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Ce décret manque dans la collection générale

3. Une gravure du xvii' siècle, publiée par le Pèlerin , représente S. Nicolas, priant, mains jointes, devant un crucifix posé sur une table, qui porte aussi un crâne et une cliaine de fer.

4. « Grandi assiduum studium, quamvis Satanæ insidiis varie vexatus et llagellis interdum cæaus, non inlermitlebat (6‘ lec.).

- 2Gl —

en prières dans le chœur, où il se trouvoit (onjours le premier. Mais le démon, qui veille toujours à nôtre mal, tâcha par diverses tentations à détourner le saint de cette dévotion. Une nuit qu’il étoiten oraison devant un autel, selon sa coutume, il éteignit la lampe et la jeta par terre brisée en pièces; puis il se mit à découvrir le toit de l’église et faire tant de bruit que l'on eût dit que tout allait tomber en ruine. 11 prenoit d’horribles formes de bêtes, afin de l’épouvanter et, voyant que le saint ne s’en émouvoit pas, il le battit tant qu’il en porta long-temps les marques. Une autre fols, comme il venait de devant un crucifix faire son oraison, le diable le maltraita de telle façon qu’il le laissa pour mort, dont il demeura boiteux toute sa vie; néanmoins, étant fortifié de Dieu, il se releva et fit son oraison, le remerciant de la victoire qu’il lui donnait sur son ennemi {Nouv. fleurs).

Dragon. — C’est une des formes bestiales, comme on vient de le voir, que prenait le démon pour le tenter. Je ne le trouve qu’une fois, à ses pieds, sur un stuc du xvii® siècle, au couvent de S. -Nicolas de Tolentino, habité sous Pie IX par les Baltistine.

Etoile. — Cette caractéristique est la plus habituelle sur les monuments et toujours elle brille sur la poitrine C par exemple aux toiles du Corso. Il y a là un fait historique et symbolique, ainsi raconté par les Nouvelles fleurs des vies des saints:

Entre les choses remarquables dont il fut honnoré de Dieu, c’est qu’une nuit il lui apparut une brillante étoile, qui venoit du village de S. Ange, dont il était natif, et alla droit à Tolentin se mettre sur l’autel où il avoit accoutumé de dire la messe et faire oraison. Dieu voulant montrer par là que ce saint était un des astres brillans de son Eglise, et qu’étant sorti d’un bas lieu, il finiroit ses jours à Tolentin et seroit enterré sous l’autel où cette étoile s’arrêta, comme il arriva. Et après son décès, au jour qu’il mourut, la même étoile apparaissolt pendant quelques années en ce lieu là, laquelle étoit vue de tout le peuple qui accouroit de toutes parts au sépulchre du saint par dévotion et pour obtenir le remède de leurs maux et du soulagement en leurs travaux; ce qui continua plusieurs années.

Lis. — La branche de lis fleurie, tenue en main {Statue de 1 636, chez les Auguslins de Marino) ou placée à ses pieds {gravure de Banzo), est un des symboles les plus fréquents et qui, ici comme ailleurs, proclame la virginité absolue, attestée par le Martyrologe de l’Ordre.

1. Ce n’est pas sa place normale : la gravure éditée par le Pèlerai l’éléve au-dessus de sa tête.

JÀt. — Dans la gravure de Danzo, S. Nicolas vient, à l’appel de la Vierge, qui lui donne le moyen de se guérir, de quitter le lit sur lequel la lièvre le retenait couché. Au moment de sa mort, le retable de l’Algarde le représente étendu sur une nalte, qu’une toile de Jésus et Marie (xvii® siècle) remplace par de la paille.

J^ivre. — Ouvert près de lui (loile du Corso) ou fermé, il signifie à la fois la pidère, la méditation, la science ^ et surtout la prédication dans laquelle il excellait ^ ; mais surtout il fait allusion à son amour de la règle qu’il professa, comme en témoignent ces mots inscrits sur sa statue, à Marino, près Rome: PRÆCEPTA PATRIS, qui sont ainsi complétés par une toile du même temps à Jésus-et- Marie, au Corso: PRECEPTA PATRIS MEl SERVAVT. Il s’agit de la règle de S. Augustin, à laquelle il fut constamment fidèle.

Mort. — Deux toiles du xviie siècle, à l’église du Corso, figurent le trépas édifiant de ThommedeDieu,alïaissé ethumblement étendu sur la paille, entouré de ses frères et réjoui par une vision céleste.

Pains. — L’Algarde, en son magnifique retable et Banzo, dans sa gravure, montrent S. Nicolas recevant les pains de la main delà Ste Vierge, ce qui n’est pas tout à fait exact, car elle ne les lui remit pas elle-même, mais se contenta de lui indiquer le moyen de s’en servir pour sa guérison.

Patrons. — A S. -Nicolas de Tolentin, sur le retable de l’Algarde, la Vierge, à son apparition, est accompagnée, près du mourant, des patrons de l’ordre, S. Augustin et Stc Monique, ce que racontent les Nouvelles fleurs :

Il avoit l’esprit content et désiroit sortir de la prison de ce corps pour voir Dieu. Ses frères lui demandèrent ()ui le rendoit ainsi joyeux. C’est, dit-il, parce (jue mon Seigneur Jésus-Christ, accompagné de sa très chère mère et de notre Père S. Augustin, me convie de m’en aller et d’entrer en la joye de mon Dieu. Disant ces paroles : Entre vos mains, Seigneur, je recommande mon esprit, et, levant les mains et les yeux vers la croix, qui étoit posée devant lui, il rendit son âme à Dieu, le 10 de septembre, l’an 1306.

D’après les comptes de la sacristie de St, -Augustin, publiés par

1. « Les religieux le reçurent avec plaisir, étant bien informés de sa science et de ses autres vertus » (Nouv. fleurs).

2. « 11 fui l’exemple des prêtres et des prédicateurs, étant prédicateur » {Ibid.)

M. Müntz {les Arts à la Cour des Papes, Paris, 1898), on voit le peintre romain Antonazzo exécuter, en 1496, ies trois figures sur papier royal:« Al maestro Antonio... per tre figure pente in foglio reale » (p. 178) et^, en 1502, Evangelista de Siitri reproduire les mêmes saints : « A maestro Guanguelisto pentore... per l'are dipignere S. Augustino, S. Monica, S. Nicola, bol. xv » (p. 179).

Prisonnier. — Enveloppé d’une auréole de lumière, l’étoile sur la poitrine, il délivre un prisonnier (<oi/e du xvii® s.,à Jésus-et-Marie), car, dit sa vie, « il consoloit les affligez, il reconcilioit les ennemis, il secourolt les pauvres, il délivroit les prisonniers et les captifs ».

Roses. — Deux fois, à Jésus-et-Marie, des toiles du xvii® siècle ont représenté ce miracle: S. Nicolas, à la porte du couvent, s’apprête à distribuer aux pauvres le pain ou les mets qu’il leur destine; son supérieur le réprimande, mais il se justifie eu lui faisant remarquer que la serviette qu’il tient à la main ne contient que des roses.

Soleil. — L’astre du jour, plaqué sur la poitrine, n’est qu’une variante de l’étoile, dont elle précise ainsi l’éclat extraordinaire. Sur les fresques du cloître des Auguslins de Cori, en 1685, il est, avec le lis, son attribut spécial ; de même que sur un tableau de la galerie Campana (fin du xvi® siècle), qui y ajoute le livre fermé.

Vierge. — Elle apparaît deux fois à S. Nicolas: pour le guérir de la fièvre {gravure de Banzo) et au moment de sa mort (/oi/e de Jésuset-Marie, retable de VAlgarde).

2. Le P. Cahier, p. 844 des Caractéristiques des sain/s, reconnaît à S. Nicolas ces quatorze attributs: Anges, Apparition de CEnfant Jésus, Bras, Ceinture, Purgatoire, Plat, Etoile, Source, Lis, Mets, Oiseau, Pains, Sommeil, Groupe.

3. Guénebault, dans son Dictionnaire d'iconographie, col. 444- 445, se contente de citer quelques gravures anciennes, où se retrouvent V étoile et le démon.

Représenté debout, tenant un livre et une petite figure entourée de rayons, sans doute une hostie i ou le soleil de justice.

Le même, en prison ou dans sa cellule. Sebastien Leclerc inv. etfecit.

Le même, à mi-corps, en prières, ayant deux étoiles au-dessus de la tête. Michel Van Lochom fecit.

1. Ce miracle est expliqué plus loin, il s'agit de l’apparition de l’Enfant Jésus dans l’hostie.

Le même par Erasme. QueUinvs invenit, C. Laiiwers arulpait.

Le même, en costume de moine ’ de l’ordre des Ermites de Saint-Augustin .

Représenté tenant une croix et un lis. General Lcgende der Heiligen on Légende, général des saints des PP. Ribadineira et Rosweid, Anvers, lG'i9, in-fol., figure du 10 de septembre.

Le même, représenté avec un ange, portant un panier rempli de painshaac Gaspard mv., fecU. Voir son œuvre et le fol. 54 du XVII' volume de la Collection des saints du cabinet des estampes de Paris.

Le même, tenant le diable enchaîné et un lis dans la même main. Pièce non signée, même volume, folio 55.

Le même, par divers artistes; savoir : un Diepembeck, un Van Lochom, un Corn. Galle, même folio.

lie même, tenant une petite tête entourée de rayons et un grand volume; en bas est écrit : Antiquissima effigies sancti Nicolai de Tolentino in ta.bula lignea depicta; asservala in sacraiio cœnobii Augiistinensivm Vnllimanentis prope Tisanrum. Pièce signée, Blanchi incidit.

Le même, représenté parlant à un seigneur. Au-dessus de sa tête une étoile qui servit, dit-on, à le guider dans sa solitude. Dans le ciel un ange jouant du violon. Figure du 10 septembre dans les Fasti Mariani. Pour le titre de ce livre, voir au mot Saints, n® 20, dans ce Dictionnaire.

On le représente aussi ayant près de lui le démon sous la figure d’un dragon qu’il foule aux pieds.

Saint Nicolas de Tolentin, et plusieurs saints de son ordre, planche d’un ouvrage de Corneille Curtius, de l’ordre des Ermites de Saint- Augustin , intitulé : A^icolaus Tolentinus aliique aiiquot ejusdem ordinis beati, 1 vol. in-12, Cnobbacrt, 1635. Planches gravées sans nom d’artiste.

Suite de pièces représentant les principales actions de S. Nicolas. Voir l’ouvrage intitulé : Yila e miracoli del gloriosissimo santo Nicola di Tolentino, par Ambrogio Figerio da Bassano eiJacom. Alberici da Sa7mico Bergamasco ; Borna, 1610, in-8®, avec beaucoup de planches, sans nom d’artiste.

Voici les diverses éditions de cet ouvrage, dont le prix, dans les catalogues do librairie ancienne, varie de 6 francs à .3a.

Frigerio (Ambr ). 0. S. Aug. Vifa et miracoli dell' almo confessore S. Nicola di Tolentino. Camerino, Ia78,' in-4’’, avec 14 gravures.

Frigerio (Ambr.). Vita ghriosissima et miracoli eccelsi del Beato confessore Santo Nicola di Tolentino. Ferrara, V. Baldini, 1388, 1 vol. pet. in-4, 19 figures sur bois. La première, à pleine page, représentant S. Nicolas de Tolentino entouré de personnages allégo-

1. Celte qualification n’est pas exacte, l-’s Augustins n’étant pas moines.

riques, est remaniuable ; les autres sont moins bien exécutées et se trouvent placées dans des cadres ornementés d’un style très profane et qui détonne singulièrement avec la piété des gravures.

Vitd ët Kïitvcicolt dël ^lovïostsstïïio s, I\îcol{i dt tcic~

coïta dagii antichi originali dnl padre Ambrogio Frigierio da Bassano, di nuovo ornata ed ampliata dal p. Alberici, ecc. Borna, in-8, 1610, avec des planches gravées sur bois, de la grandeur de la page.

4. Une curieuse collection est celle des douze petits médaillons, gravés au xvii® siècle, reproduite dans le Pèlerin , en 18/9, pp. 5/3, 581, sans indication de source.

1. Ce premier médaillon représente deux sujets : Dans le 1er, on voit les parents de S. Nicolas de Tolentino, qui sont en pèlerinage au tombeau du grand S. Nicolas de Myre, et lui demandent un fils. Le Saint leur apparaît en songe et leur ordonne de donner son nom au fils quils auront par son intercession. Dans la seconde partie du tableau, on voit le petit Nicolas qui, encore enfant, est favorisé de la vision de 1 Enfant-Jesus dans l’Hostie sainte pendant la messe'.

2. Les parents de Nicolas le firent entrer de bonne heure dans l’ordre des Chanoines réguliers. Un jour cependant qu il assistait à un sermon prêché par un Ermite de S. Augustin, sur ce texte ; « Vendez tout ce que vous avez, donnpz-le aux pauvres et suivez-moi », il prit la résolution d’entrer dans une vie plus parfaite et de suivre le prédicateur dans son couvent 2.

3. S. Nicolas de Tolentin reçoit l’habit et la ceinture de cuir des Ermites de S. Augustin, en présence de toute la communauté, dont il devient bientôt le modèle (123o)

4. Les prières de S. Nicolas étaient si efficaces que , pendant quil célébrait le saint sacrifice de la messe, il voyait les âmes en grand nombre délivrées des flammes du purgatoire. Ses autels sont des lieux de pèlerinage où l’on va prier pour les âmes du purgatoire.

5. Les démons, furieux de celte puissance exercée par S. Nicolas, se livrent à toutes sortes de violences contre lui. Ils troublent ses prières pai des clameurs et des fracas épouvantables, brisent la lampe qui éclaire ses longues veilles, et vont jusqu’à le frapper rudement. Comme le saint homme Job, Nicolas souffre tout avec patience^.

1. J’ajouterai quelques notes. — La vision se fait au-dessus de 1 hostie, à l’élévation; l’enfant Jésus apparaît nu dans une auréole de lumière; la c lasuble du prêtre porte une croix dans le dos.

2. Le prédicateur a un sablier près de lui sur la chaire pour mesurer le temps. S. Nicolas porte le rochet et l’aumusse,- il est coiffé dune barrette.

3. Le religieux qui lui donne l’habit a un chapelet pendu au côté droit à sa ceinture, ce qui est faux archéologiquement.

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