‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 2 sur 459 · Il était alors dans sa G8e année · texte numérisé non relu

Il était alors dans sa G8e année

4. Ces belles découvertes et ces grandes vues brillent surtout dans les Époques de la nature.

vi. 4

composition, depuis l'autruche jusqu'à la caille1, sans que le public ait paru s'apercevoir du changement de main; et, parmi les morceaux de sa façon, il en est, tel que celui du paon 2, qui ont été vivement applaudis et par le public cl par les juges les plus sévères. Il ne m'appartient donc en propre ilans le second volume de l'histoire des oiseaux que les articles du pigeon, du ramier et des tourterelles3; tout le reste, à quelques pages près de l'histoire du coq, a été écrit et composé par M. de Montbeillard. Après celte déclaration, qui est aussi juste qu'elle était nécessaire, je dois encore avertir que pour la suite de l'histoire des oiseaux, et peut-être de celle des végétaux4, sur laquelle j'aiaussi quelques avances, nous mettrons, M. de Montbeillard et moi, chacun notre nom5 aux articles qui seront de notre composition. On va loin sans doute avec de semblables aides0 ; mais le champ de la nature est si vaste qu'il semble s'agrandir à mesure qu'on le parcourt; et la vie d'un, deux et trois hommes est si courte, qu'en la comparant avec celte immense étendue on sentira qu'il n'était pas possible d'y faire de plus grands progrès en aussi peu de temps 7.

Un nouveau secours qui vient de m'arriver, et que je m'empresse d'annoncer au public, c'est la communication aussi franche que généreuse des lumières et des observations d'un illustre voyageur, M. le chevalier James Bruce de Kinnaird, qui, revenant de Nubie et du fond de l'Abyssinie, s'est arrêté chez moi plusieurs jours et m'a fait part des connaissances qu'il a acquises dans ce voyage, aussi pénible que périlleux. J'ai été vraiment émerveillé en parcourant l'immense collection de dessins qu'il a faits et coloriés lui-même : les animaux, les oiseaux, les poissons, les plantes, les édifices, les monuments, les habillements, les armes, etc., des différents peuples, tous les objets, en un mot, dignes de nos connaissances ont été décrits et parfaitement représentés; rien ne paraît avoir échappé à sa curiosité, et ses talents ont tout saisi. Il nous reste à désirer de jouir pleinement de cet ouvrage précieux. Le gouvernement d'Angleterre en ordonnera sans doute la publication : cette respectable nation, qui précède toutes les autres en fait de découvertes, ne peut qu'ajouter à sa gloire en communiquant

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