Patri, Nalo, Spiritui
Sil laus semper et gloria.
Qui nos det feslis perfriii Æternis post præsentia.
G. Deux points restaient à éclaircir: l’époque du miracle et la date du crucilix sanglant. Al. Abgrall, à ma demande, s’est chargé de fournir la réponse (jue voici :
D’après la croyance générale et le style, je ci ois que le crucifix remonte au xiiie siècle. Il se trouvait au-dessus d’uu auteh malgré ses proportions. Nous avons encore quelques Christs de grande dimension, en robe rouge et sans couronne d’épines ; plusieurs aussi portent la couronne royale. Ils surmontent des autels ou sont appliqués au mur au-dessus de
La têie du Crucilix miraculeux est sculptée en bois et peinte eu carnation brune, un peu rosée; la chevelure et la barbe sont en noir foncé. Elle est de grandeur naturelle, de sorte qu’elle mesure 0"'20 de hauteur, sans compter que le sommet a disparu par la vermoulure. Les cheveux, divisés àr la nazaréenne, descendent très bas sur le front, qui est peu développé, les oreilles sont entièrement apparentes, et les cheveux devaient tomber très peu sur les épaules. Le nez est long et droit, les yeux fermés et très grands, la barbe courte et en pointe. La ligure austère, mais non décharnée, respire le repos et le calme et est empreinte d’une grande noblesse. 11 n’y a pas de couronne d’épine ni aucune trace de plaie ou de
Par respect et vénération pour ce sang miraculeux, on a dri réunir ensemble tout ce qui se trouvait sur l’autel, le corporal resté après la messe et les trois nappes. Des raisons de convenance obligeaient à garder ces linges.
Pour ce qui est de la date du miracle, il faut la rapporter au xm® siècle, époque du Crucifix, et avant 1273, puisqu’un inventaire à ce millésime inscrit cet article : « Un vase de cristal, contenant du sang qui coula du crucifix ».
11 est étonnant que la chronique locale n’ait aucun texte à offrir pour l’année précise du miracle.
1. Le sang versé miraculeusement par les hosties est un fait consigné dans riiistoirc de l’Eglise: il eut pour but, évidemment, dans les desseins de Dieu, d’affirmer la présence réelle, de confondre l'hérésie et l’impiété, de démas({ucr principalement la perfidie des
l’autel.
sang...