IV. — L'ORTOLAN A QT.IEIE BLANCHE
Il ne diffère de l'ortolan que par la couleur de sa queue , et en ce que toutes les teintes de son plumage sont plus faibles.
V. — J'ai observé un individu qui avait la gorge jaune, mêlée de gris; la poitrine grise et le ventre roux.
L'ORTOLAN DE ROSEAUX. d*
En comparant les divers oiseaux de cette famille, j'ai trouvé des rapports
a. Hortulanus candidus. Aldrovande , t. II , p. 179. — Jonston, p. 49. — Willughby, p. 198. — Ray, p. 94. — Ortolan blanc. Brisson, t. III, p. 273.
b. Hortulanus nigricans , capite et cullo viridi. Aldrovande, t. II, p. 179. — Willughby, p. 198. — Ray, p. 94. — Hortulanus niger, ortolan noir. Brisson, t. III , p. 274.
c. Hortulanus caudâ albd. Aldrovande, t. II, p. 179. — Jonston, p. 49. — Willughby, p. 198. — Ray, p. 94. — Hortulanus albicilla , ortolan à queue blanche. Brisson, t. III, page 273.
d. « Passer arundinarius Anglorum, passer aquaticus Pcuceri; junco Gaza3; » en anglais, reed-sparrow ; en allemand, reidt-muess , selon Turner; en Suisse , riedt-meiss (ces deux derniers noms sont les vrais noms de la mésange de marais), Rhor-sperling , Rhorspartz, Rhorspartzlc, an Rhor-geutz, Weiden-spatz seu passer salicum; en grec, SyoîvixXo;, oxoîvuccc, (jX&ivïwv. Gessner, De avibus, p. 573 et G53. — Aldrovande, Ornithologie, p. 529; il remarque que l'oiseau appelé à Bologne passcre aquatico , est différent du red-sparow des Anglais,
* Emberiza schœniclus (Linn.). — Genre Bruants (Cuv.).
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si frappants entre l'ortolan de cet article et les quatre suivants", que je les eusse rapportés tous à une seule et même espèce, si j'avais pu réunir un nombre de faits suffisants pour autoriser cette petite innovation : il est plus que probable que tous ces oiseaux, et plusieurs autres du même nom, s'accoupleraient ensemble, si l'on savait s'y prendre; il est probable que ces accouplements seraient avoués de la nature, et que les métis qui en résulteraient auraient la faculté de se reproduire; mais une conjecture, quelque fondée qu'elle soit, ne suffit pas toujours pour s'écarter de l'ordre établi. D'ailleurs, je vois quelques-uns de ces ortolans qui subsistent depuis longtemps dans le même pays sans se mêler, sans se rapprocher, sans rien perdre des différences qui les distinguent les uns des autres; je remarque aussi qu'ils n'ont pas tous absolument les mêmes mœurs, ni les mêmes habitudes : je me conformerai donc aux idées, ou pour mieux dire, aux conventions reçues, en séparant ces races diverses, et les regardant en effet comme autant de races distinctes, sortant originairement d'une même tige, et qui pourront s'y réunir un jour; mais en me soumettant ainsi à la pluralité des voix, je prolesterai hautement contre la fausse multiplication des espèces, source trop abondante de confusion et d'erreurs.
Les ortolans de roseaux se plaisent dans les lieux humides, et nichent dans les joncs, comme leur nom l'annonce ; cependant ils gagnent quelquefois les hauteurs dans les temps de pluie ; au printemps on les voit le long des grands chemins, et sur la fin d'août ils se jettent dans les blés. M. Cramer assure que le millet est la graine qu'ils aiment le mieux. En général, ils cherchent leur nourriture le long des haies et dans les champs cultivés,
ayant le bec plus long, le plumage brun, la poitrine blanche, et étant plus gros. — « Bxt!; seu « rubetra Aldrovandi (avicula vermiculis viclitans, » dit Aldrovande, ce qui ne convient guère à l'ortolan de roseaux). « Passer torquatus palustris, passer calamodytis; » en allemand, Rohr-sperling,Rohr-spatzlin, Rohr-spatz ; engrec, CTp&uûô; oxoîvueXoj. Schwenckfeld, Avi. Siles. p. 323. — « Passer arundinarius, » etc., en polonais, wrolel trzcinnis. Rzaczynski, Aucluar., p. 406, n° Lxvm. — « Passer arundinaceus , junco, » etc. Charleton, Exercit., p. 86. n° 7, Onomastic, p. 78. — « Passer torquatus in arundinetis nidifie-ans; » en anglais, the reed sparrow. « An passer arundinaceus Turneri, Aldrovandi ? » Willughby, Ornithologia , p. 196, §. 4. — Ray, Synop., p. 93, an alotoll Fr. Fernandez, cap. vin, « seu atototloquicbitl ejus- « dem » Fernandez, cap. xvi? Ray, Synop., p. 47. — Moineau de joncs, reed sparrow, cannevarola. Albin, liv. n, n° 5t. — « Passer atiicapillus torquatus , » rohr-ammer, rohr-sperling , [bruant ou moineau de roseaux) Frisch, cl. 1, div. 2, art. 5, pi. 3, n° G. — « Fringilla h capite nigro, maxillis rufis, torque albo, corpore rufo-nigricante; » en suédois, saefsparf. Linnaeus, Fauna Suce, p. 79, n° 211. — « Schœniclus , fringilla rectricibus fuscis, extimis « duabus macula albà cuneiformi, corpore griseo nigroque, capite nigro. » Linnaeus, Syst. nat., édit. X, g. 98, sp. 26. — « Emberiza capite nigro, maxillis rufis, torque albo, corpore « rufo-nigricante; »onle nomme en Autriche, rohr-ammering, meer-spatz. Kramer, Elenchus, p. 371, n° 5. — « Emberiza supernè ex nigro et rufescente varia, infernè albo-rufescens; capite « nigro (rufescente vario Fœrnina); ta?nià supra oculos albo-rufescente ; torque albo (minime « conspicuo Fœmina; ; rectricibus binis utrimque exlimis albis, interiùs in exortu obliqué nigri- « cantibus, extimà apice obliqué fuscà... » Hortulanus arundinaceus. Ortolan de roseaux. Brisson, t. III, p. 274. — Il est connu en Provence sous le nom de chic des roseaux, a. Le gavoué de Provence, le niitilène, l'ortolan de Lorraine et l'ortolan de la Louisiane.