‹ Œuvres compl{grave}etesChapitre 64 sur 152 · Le texte dit : « De Veffronterie · texte numérisé non relu

Le texte dit : « De Veffronterie

danse comique ^ et même sans être ivre, mais de sangfroid, fV se distingue^ dans la danse la plus obscène ^, par les postures les plus indécentes. C*est lui qui, dans ces lieux où Ton voit des prestiges ', s*ingère de recueillir l'argent de chacun des spectateurs, et qui fait querelle à ceux qui, étant entrés par billets, croient ne devoir rien payer. // est d* ailleurs de tous métiers *y tantôt il tient une taverne, tantôt il est suppôt de quelque lieu infâme, une autre fois partisan : il n'y a point de sale commerce ' où il ne soit capable d'entrer; vous le verrez aujourd'hui crieur public, demain cuisinier ou brelandier : tout lui est propre. S'il a une mère, il la laisse mourir de faim. 11 est sujet au larcin et à se voir traîner par la ville dans une prison, sa demeure ordinaire, et où il passe une partie de sa vie. Ce sont ces sortes de gens que l'on voit se faire entourer du peuple, appeler ceux qui passent ei se plaindre à eux avec une voix forte et enrouée, insulter ceux qui les contredisent : les uns fendent la presse pour les voir, pendant que les autres, contents de les avoir vus, se dégagent et poursuivent leur chemin sans vouloir les écouter; mais ces effrontés continuent de parler : ils disent à celui-ci le commencement d'un fait, quelque mot à cet autre; à peine peut-on tirer d'eux la moindre partie de ce dont il s'agit; et vous remarquerez qu'ils

■ « De si sale commerce. » ^Édit. l'^-S*.)

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