II. L'ÉTOURNEAU DE LA LOUISIANE OU LE STOURNE
Ce mot de stourne est formé du latin sturnus; je l'ai appliqué à un oiseau d'Amérique assez différent de notre étourneau pour mériter un nom dis-
* Sturnus capensis et sturnus contra (Gmcl. ). — « Le sturnus capensis ne diffère pas du « sturnus contra, mais il est des Indes et non du Cap. » (Cuvier.)
** Sturnus ludovicianus (Gmel.). — « Le sturnus ludovicianus est le même que Yalauda « magna de Catesby et le stournclle à collier de Vieillot. » (Cuvier.)
tinct, mais qui a assez de rapports avec Un pour mériter un nom analogue. Il a le dessus du corps d'un gris varié de brun, et le dessous du corps jaune. Les marques les plus distinclives de cet oiseau, en fait de couleur, sont : 1° une plaque noirâtre variée de gris, située au bas du cou et se détachant très-bien du fond, qui, comme nous venons de le dire, est de couleur jaune ; 2° trois bandes blanches qu'il a sur la tête, toutes les trois partant de la base du bec supérieur, et s'étendant jusqu'à Y occiput; l'une tient le sommet ou le milieu de la tête, les deux autres, qui sont parallèles à cette première, passent de chaque côté au-dessus des yeux. En général , cet oiseau se rapproche de notre étourneau d'Europe par les proportions relatives des ailes et de ia queue, et en ce que ses couleurs sont disposées par petites taches : il a aussi la tète plate, mais son bec est plus allongé.
Un correspondant du Cabinet nous assure que la Louisiane est fort incommodée par des nuées d'étourneaux, ce qui indiquerait quelque conformité dans la manière de voler des étourneaux de la Louisiane avec celle de nos étourneaux d'Europe; mais il n'est pas bien sûr que le correspondant veuille parler de l'espèce dont il s'agit ici.