‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 113 sur 459 · XLIII. — LE MERLE NOIR ET BLANC d'aBTSSINIE · texte numérisé non relu

XLIII. — LE MERLE NOIR ET BLANC d'aBTSSINIE

Le noir règne sur toute la partie supérieure, depuis et compris le bec jusqu'au bout de la queue, à l'exception néanmoins des ailes, sur lesquelles on aperçoit une bande transversale blanche qui tranche sur ce fond noir ; le blanc règne sur la partie inférieure, et les pieds sont noirâtres. Cet oiseau est à peu près de la grosseur du mauvis, mais d'une forme un peu plus arrondie; il a la queue ronde et carrée par le bout, et les ailes si courtes qu'elles ne s'étendent guère au delà de l'origine de la queue; il chante à peu près comme le coucou, ou plutôt comme ces horloges de bois qui imitent le chant du coucou.

Il se tient dans les bois les plus épais, où il serait souvent difficile de le découvrir s'il n'était décelé par son chant, ce qui peut faire douter qu'en se cachant si soigneusement dans les feuillages il ail l'intention de se dérober au chasseur ; car avec une pareille intention il se garderait bien d'élever la voix : l'instinct, qui est toujours conséquent, lui eût appris que souvent ce n'e.-t point assez de se cacher dans l'obscurité pour vivre heureux, mais qu'il faut encore savoir garder le silence.

Cet oiseau vit de fruits et de baies, comme nos merles et nos grives.

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