J. Denais, dans la Défense, Paris, 1884, p
Signalons un tirage à part d’une savante notice archéologique de Monseigneur X. Barbier de Montault, parue dans VArt chrétien, avec un catalogue des reliques des SS. Innocents.
6. A. Bertololti, dans Arte e storia, Florence, 1885, n° du 15mars:
Monsignor Barbier di Montault, fecondissimo archeologo francese,
avendo passato piu anni in Italia, vi raccolse documenti storici importanti, studiando di più sul luogo i nostri vetusti monumenti. Testé prese a soggetto la chiesa di San Niccolù in Bari, sludiandola tanto dal lato archeologico quanto da quello arlistico cou molta erudizione. La cripta, il ciboiio, gli stalli del coro, i reliquiari, il tesoro, gli archivii ecc., sono oggetto di speciali capitoli assai ben traltati, specialmente per le profonde cognizioni di lilurgia. Ci auguriamo che il dotlo prelato trovi tempo per darci allre consimili monogralie di nostre cattedrali.
7. Em. Badel, dans la Lorraine artiste, Nancy, 1891, pp. 431-433:
Un livre, considérable par son format et par les multiples recherches
qu’il a nécessitées, a paru récemment; véritable Fouillé artistique d’une
des plus célèbres basiliques deFItalie, la collégiale deBarl, où l’on garde avec magnificence le tombeau de S. Nicolas, évêque de Myre, patron de notre Lorraine. Get ouvrage, dû à la plume autorisée de Mgr Barbier de Montaulf, sera une véritable révélation pour les Lorrains, auxquels il apprendra une foule de bien curieux détails sur le tombeau du thaumaturge. On ne saurait trop remercier le savant archéologue d’avoir, enfin, avec tant de capacité et de hardiesse, dépouillé scientifiquement le splendide trésor de Bari. Les bibliophiles Lorrains qui liront ces pages si intéressantes seront étonnés de la somme de connaissances requises pour un pareil travail et plus encore des heureuses découvertes faites par un Français, au fond de l’Italie, dans une église bâtie par un prince de la maison d’Anjou et sur le sépulcre glorieux d’un Saint dont le temple le plus magnifique tut le sanctuaire national de la Lorraine, l’insigne église patronale de S. -Nicolas de Port. — Nous ne pouvons suivre l’éminent prélat dans tout le détail de son Inventaire historique et artistique; disons seulement nos desiderata pour une seconde édition de ce petit chef-d’œuvre archéologique dans un format plus portatif. 11 est grandement à souhaiter que des planches lithographiques ou phototypiques viennent aider le lecteur, planches qui reproduiraient exactement les plus rarissimes objets du trésor le tombeau du saint, l’icone byzantine duroi Urose de Serbie (1319), les fameux reliquaires gothiques d’or et d’argent; l’ostensoir, la croix et les chandeliers de Charles d’Anjou (1284), le pilier miraculeux et l’antique baril qui servit aux marins d’Italie, en 1087, pour ramener d’Asie le corps de S. Nicolas, baril ou coffret découvert par Mgr Barbier de Montault, pendant so.n séjour à Bari. — Nous aimerions aussi voir signalées dans cet ouvrage les trois reliques du Saint, conservées dans sa basilique de S. -Nicolas de Port, et l’ampoule de vermeil qui renferme une certaine quantité de manne de S. Nicolas. — Au cours de sa description de la vieille collégiale de Bari, l’auteur signale son origine toute française, les dons qui lui ont été faits dans la suite des siècles par la maison d’Anjou, unie si étroitement à notre histoire de Lorraine. On lira avec beaucoup d’intérêt la merveilleuse description du ciborium de Bari, de la chaise en marbre blanc de l’abbé, qui servit au pape Urbain 11, en 1098, et de la fameuse crypte où reposent, dans un tombeau de marbre, les ossements de S. Nicolas, au-dessous d’un autel en argent massif et ciselé. — Avec une hardiesse toute archéologique et toute française, soutenu qu’il était par sa dignité prélatice et son autorité scientifique, Mgr Barbier de Montault a secoué l’indolence italienne et a forcé, pour ainsi dire, la main aux chapelains routiniers de Bari. — Avec une compétence indiscutable, il a classé toutes les archives, catalogué les précieux manuscrits du moyen âge, inventorié soigneusement et décrit avec amour toutes les richesses
1. Je suis parfaitement de cet avis. Qu’un éditeur se présente, je constituerai avec empressement l’Album de l’église S. -Nicolas, qui aurait une haute valeur archéologique. X. B. deM.
d’un trésor conservé depuis huit cents ans et enfin découvert le fameux baril de la translation de 1087. C’est un véritable Musée, créé de toutes pièces par l’infatigable écrivain, musée artistique de la plus haute valeur et qui fait le plus grand honneur au prélat français. Combien j’aimerais voir les deux anciennes salles voûtées du Trésor, au transept de l’église de S. -Nicolas de Port, si vides aujourd’hui, organisées ainsi en une sorte de musée rétrospectif, avec tout ce qu’on pourrait trouver concernant S. Nicolas ‘ ! Je reviendrai un jour sur ce sujet, le rêve de l’excellent M. Bretagne et le mien aussi. Pourquoi Mgr Barbier de Montault ne retourne-t-il pas à Bari ? 11 lui reste une grande œuvre à accomplir, la solennelle Jnvention du corps de S. Nicolas J’espère que cet acte si glorieux se fera prochainement. Dans cette reconnaissance, le zélé prélat n’oubliera pas notre chère église Lorraine; il saura lui faire attribuer le rang qu’elle doit occuper et peut-être lui faire accorder quelques parcelles du coffret, des reliques et un peu de cette manne qui sort coutinuellement des ossements du saint Thaumaturge. — J’ai le plaisir d’annoncer au savant écrivain que notre diocèse a recouvré, dans ces dernières années, toutes ses vieilles hymnes, séquences et préfaces, pour les vingt principales fêles de l’année et qu’en particulier, les deux fêles de S. Nicolas, 6 décembre et 13 mai, ont un office propre avec des leçons très intéressantes. Mgr Barbier de Montault, dans son excellent travail sur Bari, a rendu un vrai service aux Lorrains. Nous ne connaissions pas du tout cette collégiale de Bari avec ses trésors merveilleux ; c’est à peine si quelques-uns des nôtres ont pu s’y arrêter un jour et Bari est si loin de S. -Nicolas de Port qu’on ne savait rien du temple français qui garde les ossements du saint évêque de Myre. — Aujourd’hui, grâce à ce beau volume, nous savons qu’il existe, au fond de l’Italie méridionale, une église romane, moins belle et moins gran liose que notre temple Lorrain, mais bien plus riche en objets d’art. — Plus heureuse que notre basilique, la collégiale de Bari a conservé tous ses trésors; elle est devenue un vrai musée et c’est ce musée que -Mgr Barbier de Montault a su nous décrire fidèlement et avec un talent hors ligne d’archéologue et d’artiste.
8. E. Badel, dans l'Abeille, S. -Nicolas de Port, 1896, n“ 13 :
Mgr Barbier de Montault a fait l’histoire de cette basilique royale d’Italie dont le trésor est extrêmement riche en objets d’art. Nous en tenons un exemplaire à la disposition des érudits et des amateurs.
1. Un musée Nicolaïte s’impose, en effet, à Bari. comme il a été commencé à S. -Nicolas de Port, sur le modèle du Musée Martinien que j’ai proposé pour Tours. Ce serait le témoignage constant du culte universel. X. B. deM.
2. J’avais formellement promis au chapitre de revenir à Bari : ma mauvaise santé et d’autres occupations m’ont empêché, à mon grand regret, de réaliser ce projet, car ma tâche n’était pas achevée. Il me restait surtout à faire la récognition du corps de S. -Nicolas, dont il importait de dénombrer et même de peser les ossements. X. B. de M.
9. J. Laroche, curé de Dompierre (Vosges), dans !a Vie de S. 7V<colas, évêque de Myre, Paris, pp. 221, 257, 385 :
Tous ces détails, que nous avons vérifiés sur place, sonl empruntés à Mgr Barbier de Montault. Le savant auteur a cependant oublié une porte
latérale, de style roman, qui fait l’admiration de tous les visiteurs '
Le savant prélat, à qui nous devons de nombreuses communications et de précieux encouragements, nous a autorisé,avec une extrême bienveillance, à user largement de son travail. — Il est regrettable que l’obligeant prélat ne soit pas retourné à Bari, où toutes facilités auraient été données à ses savantes investigations.
10. Comte de Maguelonne, dans \q Journal de Florence, n» du 25 juillet 1875; traduction en italien dans le Piccolo corriere di Bari, n° du 2 août 1875 :
Mgr Barbier de Montault, notre savant collaborateur, revient d’une tournée dans les plus célèbres diocèses et sanctuaires du midi de l’Italie. Nous sommes heureux de pouvoir, grâce à son obligeance, donner à nos lecteurs les intéressants détails qui suivent sur Bari.
11 y a trois choses intéressantes à Bari :
1” L’église monumentale (style roman), construite parles Normands. Son architecture est conforme à la sévère architecture monastique de Cluny, qui admet de grandes lignes et une ornementation très sobre;
Le trésor dû à la libéralité de Charles II d’Anjou, qui y a déposé un fragment de la vraie croix et une partie de la couronne d’épines pris à la Sainte Chapelle de Paris;
3® Les archives, qui contiennent un grand nombre de bulles, de diplômes, relatifs aux immunités de la collégiale; par exemple, titres de propriété et exemptions de la juridiction épiscopale.
Le chapitre collégial de Bari est le seul qui ait été conservé. Le clergé se compose obligatoirement de cent membres. Quelques places étant vacantes, les revenus disponibles ont été consacrés à la restauration de l’église. Les travaux ont commencé dans les bas-côtés, ils vont continuer .dans l’abside et la crypte.
Les archives ont une grande importance, au point de vue historique. C’est toute l’histoire de la basilique, des donations des souverains et des concessions de privilèges des souverains Pontifes. Les pièces manuscrites et sur parchemin composant ces archives sont en nombre considérable;
1. Admirable est certainement exagéré, je n’ai pas pour habitude d’omettre ce qui en vaut réellement la peine. D’ailleurs, je n’écrivais pas la monographie de la collégiale. — Ilnillard-Bréholles, dans ses Beckerches sur les Monuments et l'histoire des Normands, mentionne une porte de bronze, semblable à celle de Trani. Ni moi en 1875, ni M. Palmarini, en 1898 iXArte, p. 15), ne sommes parvenus à la découvrir ; si elle a existé, elle a disparu sans laisser de trace dans les souvenirs locaux. X. B. deM.
mais lors de leur translation dans un nouveau local, on a tout bouleversé, de sorte que maintenant il faut les remettre en ordre.
Les chanoines de Saint-Nicolas ont prié Mgr Barbier de Montault de vouloir bien se charger de ce travail, qui durera plusieurs années. Pour aider le docte prélat, on a désigné deux chanoines et deux prêtres, qui inscriront les chartes et même en feront des copies ; de sorte qu’en peu de temps on pourra publier par la presse, en manière de cartulaire, les documents qui forment les archives de Saint-Nicolas de Bari.
Profitant de l’occasion et de la bonne volonté des chanoines, l’archéologue français, que tant de souvenirs intéressaient vivement, a classé chronologiquement et par rang d’importance les objets qui composent le trésor; il en a même préparé un catalogue détaillé, qui sera illustré de dessins pour lesquels se font en ce moment des photographies.
Le Trésor contient aussi plusieurs manuscrits, ornés de miniatures et donnés par les ducs d’Anjou. Parmi ces manuscrits on distingue un recueil d’hymnes du xiii® siècle, commenté par un habitant de Bari, Nicolas de Perillo. Le chapitre en a voté de suite l’impression.
Le chapitre poursuit avec ardeur la restauration de la basilique : ce travail a été confié à deux peintres romains, MM. Barilli et Natali, qui traiteront la décoration dans le style conforme à l’architecture, en se conformant aux indications si compétentes de Mgr Barbier de Montault, délégué expressément à cet effet.
Le chapitre est très zélé pour cette œuvre de restauration et il y employé le revenu des canonicats vacants. Une somme de trente-quatre mille francs a déjà été votée. Les choses se font avec magnificence, et ce sanctuaire, jusqu’ici trop oublié peut-être par les nationaux, visité et vénéré par les étrangers, surtout par les Russes, va reprendre sa splendeur, grâce à la piété active et intelligente des vénérables chanoines, parmi lesquels nous sommes heureux de nommer le lieutenant du grand-prieur, rév. De Vincenzis, et le procureur, rév. Scianatico.
Une tradition voulait qu’un grand coffre, ou plutôt une châsse suspendue aux murs de la crypte, du côté de l’épître, renfermât le baril dans lequel les marins de Bari avaient apporté dans cette ville les ossements de saint Nicolas, qu’ils avalent pris à Myre même. Mgr Barbier de Montault,dans sa récente visite, a demandé à faire ouvrir la châsse; les custodes ont bien voulu y consentir, et on a vu de suite que la première caisse en bois, sculpté et doré, qui n’avait pas été ouverte depuis 200 ans, contenait une seconde caisse, également en bois fortement garni de cuivre. Dans cette caisse se trouvaient trois planches de cèdre, qui ont servi évidemment au transport des ossements du saint protecteur de Bari.
Ces trois planches, consacrées par l’attouchement des reliques, vont être placées dans une châsse en cristal, montée en métal doré, afin que les fidèles puissent les voir et les vénérer. Une inscription latine, composée
par l’auteur même de la découverte, sera gravée sur marbre au-dessous du lieu où sera placée la nouvelle châsse.
Nous ne pouvons que féliciter chaudement Mgr Barbier de Montault du succès qu’ont obtenu à Bari ses doctes et patientes recherches et remercier les révérends chanoines de St-Nicolas d’avoir traité avec tant de politesse et d’égards notre zélé et intelligent compatriote.