IX. — Maître autel
L’autel fait face à l’abside, qui a gardé quelques débris de son pavage primitif, du xi« siècle, en mosaïque de pierres dures'. Il est particulièrement beau à voir avec son revêtement d’argent, en fort
relief, qui raconte les traits principaux de la vie de S. Nicolas». Sur le tabernacle se dresse le buste, de grandeur naturelle, du saint patron, aussi eu argent massif Sur les gradins, encore d argent, sont échelonnés vingt-quatre chandeliers, entremêlés de reliquaires, le tout du même métal. La voûte elle- môme est couverte d un plafond d’argent, où l’on observe le Père éternel, bénissant et entouré d'anges. Un tel ensemble est vraiment splendide et fait le plus grand honneur aux artistes du xvii® siècle.
Les ex-volo sont pendus tout autour de l’autel, fixés aux colonnes. Parmi eux, j’ai distingué de petits enfants d’argent, tout nus, en mémoire de l’heureuse délivrance des reines de Naples, à 1 époque moderne
C’est sur cet autel, réservé au chapitre et aux personnages marquants, (juc j’ai célébré solennellement, assisté des chapelains de la basiliiiue et paré des plus beaux ornements.
L’autel, érigé par les soins du prieur Pallavicini, porto, en deux endroits, sa date de confection, qui est l’au 1084. Voici les deux inscriptions (lui l'attestent. La première mentionne Dominique Marinelli comme l’auteur do ce don vraiment magnitique. Le latin en est très incorrect et il est lacile de rétablir 1 altération notable que j’impute au graveur, s’il faut lire prædklum allure fecit fieri.
MAUMFieVS UOMIMCI MAHl.VELLl PREDIGTI ALTARI E. E. CIO 10. CLX XX IV.
Plus loin, on voit encore le nom de Dominique Marinelli, mais
1 Farmi ces bas-reliefs, dont les panneaux cintrés sont accompagnés, en liaul et eu bas, de lêles d’auges ailées, je distingue celui des trois clercs, dont il existe une pliotograpliie. Au dehors, la bouluiue du charcutier est indiquée aux passauls par une branche d’arbre, liebée liorizonlalement dans le mur et à laquelle pend une banderole tlottanle eu manière d’enseigne et surtout par un étal à trois degrés, où sont disposés des plats garnis de viande et où pendent des boudins et des saucisses. Les trois enfants ressuscités s’apprêtent à bortir des saloirs où ils ont été coupés en morceaux. S. Nicolas se tourne vers le boucher, qui se prosterne a ses, pieds et sollicite humblement le pardon de son ciime. Derrière lui est une table servie, où un convive témoigne par se^ gestes sa stupeur. L’archevêque, tête nue et barbu, porte sur l’aube une dalmatique sans manches, semée de croix et sur laquelle est posé un pallium de loriiie latine; il tient de la main gauche un livre fermé, sur le plat duquel sont les trois hautes d’or de la dotation des jeunes tilles.
i. b.-Nicolas de Fort avait aussi sa statue d'argent {Œuvres complètes t. Vil,' p. 4SI). Üui’ soQ imago populaire, lbid.,i. IX, p.
3, iLuures complétés, l. VU, pp. 479-484.
ajouté à celui d’Antoine Avitabile, de Naples. Là aussi je constate des fautes grossières qu’il suffit d’indiquer :
AC MAGINIFICI DOMINICVS MARUNELLI ET ANEONIVS. AVITABIUS NEA- PÜLITANI. FIERI. FECIT.
A. D. cm 13 C EXXXIV
Au seuil même des battants des volets sont d’autres lettres, en certaine quantité, auxquelles je ne trouve aucun sens ' et que cependant je ne négligerai pas, car un jour peut-être il se trouvera quelqu’un qui les interprétera. Les voici telles qu’elles ont été relevées à mon intention par un des chapelains do la basilique, que je remercie ici volontiers de sa complaisance.
En haut sur trois lignes :
GSMtlGATPPAICIDMSEOEPLMDNlPERDMGMVAMMPDTLCDMPPDlVElMVV SSOPIC- MIIMIQVSCIPDMPASTLCCLSSEPMEDE.
TESBEPMEGSAQPIMGEEPCLMCPCSMACVEMAIPNUPSATPPVEPLEGIMIGEMEELPP
DIEMECIIPLMGPEIQSFATGNOVOPDSDTSSAESCL.
ASCDGIETPECCGMISGPHEPDTMIDBOODTSATGDHQHEMPAAMIFOPDVEPEDAGEP
DORDCEDTDSSECUBEEBSAPDVMESACLAATMGA.
Au côté droit :
PPG. U
Au côté gaucho ;
VNVF
MAIM
EDLA
CMDl
CRPP