‹ Œuvres compl{grave}etesChapitre 67 sur 152 · Théophraste dit: « Comme il est utile de parler · texte numérisé non relu

Théophraste dit: « Comme il est utile de parler

3. C'étoit un crime puni de mort à Athènes par une loi de Solon, à laquelle on avoit un peu dérogé au temps de Théophraste. {\ote de La Bruyère.) — o Cette loi n'était relative qu'au temps où l'on célébrait dans ces gymnases une fùte à Mercure, pendant laquelle la jeunesse était moins surveillée qu'à l'ordinaire. » {Note de Schweighœuser.)

s'étend merveilleusement sur la fameuse bataille qui s'est donnée sous le gouvernement de l'orateur Aristophon *, comme sur le combat célèbre * que ceux de Lacédémone ont livré aux Athéniens sous la conduite de Lysandre. 11 raconte une autre fois quels applaudissements a eus * un discours qu'il a fait dans le public, en répète une grande partie, mêle dans ce récit ennuyeux des invectives contre le peuple, pendant que de ceux qui l'écoutent les uns s'endorment, les autres le quittent, et que m\\ ne se ressouvient d'un seul mot qu'il aura dit. Un grand causeur, en un mot, s'il est sur les tribunaux, ne laisse pas la liberté de juger; il ne permet pas que l'on mange à table; et s'il se trouve au théâtre, il empêche non-seulement d'entendre, mais même de voir les acteurs. On lui fait avouer ingénument qu'il ne lui est pas possible de se taire, qu'il faut que sa langue se remue dans son palais comme le poisson dans Veau, et que quand on l'accuseroit d'être plus babillard qu'une hirondelle, il faut qu'il parle : aussi écoute-t-il froidement toutes les railleries que Ton fait de lui sur ce sujet; et jusques à ses propres enfants,

* Dans les dix premières éditions, a eu est écrit sans accord.

i. C'est-à-dire sur la bataille d^Ârbelles et la victoire d*Alexandre, suivies de la mort de Darius, dont les nouvelles vinrent à Athènes lorsque Aristophon, célèbre orateur, étoit premier magistrat. {Noie de La Bruyère.) — La Bruyère adopte une des explications proposées par Casaubon. 11 est plus probable qu'il est fait ici allusion à la bataille de Mégalopolis, où Antipater battit les Lacédémoniens et dans laquelle le roi Agis II fut tué (330 avant Jésus-Christ).

2. Il étoit plus ancien que la bataille d'Arbelles, mais trivial et su de tout le peuple. {Note de La Bruyère.) — La bataille navale d'iEgos Potamos, gagnée par le Spartiate Lysaudi*e, mit fin à la guerre du Péloponèse (405 avant Jésus-Christ).

s'ils commencent à s'abandonner au sommeil ■ : « Faitesnous, lui disent-ils, un conte qui achève de nous endor-

mir. »

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