Œuvres, II
2. « Venit papa Urbaïuis ciirn pluribus archiepiscopis et episcopis, abbatibiis et cornilibus: intraverunl in Bari et suscei>li sunt cum magna reverenlia et præparavit clominus Elias nostur arcliiepiscopus mirilicam secieni (certe pro papa) intus in ecclesia beatissimi Nicolai conl'essoris Eliristi et fecit ibi synoduiu per unani hebdomadain. » {Anonym. Daren.)
dossier triangulaire et accoudoirs. Il est bas, étroit et d’un aspect très modeste. Toute son ornementation consiste en une inseription qui fait le tour du dossier et un triple support assez original. Aux angles, deux hommes demi-nus, un genou en terre, soutiennent le siège que supporte également, au milieu, un guerrier, debout et armé Tel était l’état de la société vis-à-vis de l’évêque : le peuple prêtait son concours en s’humiliant comme vassal; le chevalier, au contraire, ne s’inclinait pas, tout en rendant un service analogue, quoique moins pénible. Cependant, dans la plupart des entrées faites, au moyen âge, dans leur ville par les évêques, on voit le siège soulevé par quatre barons ou chanoines, qui ne se trouvent pas déshonorés par cette attitude soumise et respectueuse Deux lions sont accroupis sous le marche-pied ^ : ils font allusion à ceux du trône de Salomon et symbolisent à la fois la force et la vigilance.
1. « Tre schiavi Saraceni sostengono nel davaiiü il sedile, quel di mezzo lo sostiene con una spalla poggiata al bastone, lieue coperto il capo c.on un ca-
priccioso berretto e seinbra clie sia l’Emiro .Mi fernio a considerare
corne sapienlementc l’arcivescovo Elia imaginasse clie i Saraceni regessero la catledra épiscopale per espiimero in un sol concetto e il loro soggiogamento nella Puglia ottenuto dalle arnii dei prodi Normanni e il Irionfo riportato dal vangelo, cho dalla catledra suol predicarsi, su le nefande sozzure dell’ Alcorano » (Barlolini, p. 24).
2. On lit dans les Miracles de Noslre Dame, écrits au xiip siècle (t. I, pp. 127-128).
« L’évesquc. Biaux Seigneurs, puisque beneis Suis, je vouldray ma l'este faire Grant et belle, sanz nul contraire.
Mais il faut que vous me portez Corne évesque nouviau sacrez Jusqu’au moustier.
«Le chevalier. Si ferons-nous, mon Seigneur chier.
Seigneurs, faites : si le mettons A point et si l’emporterons Au moustier droit.
« Premier clerc. Or sus, je suis en mon endroit:
Prengne chacun le sien aussi Et si nous en allons de cy.
Il est saisons.
.< Second chanoine. C’est fait, il est levé: mouvons Touz ensemble aviséement.
Seigneurs, alons tout bellement Oue nostre évesque n’ait trop chaut. »
3. Ce siège a été gravé dans l'ouvrage de Iluillard-Bréhollcs etBallard: « Recherches sur les monuments et l’histoire des Normands et de la maison de Souabe dans l’Italie méridionale », Paris, 1844.