II. . — Iconographie
Le P. Cahier lui assigne treize attributs: « Ailes, Ange, Nom de Jésus, Banderole, Chaire, Chapeau de cardinal. Colombe, Drapeau, Enfant, Feu, Jugement dernier, Lis, Trompette. »
A Rome, son iconographie se déduit d’un tableau de Benoît XIll, à S. Sixte -le-Vieux et d’un vitrail moderne, qui est dans l’abside de Ste-Marie sur Minerve. Tousdeuxse ressemblent beaucoup, toutefois la peinture sur toile ajoute la résurrection de l’enfant que sa mère avait embroché et fait rôtir *. La peinture sur verre lui donne égà\emeni\e costume dominicain, tunique et scapulaire blancs, chape noire ; mais comme il se désigna lui-même l’un des anges de l’Apo-
1. « Tolosæ, cuni iiiulier lunatica filium peperisset, divisit eum et coxit, vir autem ejus cum lacryniis portavit ipsum ad sanctum Dei. Ad ciijus prcces filium suscitavit, reservatis iusigiiiis iu corpore usque ad mortcm in signum miraculi ». (Leg. aur., p. 946).
T. XIV
calypse et qu’il ressuscita un mort en témoignage de son affirmation, ses épaules sont munies d'ailes. Ï1 tient une trompette, à cause de ses prédications dont le sujet était d’ordinaire le Jugement La bouche ouverte, il parle avec véhémence pour convertir les pécheurs On lui met aussi une flamme au front, pour exprimer l’inspiration prophétique dont il fut doué fréquemment. Le lis atteste sa chasteté
Archivio slorico dell'arte, 1896, p. 18, a reproduit en phototypie l’Apothéose de S. Vincent, peinte à fresque au xvi® siècle, dans l’église S. -Dominique, à Recanali (Etat pontifical). Porté sur les nuages que soulèvent des angelots, il montre de l’index de la droite les anges qui, au ciel, sonnent delà trompette pour réveiller les morts et les faire comparaître au jugement. Vêtu en dominicain, tunique et scapulaire blancs, chape noire, il tient de la gauche un livre où est écrit ;
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