Il s’est agenouillé pour écouter la Vierge
6. Le curé, assis sur un fauteuil, coiffé de la barrette, en surplis et étolc croisée sur la poitrine, l’écoute en confession, la main droite posée sur sa tête. Le Fêvre est agenouillé à sa droite et joint les mains.
Il se levi bien tost et radement, et à Cambron ali veoirs l’image ; puis s’en relourna à Mons joieusement deflier Guiliamme et luy jeter son gage.
7. Lecomte de Hainaut les seigneurs de sa cour, les gens d’armes et le peuple entourent le champ clos à la porte du Parc ’ . Le vieillard et le Juif sont entrés en lice, armés chacun d’un bâton et d’un bouclier * ; le combat commence .
Hors de la port du parcqe le campe fut pour monstrer ce miracle évident; où le meschant Juif fut vaincu devant les nobles que lors estoient présent
8. Le champion de la Hère de Dieu % ayant terrassé son adversaire, s’apprête à l’assommer d’un violent coup de bâton. Le Souverain ordonne de sonner la retraite :
Jehan Le Febvre tient Guillamme à merchi
et cognu son meffait et outrai^e
l’an mil iij' xxvi le viij® eu avri
fut le meschant bien paies de son gage.
1). Le Juif est traîné ® au gibet que le comte de lliinaut a fait dresser sur le rempart du Parc. Les chiens qui doivent le dévorer sont menés en laisse. Le grand bailli ’ et ses ofliciers suivent ce lugubre cortège :
Le meschant fut au gibet traîné comme réputé hors la ville de Mons a celle lin que au peuple fut monstré releplé par le maudit félons.
10. 11 est pendu par les pieds et le feu consume lentement ses chairs, pondant que les chiens affamés lui déchirent les entrailles :
Pour punir son très cruel outrage,
entre deux chiens affamés
fut pendu pour vengier l’imaige,
les pieds en haut comme meschant aprouvé.
11. Le vieillard victorieux est ramené en triomphe auxEstinnes' il [)orte la bannière de la sainte Vierge, tandis que deux de ses compagnons