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Voyez les Grands jours de Fléchier

2. u Cette campagne (conquête de la Flandre, en 1667), faite au milieu de la plus grande abondance, parmi des succès si faciles, parut le voyage d'une cour. La bonne cbère, le luxe et les plaisirs s'introduisirent alors dans les armées dans le temps même que la discipline s'affermissait. Les ofliclers faisaient leur devoir beaucoup plus exactement, mais avec des commodités plus recherchées. Le maréchal de Turennc n'avait eu longtemps que des assiettes de fer en campagne. Le marquis d'Humières fut le premier, au

[64] Hermippe est Tesclave de ce qu'il appelle ses petites commodités i il leur sacrifie l'usage reçu, la coutume, les modes, la bienséance. Il les cherche en toutes choses, il quitte une moindre pour une plus grande. II ne néglige aucune de celles qui sont praticables, il s*en fait une étude, et il ne se passe aucun jour qu'il ne fasse en ce genre une découverte. Il laisse aux autres hommes le dîner et le souper, à peine en admet-il les termes ; il mange quand il a faim, et les mets seulement où son appétit le porte. Il voit faire son lit : quelle main assez adroite ou assez heureuse pourroit le faire dormir comme il veut dormir? Il sort rarement de chez soi ; il aime la chambre, où il n'est ni oisif ni laborieux, où il n'agit point, où il tracasse^ et dans l'équipage d'un homme qui a pris médecine. On dépend servilement d'un serrurier et d'un menuisier, selon ses besoins : pour lui, s'il faut limer, il a une lime; une scie, s'il faut scier, et des tenailles, s'il faut arracher. Imaginez, s'il est possible, quelques outils qu'il n'ait pas, et meilleurs et plus commodes à son gré que ceux mêmes dont les ouvriers se servent : il en a de

siège d*Arras en 1657, qui se fit servir ea vaisselle d*argeat à la tranchée, et qui fit manger des ragoûts et des entremets. Hais dans cette campagne de 1667, où un Jeune roi, aimant la magnificence, étalait celle de sa cour dans les fatigues de la guerre, tout le monde se piqua de somptuosité et de goût dans la bonne chère, dans les habits, dans les équipages. Ce luxe... était cependant très-peu de chose auprès de celui qu*on a vu depuis. » (Voltaire, Siècle de Louis XIV, chap. viii.) — Le roi essaya vainement de modérer un luxe dont il avait donné Teiemple, et qui résista à une ordonnance de 1672, réglant les tables des officiers généraux. (Voyex Rousset, Bist. de Umvois, t. I, p. 347). « Le luxe et la bonne chère, dit Saint-Simon, avoient corrompu nos armées, surtout en Flandre ; des haltes finoides n*y étoient plus que pour des drilles ; on y étoit servi avec la même délicatesse et le même appareil que dans les villes et aux meilleures tables. » (T. VI, p. 416.) -^ Les clefs désignent ici le maréchal d'Humières (voyez, sur le luxe de sa table, Gourville, Mémoires, coll. Petitot, t. LU, p. 288) et le maréchal de Duras.

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nouveaux et d'inconnus, qui n'ont point de nom, productions de son esprit, et dont il a presque oublié l'usage. Nul ne se peut comparer à lui pour faire en peu de temps et sans peine un travail fort inutile. Il faisoit dix pas pour aller de son lit dans sa garde-robe, il n'en fait plus que neuf par la manière dont il a su tourner sa chambre : combien de pas épargnés dans le cours d'une viel Ailleurs l'on tourne la clef, l'on pousse contre, ou l'on tire à soi, et une porte s'ouvre : quelle fatigue ! voilà un mouvement de trop, qu'il sait s'épargner, et comment? c'est un mystère qu'il ne révèle point. II est, à la vérité, un grand maître pour le ressort et pour la mécanique, pour celle du moins dont tout le monde se passe. Hermippe tire le jour de son appartement d'ailleurs que de la fenêtre; il a trouvé le secret de monter et de descendre autrement que par l'escalier, et il cherche celui d'entrer et de sortir plus commodément que par la porte**.

[65] II y a déjà longtemps que l'on improuve les

» Édition 6«.

1. Les clefs désignent, pour Hermippe, divers personnages inconnus. M. Éd. Fournier {Comédie de La Bruyère, p. 559) nomme avec toute vraisemblance M. de Villayer, doyen du conseil, et membre de rAcadémie française, qui mourut Tannée même où parut le caractère d' Hermippe {Wi), « Ce bonhomme Villayer étoit plein d'inventions singulières et avoit beaucoup d'esprit. C'est peut-être à lui qu'on doit celles des pendules et des montres à répétition pour en avoir excité le désir, il avoit disposé à sa portée, dans son lit, une horloge avec un fort grand cadran dont les chiffres des heures étoient creux et remplis d' épiées différentes, en sorte que conduisant son doigt le long de l'aiguille, sur l'heure qu'elle marquoit, il goûtoit ensuite, et par le goût et la mémoire, connoissoit la nuit Theure qu'il étoit. C'étoit lui aussi qui a inventé ces chaises volantes qui, par des contre-poids, montent et descendent seules entre deux murs êk l'étage qu'on veut, en s'asseyant dedans, par le seul poids du corps, et s'arrêtent où l'on veut... » (Saint-Simon, notes au Journal de Dangeau, t. III, p. 295.)

médeciûs, et que Ton s'en sert; le théâtre et la satire ne touchent point à leurs pensions; ils dotent leurs filles, placent leurs fils aux parlements et dans la prélatureS et les railleurs eux-mêmes fournissent l'argent. Ceux qui^se portent bien deviennent malades ; il leur faut des gens dont le métier soit de les assurer qu'ils ne mourront point. Tant que les hommes pourront mourir et qu'ils aimeront à vivre, le médecin sera raillé et bien payé.

[66] Un bon médecin est celui qui a des remèdes spécifiques, ou, s'il en manque, qui permet à ceux qui les ont de guérir son malade*.

[67] La témérité des charlatans et leurs tristes succès, qui en sont les suites, font valohr la médecine et les médecins : si ceux-ci laissent mourir, les autres tuent ''.

[68] Carro Carri * débarque avec une recette qu'il appelle un prompt remède, et qui quelquefois est un poison lent ; c'est un bien de famille, mais amélioré en ses mains : de spécifique qu'il étoit contre la colique, il guérit de la fièvre quarte, de la pleurésie, de l'hydropisie, de l'apoplexie, de Tépilepsie. Forcez un peu votre mémoire, nommez une maladie, la première qui vous viendra en l'esprit : l'hémorragie, dites-vous? il la guérit. Il ne ressuscite personne, il est vrai; il ne rend pas la vie aux

• Édition 4«.

^ Édition 4«.

1. Les defe citent Daquin, médecin du roi, qui avait un fils conseiller et un «utre évèque.

2. Carro Carri n*est autre que Carettii tioédedn empirique. Voyez la note au n® 16 du chapitre de la Cour.

hommes; mais il les conduit nécessairement jusqu'à la décrépitude, et ce n'est que par hasard que son père et son aïeul, qui avoient ce secret, sont morts fort jeunes. Les médecins reçoivent pour leurs visites ce qu'on leur donne ; quelques-uns se contentent d'un remerclment : Carro Carri est si sûr de son remède, et de l'effet qui en doit suivre, qu'il n'hésite pas de s'en faire payer d'avance, et de recevoir avant de donner. Si le mal est incurable, tant mieux, il n'en est que plus digne de son application et de son remède *. Commencez par lui livrer quelques sacs de mille francs, passez-lui un contrat de constitution S donnez-lui une de vos terres, la plus petite, et ne soyez pas ensuite plus inquiet que lui de votre guérison. L'émulation de cet homme a peuplé le monde de noms en 0 et en I, noms vénérables, qui imposent aux malades et aux maladies. Vos médecins, Fagon ', et de toutes les facultés, avouez-le, ne guérissent pas toujours, ni sûrement; ceux, au contraire, qui ont hérité de leurs pères la médecine pratique, et à qui l'expérience est échue par succes-

1. « Je voudrois, monsieur, que tous fussiez abandonné de tous les médecins, désespéré, à Tagonie, pour vous montrer l'excellence de mes remèdes. » (Molière, 1$ MalcuU imaginaire, UI, 14.)

% Il s'agit d'une constitution de rente.

3. Fagon, après avoir été (de 1G89 à 1593) successivement médecin de la dauphine, de la reine et des enfants du roi, profita, en 1693, de la disgrâce de Daquin, premier médecin du roi, et lui succéda en cette qualité. « Fagon étoit un des beaux et des bons esprits de TEurope, curieux de tout ce qui avoit trait à son métier ; grand botaniste, bon chimiste, habile connoisseur en chirurgie, excellent médecin et grand praticien... l\ étoit l'ennemi le plus implacable de ce qu'il appeloit charlatans, c'est-à-dire des gens qui prétendoient avoir des secrets et donner des remèdes, et sa prévention l'emporta beaucoup trop loin do ce côté. î\ aimoit sa Faculté de Montpellier, et en tout la médecine. Jusqu'au culte. A son avis il n'étoit permis de guérir que par la voie commune des médecins reçus dans les Facultés, dont les lois et l'ordre lui étoient sacrés... » (Saint-Simon, t. I, p. 110.)

sion, promettent toujours, et avec serments, qu'on guérira. Qu'il est doux aux hommes de tout espérer d'une maladie mortelle, et de se porter encore passablement bien à l'agonie I La mort surprend agréablement et sans s'être fait craindre ; on la sent plutôt qu'on n'a songé à s'y préparer et à s'y résoudre. 0 Fagon Esculape! Faites régner sur toute la terre le quinquina et l'émétique ^ ; conduisez à sa perfection la science des simples, qui sont donnés aux hommes pour prolonger leur vie*; observez dans les cures, avec plus de précision et de sagesse que personne n'a encore fait, le climat, les temps, les symptômes et les complexions; guérissez de la manière seule qu'il convient à chacun d'être guéri ; chassez des corps, où rien ne vous est caché de leur économie, les maladies les plus obscures et les plus invétérées; n'attentez pas sur celles de l'esprit, elles sont incurables ; laissez à Corinne^ à Lesbiey à Canidiey à Trimalcion et à Car pus ^ la passion ou la fureur des charlatans''.

• Édition 8«.

1. Fagon était un des défenseurs de Témétique et du quinquina. Ce dernier remède, importé en France au xtii* siècle, était alors populaire, et La Fontaine l'avait chanté en 1762.

Toat mal a son remède an sein de U nature. Noos n'avons qu'à chercher : de là nous sont venus

L'antimoine avec le mercure,

Trésors autrefois inconnus. Le qnin rè^e aujourd'hui : nos habiles s'en servent.

Quelques-uns encore conservent

Comme un point de religion L'intérêt de l'école et leur opinien.

Ceux-là même y viendront..

(La Fontainb, U Quinquina, chant 11, vers 71-19.)

2. Fagon était professeur de botanique et de chimie au Jardin du Roi. n fut Tun des rédacteurs du Catalogue des plantes do ce jardin, publié en 1665 sous le titre d*Hortus regius.

7a DE QUELQUES USAGES.

[09] L*on souffre, dans la république, les cfairomanciens et les devins, ceux qui font l'horoscope et qui tirent la figure % ceux qui connoissent le passé par le mouvement du sas ', ceux qui font voir dans un miroir ou dans un vase d'eau la claire vérité; et ces gens sont, en effet, de quelque usage : ils prédisent, aux hommes, qu'ils feront fortune, aux filles, qu'elles épouseront leurs amants, consolent les enfants dont les pères ne meurent point, et charment l'inquiétude des jeunes femmes qui ont de vieux maris; ils trompent, enfin, à très-vil prix, ceux qui cherchent à être trompés».

[70] Que penser de la magie et du sortilège ? La théorie en est obscure, les principes vagues, incertains, et qui approchent du visionnaire ; mais il y a des faits embarrassants, affirmés par des hommes graves qui les ont vus ou qui les ont appris de personnes qui leur ressemblent : les admettre tous ou les nier tous paroît un égal inconvénient; et j'ose dire qu'en cela, comme dans toutes les choses extraordinaires et qui sortent des communes règles, il y a un parti à trouver entre les âmes crédules et les esprits forts ^.

• Édition 4«.

»• Édition 4».

i. « Figure, Ce mot se dit en parlant d'astrologie, et signifie représentation du ciel et des planètes qu'on fait pour voir le bonheur ou le malheur d'une personne. » (Richeiet, Dictionnaire ftnnçois, 1680.)

2. « Sas, sorte de tamis qui n*a ni dessus, ni dessous, et qui est proprement pour passer les choses liquides et tamiser des choses pulvérisées. Faire tourner le sas, termes de magiciens, qui, lorsque les bonnes gens les vont consulter sur quelque chose de perdu, font tourner le sas jusques à ce quMl s'arrête en nommant le nom de la personne qui a pris la chose perdue. » (Richelet, Dictionnaire françois.)

[71] L'on ne peut guère charger l'enfance de la connoissance de trop de langues, et il me semble que l'on devroit mettre toute son application à l'en instruire ; elles sont utiles à toutes les conditions des hommes, et elles leur ouvrent également l'entrée ou à une profonde ou à une facile et agréable érudition. Si l'on remet cette étude* si pénible à un âge un peu plus avancé, et qu'on appelle la jeunesse, ou l'on n'a pas la force de l'embrasser par choix, ou l'on n'a pas celle d'y persévérer ; et, si l'on y persévère, c'est consumer à la recherche des langues le même temps qui est consacré à l'usage que l'on en doit faire ; c'est borner à la science des mots un âge qui veut déjà aller plus loin, et qui demande des choses; c'est, au moins, avoir perdu les premières et les plus belles années de sa vie. Un si grand fonds ne se peut bien faire que lorsque tout s'imprime dans l'âme naturellement et profondément ; que la mémoire est neuve, prompte et fidèle; que l'esprit et le cœur sont encore vides de passions, de soins et de désirs, et que l'on est déterminé à de longs travaux par ceux de qui l'on dépend ^ Je suis persuadé

* « Cet étude. » {Hoc studium.) (Êdit. i^^-S*.) Arcbalsme. — Vaugelas {Remarques sur la langue françoisé) a soin de noter que oe mot est féminin dans le bon usage, La Bruyère 8*e8t rangé à cet avis dans ses dernières éditions.

i. Peut-être La Bruyère veut-il réfuter ici une opinion toute contraire, émise par Malebrancbe dans son Traité de morale. «... Il faut étudier les sciences dans leur rang. On peut étudier Thistoire lorsqu'on se connolt soi-même, sa religion, ses devoirs, lorsqu'on a Tesprit formé, et que par là on est en état de discerner, du moins en partie, la vérité de Thistoire des imaginations de l'historien... Il faut étudier les langues, ajoutait-il, mais c*est lorsqu'on est assez philosophe pour savoir ce que c'est qu'une langue, lorsqu'on sait bien o^e de son pays, lorsque le désir de savoir les sentiments des anciens nous inspire celui de savoir leur langage, parce qu'alors on apprend en un an ce qu'on ne peut sans ce désir apprendre en dix. Il

que le petit nombre d'habiles, ou le grand nombre ' de gens superficiels, vient de l'oubli de cette pratique.

[72] L'étude des textes ne peut jamais être assez recommandée ; c'est le chemin le plus court, le plus sûr et le plus agréable pour tout genre d'érudition. Ayez les choses de la première main; puisez à la source; maniez, remaniez le texte ; apprenez-le de mémoire ; citez-le dans les occasions ; songez surtout à en pénétrer le sens dans toute son étendue et dans ses circonstances ; conciliez un auteur original, ajustez ses principes, tirez vous-même les conclusions ^. Les premiers commentateurs se sont trouvés dans le cas où je désire que vous soyez : n'empruntez leurs lumières et ne suivez leurs vues qu'où les vôtres seroîent trop courtes; leurs explications ne sont pas à vous, et peuvent aisément vous échapper ; vos observations, au contraire, naissent de votre esprit et y demeurent : vous les retrouvez plus ordinairement dans la conversation , dans la consultation et dans la dispute. Ayez le plaisir de voir que vous n'êtes arrêté, dans la lecture, que par les difficultés qui sont invincibles, où les commentateurs et les scoliastes eux-mêmes demeurent court, si fertiles d'ailleurs, si abondants et si chargés d'une vaine et fastueuse érudition dans les endroits clairs, et qui ne font de peine ni à eux ni aux autres. Achevez ainsi de vous convaincre,

• « Et le grand nombre. » (Édit. l'M'.) *» « Les conséquences. » (Édit. 6*-7*.)

faut être homme, chrétien, François, avant que d'être grammairien, poète, historien, étranger. » {Traité de morale, 2« partie, chap. xxiii, S i^O — J.-J. Rousseau, dans l*J^mt/e, combat également l'étude des langues et de l'histoire imposée aux enfants, parce que, selon lui, ces idées sont audessus de leur portée.

par celte méthode d'étudier, que c'est la paresse des hommes qui a encouragé le pédantisme à grossir plutôt qu'à enrichir les bibliothèques, à faire périr le texte sous le poids des commentaires^ ; et qu'elle a en cela agi contre soi-même et contre ses plus chers intérêts, en multipliant les lectures, les recherches et le travail, qu'elle cherchoit à éviter".

[73] Qui règle les hommes dans leur manière de vivre et d'user des aliments? La santé et le régime? Cela est douteux. Une nation entière mange les viandes après les fruits, une autre fait tout le contraire ; quelques-uns commencent leur repas par de certains fruits, et les finissent par d'autres : est-ce raison? estnce usage? Est-ce par un soin de leur santé que les hommes s'habillent jusqu'au menton, portent des fraises et des collets*, eux qui ont eu si longtemps la poitrine découverte'? Est-ce par bien-

• Édition 6«.

i. « Qui ne dirait que les gloses augmentent les doubtes et Tignorance, puisqu'il ne se yeoid aulcun livre, soit humain, soit divin, sur qui le monde s'embesongne, duquel Pinterpretation face tarir la difficulté? Le centiesme commentaire le renvoyé à son suivant, plus espineux et plus scabreux que le premier ne l'avoit trouvé : quand est-il convenu entre nous, « ce livre en a assez, il n*y a meshuy plus que dire?... » H y a plus affaire à interpréter les interprétations, qu'à interpréter les choses ; et plus do livres sur le livre, que sur aultre subject : nous ne faisons que nous entregloser. Tout formille de commentaires : d'aucteurs, il en est grand'cherté. Le principal et le plus fameux sçavoir de nos siècles, est-ce pas de sçavoir entendre les sçavants? Est-ce pas la fin commune et dernière de toutes estudes? Nos opinions s'entent les unes sur les aultres : la première sert de tige à la seconde, la seconde à la tierce : nous eschellons ainsi de degré en degré ; et advient de là que le plus hault monté a souvent plus d'honneur que de mérite. » (Montaigne, Essais, III, 13.)

2. Fraises et collets. C'était une mode qui avait commencé sous Henri II, qui n'existait plus en France au temps de La Bruyère, mais qui subsistait en Espagne.

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