Théophraste dit : « dans les gymnases
4. C'étoit l'endroit où s*assembloient les plus honnêtes gens de la ville. {Note de La Bruyère.)
5. Pour être connu d'oux et en fttre regardé, ainsi que de tous ceux qui s'y trou voient. {Note de La Bruyère.)
des singes et des satyres*, qu'ils savent nourrir, des pigeons de Sicile, des dés qu'ils font faire d'os de chèvre, des fioles pour des parfums, des cannes torses que l'on fait à Sparte, et des tapis de Perse à personnages, lis ont chez eux jusques à un jeu de paume et une arène propre à s'exercer à la lutte; et, s'ils se promènent par la ville et qîi*ils rencontrent en leur chemin des philosophes, des sophistes *, des escrimeurs ou des musiciens, ils leur offrent leur maison pour s'y exercer chacun dans son art indifféremment' : ils se trouvent présents à ces exercices; et se mêlant avec ceux qui viennent là pour regarder : c( A qui croyez-vous qu* appartienne une si belle maison et cette arène si commode? Vous voyez^ ajoutent-ils en leur montrant quelque homme puissant de la villCy celui qui en est le maître et qui en peut disposer^. »
[VI]. DE l'image d'un coquin'.
Un coquin est celui à qui les choses les plus honteuses ne coûtent rien à dire ou à faire, qui jure volontiers et fait des serments en justice autant que l'on lui en demande y qui est perdu de réputation, que l'on outrage impunément y qui est un chicaneur de profession, un effronté, et qui se mêle de toutes sortes d'affaires. Un homme de ce caractère entre sans masque dans une