‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 112 sur 459 · XLI. — LE MERLE OLIVATRE DE BARBARIE · texte numérisé non relu

XLI. — LE MERLE OLIVATRE DE BARBARIE

M. le chevalier Bruce a vu en Barbarie un merle plus gros que la draine, qui avait tout le dessus du corps d'un jaune olivâtre, les petites couvertures des ailes de la même couleur avec une teinte de brun, les grandes couvertures et les pennes noires, les pennes de la queue noirâtres, terminées de jaune et toutes de longueur égale; le dessous du corps d'un blanc sale, le bec brun-rougeâtre, les pieds courts et plombés; les ailes, dans leur état de repos, n'allaient qu'à la moitié de la queue. Ce merle a beaucoup de rapport avec la grive bassette de Barbarie dont il a été question ci-dessus6; mais il n'a point, comme elle, de grivelures sur la poitrine; et d'ailleurs on peut s'assurer, en comparant les descriptions, qu'il en diffère assez pour que l'on doive regarder ces deux oiseaux comme appartenant à deux espèces distinctes.

Non-seulement cet oiseau a la figure et la grosseur du merle, mais il est, comme lui, un habitant des bois et vit de baies et de fruits; son instinct,

a. Au moment où l'on finit d'imprimer cet article des merles, un illustre Anglais (M. le chevalier Bruce ) a la bonté de me communiquer les figures peintes d'après nature de plusieurs oiseaux d'Afrique, parmi lesquels sont quatre nouvelles espèces de merles. Je ne perds pas un instant pour donner au public la description de ces espèces nouvelles, et j'y joins ce que M. le chevalier Bruce a bien voulu m'apprendre de leurs habitudes , en attendant que des affaires plus importantes permettent à ce célèbre voyageur de publier le corps immense de ses belles observations sur toutes les parties des sciences et des arts.

b. Page 79 de ce volume. J'aurais placé ce merle olivâtre à la suite de la grive basselte, si je l'eusse connu assez tôt.

* Turdus tripolitanus (Lath.).

** Turdus monacha (Lath.).

ou peut-être son expérience, le porte à se tenir sur les arbres qui sont au bord des précipices, en sorte qu'il est difficile à tirer et souvent plus difficile encore à trouver lorsqu'on l'a tué. Il est remarquable par un grand coqueluchon noir qui embrasse la tète et la gorge et qui descend sur la poitrine en forme de pièce pointue; c'est sans doute à cause de ce coquelucbon qu'on lui a donné le nom de religieuse. Il a tout le dessus du corps d'un jaune plus ou moins brun, les couvertures des ailes et les pennes de la queue brunes bordées de jaune, les pennes des ailes d'un noirâtre plus ou moins foncé, bordé de gris clair ou de blanc, tout le dessous du corps et les jambes d'un jaune clair, les pieds cendrés et le bec rougeâtre.

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