Culte
S. Vincent Ferrier, dominicain espagnol, mort à Vannes en 1418, lut canonisé par Calixte 111 en {Œuvres, t. X, p. 140, n“ lOG ^).
Le 5 avril, sa fêle se fait avec solennité à la Minerve, où, au rapport (le Panciroli, on conserve nu genou et une bible annotée de sa main ; il y a indulgence plénière; dans une chapelle, son tableau, peint avec talent p-tr le génois lîernard Castelli, le représente prêchant devant le pape et l’empereur. A la basiliquè de S. -Pierre, on vénère partie de son bras. Ce saint avait prédit à Calixte 111, qui le canonisa, qu’il serait pape^ (L’mtro/ogio di Itoma, p. 229).
Le Congrès archéologique de Van)ies,p. 187, donne la description détaillée de son tombeau, qui est à la cathédrale de Vannes et qui, (( renferme une vertèbre du saint, avec les restes de ses vêlements, de ses viscères et de son cercueil ».
Il y a de ses reli(|ues à Sle-.Marie Majeure, S. -Pierre au Vatican, Sle-Marie au Transtévère, S.-Hocb, SS.-Cyr et Julilte, SS. -Jean et Paul; de sa chape, à Ste-Marie in Ara cœli ; de ses vêtements, à la collt'giale de Marino, à Monte Cavi ; de son manteau, à l’Arricia ; de ses reliques, à Frascati (Œuvres, Vil, S82)
L’ambassadeur d'Espagne ayant présenté au pape Iasuppli((ue de la reine. Clément IX, par décret de la S.C.des Hite.s, accorda l’insertion de l’oflice de S. Vincent Ferrier dans le bréviaire romain sous le rite semi-double, mais avec récitation facultative.
1. Teoli.ord. Præd. Sloria délia vita e del cullo di S. Vincenzo Ferrerio Ord. Præd.-, Napoli, 1735, avec portrait, in-4.
2. « llabuit donuin proplietiæ. Cuiii cnim prædicarct Valenliæ, avunculus papæ Galixti, dictus Ferrandus, eduxit parvuiii Calixtum ad eum, ut vir Dei sibi siiaru daret benedictionem. Ciii S. Viucenlius ait : Miltamus hune pueruin ad scliolas, quia niagnus adliuc erit; in Ecclcsia vidclicet erit papa qui me lionorabil. Quia ipse fuit qui eum iiostmodum canonisavit » [Ley . aur., p. 946).
3. Mgr Gbaillot a publié, à Rome, en 1866, dans les Anulecla juris pcnlificii, t. Vlll, col. 2U3J-2Ü39, d'ai)rès un manuscrit, les Noies de S. Vincent Ferrier sur la Somme de S. Thomas.
Urbis ei Orbis, Remissa a SSmo D. N. Clemeiile IX S. R. C. siipplici libello sibi porrecto noiiiine Serenissimæ Ilispaniaruni reginae ab Exmo D. marchione de Astorga, calholicæ majesfatis oralore, quo supplicabatur pro facullate appotiendi ’in breviario Roin.ino officiiim S. Vincenlii Ferrerii, ordinis 1 rædicalorurn , eadem S. G., re rnature perpeiisa, siib die 19 no venibris censuit, si SSmo visum fuerit, appont posse sub rilu semidnplici, ad libitum recitandum ab omnibus qui ad horas canonicas tenentur, tum sæcularibus tum regularibus utriusque sexus. De qua fada per me secretarium SSmo relalione, Sanctitas Sua benigne annuit et prædictum decrelum promulgari concessit. Hac die 19 novembris 1007 {Anal. jur. pont,, t. VHl, col. 1149, n. 1820).
Son office est du rite double, avec oraison propre et trois leçons historiques au second nocturne.
Sa fête se célèbre dans tout l’ordre dominicain, mais plus particulièrement à la Minerve, où on la renvoie au dimanche suivant.
On l’invoque spécialement pour les vignes et en général pour les biens de la terre {Œuvres, V, 54).
llest lepatron de Valence, sa ville natale, ainsi que des couvreurs et plombiers (X, 153), des briquetiers et tuiliers, « probablement, dit le P . Cahier, à cause de bon nombre de morts qu’il ressuscita ou d’un architecte qu’il rendit sain et sauf après une chute mortelle. Pour le même motif probablement, les tuiliers et plombiers se recommandent du même saint en divers lieux » (p. 640).