‹ Œuvres complètesChapitre 105 sur 215 · C’est celle qui sc distribue le jour de la fête · texte numérisé non relu

C’est celle qui sc distribue le jour de la fête

Costume. — C’est celui de l'Ordre des Augusliiis, auquel il appartint; par eonséquent, il est noir, avec des manches pendantes, comme le portent les Augustins non réformés h Les réformés ayant attribué leur habit propre à S. Nicolas, la S.C. des Rites le défendit par un décret du 10 septembre 16372, approuvé par Urbain Ylll, comme l’a observé Benoit XIV :

Fralres discalceali Ordinis S. Auguslini depingi curabant imagines et sculpi statuas SS. Auguslini, Nicolai de Tolenlino et aliorutn habitu quo ipsi utunlur; S. autem R. G. id prohibuit die 10 septembris 1637 ejusque decretum fuit a sumrao Pontifice Uibario Vlil coiifirmatura, uti videri polest in ejus conslil. 221, Bullarii, lom. o.

Son vêtement était grossier et rapiécé : « Aspero vestitu, verberibus et ferrea catena corpus domans » (5'= leç.). — « 11 portait une méchante robe toute raccommodée de pièces. {Nom. fleurs, p. 179). L’iconographie n’a |)as à se préoccuper de ces détails, parce qu’elle montre plutôt le saint à l’état glorieux.

Crâne. — Deux toiles du Corso le lui mettent en main, pour attester (ju’il connut l’heure de sa mort ets’vprépara saintement : « übitus SLii diem fratribus pra*dixit » (6‘® lec.).

Cruçifix. — S. Nicolas le tient en main, comme consolation suprême à l’heure dernière, sur la toile du Corso : « 11 fit apporter une croix, dans lacjuelle il y avait un morceau de celle de Notre- Scigneur enchâssé, qu’il adora humblement » {Les nouvelles fleurs, p. 179). ün peut y voir aussi sa vie mortifiée, à l’exemple du Christ, et son oraison devant un crucifix 3.

Démon. — Sur un tableau du wii^ siècle, à S. -Nicolas de Tolentin, il foule aux pieds le démon, qui le tenta souvent et dont il fut victorieux

Son oraison était fervente et conliuuelIe.il passoit la plupart des nuits

\.(Æuvres, t. IX, j). 96, n“ 12. On les nommait à Paris les Grands Augustins cl les réformés étaient dits Velils Augustins. Augustin est la seule expression française et c’est à tort que certains écrivains ont traduit Auguslinien l’italieu AgosLiniano.

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