Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs
Tout petit prince a des ambassadeurs, Tout marquis veut avoir des pages.
(La Fontaine, Fables, liv. I, fable m : la Grenouille et le Bœuf.)
3. Clefs du xviii* siècle : « Allusion à ce que feu Monsieur, pour s'approcher de monseigneur le Dauphin, ne vouloit plus qu'on le traitât d\H' tessejoyale, mais qu*on lui parlât par vous, comme l'on faisoit à Monseigneur et aux enfants de France. »
émulation cette simplicité et cette modestie : tous ainsi se réduiront par hauteur à vivre naturellement et comme le peuple. Horrible inconvénient ■ !
[9] Certaines gens portent trois noms, de peur d'en manquer : ils en ont pour la campagne et pour la ville, pour les lieux de leur service ou de leur emploi. D'autres ont un seul nom dissyllabe, qu'ils anoblissent par des particules dès que leur fortune devient meilleure. Celui-ci par la suppression d'une syllabe ^ fait de son nom obscur un nom illustres celui-là parle changement d'une lettre en une autre se travestit, et de Syrus^ devient Cyrm. Plusieurs suppriment leurs noms, qu'ils pourroient conserver sans honte, pour en adopter de plus beaux, où ils n'ont qu'à perdre par la comparaison que Ton fait toujours d'eux qui les portent, avec les grands hommes qui les ont portés. Il s'en trouve enfin qui, nés à l'ombre des clochers de Paris, veulent être Flamands ou Italiens, comme si la roture n'étoit pas de tout pays, allongent leurs noms françois d'une terminaison étrangère', et croient que venir de bon lieu c'est venir de loin S
[10] Le besoin d'argent a réconcilié la noblesse avec la roture, et a fait évanouir la preuve des quatre quartiers *.
• Édition 8«.
*» « Par la suppositioQ d'une syllabe. » (Édit. 5'-6*.)
« Édition 4«.
i. Exemple fourni par les clefs : « Delrieux, maître d*h6tel ordinaire du roi, s*est fait nommer de FUeux. »