CRISTI
Les beaux caractères d’écriture onciale permettentde faire remonter ce disque remarquable à la fin du xi« siècle et au pontilicat d’Urbain II, c’est-à-dire à l’époque même de la consécration de l’autel. Un si notable spécimen de la numismatique du temps ne peut rester enfoui en ce lieu, où peu de personnes peuvent le voir. J’ai donc demandé au chapitre qu’il veuille bien en faire faire un semblable pour clore l’orifice de la tombe et placer celui-ci, comme il en est digne, dans le trésor même, avec les autres richesses de la basilique.
Bari vit de traditions. Quand l’autel d’argent, qu’observa et nota Languerant au xv® siècle, fut renouvelé au xvii®, l’on fit exactement ce qu’il y avait là auparavant, à savoir un revêtement complet, une statue du saint et des chandeliers. J’ai noté dans les archives deux textes importants qui doivent être d’autant mieux cités qu’ils donnent les noms de deux orfèvres de Naples au xv® siècle.
Le 17 juin 14i9, un maître napolitain François la Barelo, ou la Parelle, nom d’origine française, fut chargé de blanchir la grande image d’argent, sise derrière le maître autel de la crypte, et les clian-
lais AUciups, à Home. Peut-être ctiaque. majuscule ii’est-elie ici qu’une initiale, comme sur les hosties de S. François de Puule {(Æuvres, X, 1;19).