XXIII. — VlEtlGE DE RÉ
l.Le tableau, peint sur panneau de sapin, que possède M“® Louise ; Barbier de Montault, à Poitiers, a été acheté à Rome, en 1803, par
i son frère Charles, alors zouave pontifical, chez un brocanteur qui
j n’a pas su en dire la provenance.
Ce panneau mesure 0,40 de hauteur sur 0,31 de largeur. Il est fixé dans un cadre de dix centimètres de large, en bois de chêne mouluré.
Le fond est brun. La Vierge se présente de face, nimbée de jaune. Son manteau bleu, à passementerie jaune, remonte sur sa tète. Sa robe est rouge, ceinte à la taille. Sa figure est plutôt jeune et petite,
I avec de grands yeux ouverts qui regardent fixement. D’une plaie, au sommet du front, découlent trois jets de sang qui descendent jusqu’en bas. Sa main droite levée tient un bouquet de trois roses rouges sur une seule tige feuillue. Elle serre de la main gauche l’En- I faut Jésus, au nimbe jaune, qui bénit de la main droite à trois doigts,
I tandis que la gauche est étendue sur un livre ouvert, dont la couverture est rouge 3. L’enfant est déjà grand et sérieux ; ses cheveux blonds sont courts, mais fournis. Il est vêtu d’une petite robe
i 1. Mitre, crossé, chapé, accompagné de ses religieux en coule, suit uue châsse, portée sur les épaules de deux diacres en dalinatique; en tête du cori tège, O» voit deux bannières tenues par des laïques et la croix des processions, pattée et sans crucifix, portée par un clerc en surplis, 1 auinussc au bras.
i 2. La. Vierge de Spolèle, dans la Revue d’ Archéologie Poitevine, 1899, pp. i 73, 77.
■ 3. D’après le repeint, ce serait l’extrémité repliée de la banderole.
verdâtre, à col et poignets de passementerie, serrée à la taille par un ruban rouge, noué en avant. Il boit au sein droit de sa mère, qui sort par une échancrure de la robe, également galonnée ; mais il paraît distrait et plus occupé d’autre chose, sa physionomie est pres- (pie in(}uiète.
Au-dessous se développe une banderole blanche, sur laquelle on lit en majuscules noires, gauchement tracées :