré si bien loués et si longtemps que chacun des autres académiciens, ils ont osé faire des applications délicates et dangereuses de l'endroit de ma harangue* où, m' exposant seul à prendre le parti de toute la littérature contre leurs plus irréconciliables ennemis, gens pécunieux, que l'excès d'argent ou qu'une fortune faite par de certaines voies, jointe à la faveur des grands, qu'elle leur attire nécessairement, mène jusqu'à une froide insolence, je leur fais à la vérité à tous une vive apostrophe, mais qu'il n'est pas permis de détourner de dessus eux pour la rejeter sur un seul, et sur tout autre.

Ainsi en usent à mon égard, excités peut-être par les Tbéobaldes, ceux qui se persuadent qu'un auteur écrit seulement pour les amuser par la satire, et point du tout pour les instruire par une saine morale, au lieu de prendre pour eux et de faire servir à la correction de leurs manirs les divers traits qui sont semés dans un ouvrage, s'appli-

lancé par La Bruyère à l'adresse de son ennemi Fontenelle qui a, dans ses Poésies, plusieurs pièces sur tin retour et sur une absence, et encore à l'adresse do Pavillon, qui avait été son concurrent heureux à rAcadcmiô française en 1691, et qui avait des pièces semblables, notamment sur le mot Jouissez.

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