XIII. LE CALFAT. a
M. Commerson, qui a décrit cet oiseau de l'île de France sur les lieux, nous apprend qu'il a le dessus de la tête noir ; toute la partie supérieure du corps, compris les ailes et la queue, d'un cendré bleuâtre; la queue bordée de noir; la gorge de cette dernière couleur; la poitrine et le ventre d'une couleur vineuse; une bande blanche qui va de l'angle de l'ouverture du bec à l'occiput; le tour des yeux nu et couleur de rose; l'iris, le bec et les pieds aussi couleur de rose; les couvertures inférieures de la queue blanches.
Le calfat est d'une taille moyenne, entre le moineau et la linotte.
La nature a bien traité cet oiseau, car elle lui a donné un beau plumage et une belle voix. Le plumage a toute sa beauté d'abord après la première
a. On dit aussi galfat à l'île de France. — « Emberiza desuper e caeruleo cinerescens ab occi- « pite ad caudam, ne alis quidem exceptis, nec collo; capite, gulà, etcaudà, utrimque nigiis : « genis albis; macula latiusculà subovatà ab oris sinu ad nucham usque. »
b. Iiubicilla sive pyrrhula; rubeccius Niphi; melancoryphus Longolii; chrysomitris Ebeii et Peuceri (c'est une méprise). Taurus Plinii, cujusdam; en grec, noppoûXaç; en allemand,
* Emberiza calfat (Gmel.).
** Loxia pyrrhula (Linn. ). — Genre Moineaux, sous-genre Bmvreuils (Cuv.).
mue; mais la voix a besoin des secours de l'art pour acquérir sa perfection. Un bouvreuil qui n'a point eu de leçons n'a que trois cris, tous fort peu agréables : le premier, je veux dire celui par lequel il débute ordinairement, est une espèce de coup de sifflet ; il n'en fait d'abord entendre qu'un seul, puis deux de suite, puis trois et quatre, etc. Le son de ce sifflet est pur, et quand l'oiseau s'anime, il semble articuler celte syllabe répétée tui, tui, tut, et ses sons ont plus de force. Ensuite il fait entendre un ramage plus suivi, mais plus grave, presque enroué et dégénérant en fausset". Enfin, dans les intervalles il a un petit cri intérieur, sec et coupé, fort aigu, mais en même temps fort doux, et si doux qu'à peine on l'entend. 11 exécute ce son, fort ressemblant à celui d'un ventriloque, sans aucun mouvement apparent du bec ni du gosier, mais seulement avec un mouvement
blut-fink , guegger, gut-fink , brommeiss , bullen-beisser, roth-vogel , hail, goll, gold-fink quibusdam, pfaeflin , dompfaff, gimpel , dummherz; dans le Brabant, pilart ; suivant Ebei' et Pencer, laubflnk, buchfink , queisch la femelle, queckcr le mâle, en anglais, bul-flnch; en italien, suffuleno , franguello montano; dans les Alpes, franguel invernengk; en illyrien, dlask ; en français, pivoine. Gessner, Aves, p. 733. — lïubrica. Gessner, Icon. Av., p. 49. — Pyrrhula, sive rubicilla ; en allemand, bollebick; à Bologne, stuflotto. Aldrovande, Ornithol., p. 744. Byrriola Scaligeri. Jonston, Avi., p. 87, etc. — Melancoryphus, melanocephali (tète noire), atricapilla , ficedula ; en grec, 2i*aX;;, nuppîaç ; en grec moderne, asprocolos ou blanc-cul , pivoine , siffleur, groulard (mal à propos suivant l'auteur), Belon, Hist. nat. des oiseaux, liv. vu, ch. xvn et observ. fol. 13. — Rubicilla, pyrrhula; en italien, cifolotto, ciufolotto , suflotto , fringuel montano, fringuel vernengo o vernino , monachino. Olina, Uccel., p, 40. — Rubicilla Aldrovandi ; en anglais, bid-finch. Alp or nope. Willugnby, p. 180. — Albin, 1. 1, p. 52. — Ray, Synops., p. 86, A. — Charleton, Exercit., p. 97, il l'appelle en anglais, the woop or bulfinch. — Sibbald, AU. Scot., part, secundà, lib. m, cap. iv. — Passer gramineus , fuscus , Minchlein ; en Prusse, daun-p fa ffe ; en polonais, popek. Rzaczynski, Auct. Vol., p. 419. — Fringilla sanguinea, alpina ignaria; en silésien, luh , loh-fincke... Schwenckfeld , Av. Silesiœ, p. 262. — Coccothraustes sanguinea; pyrrhola Aldrovandi;
albicilla Albini; en allemand, dom-pfaffe Klein, Ordo av., p. 95, n° 5. — Fringilla
rubecula; en allemand, blut-flnck, gumpel ou gimpel, hahle (à cause delà résonnance de son cri), dom-pfaffe (terme de mépris équivalent à prètraille); dom lierre (chanoine). Frisch, t. I , div. 1, pi. 2. — Loxia artubus nigris , tectricibus caudœ remigumque posteriorum albis; pyrrhula; Suecis, dom herre. Linnœus, Fauna Suecica, n° 225, aliàs 178. — Loxia pyrrhula; en Danemark et en Norwége, dom pape, dom herre, blod finke. Muller, Zoolog. Dan., n° 247, p. 30. — En Autriche , gumpl. Kramer, Elenchus, p. 365, n° 3. — Pyrrhulas , loxiœ species. Mœhring. Av. Gen., ordo 2, genus 2b. — Pyrrhula, rubicilla, loxia; bouvreuil; en basse Normandie, bouvreux, bourgeonnier ; ailleurs, bouvreur, bouvier; en Sologne , bœuf ou pinson maillé; en Picardie, choppard, grosse tète noire; en Provence, pive; en Berry, pivane; en Lorraine, pion oupione; à Paris, pivoine; en Saintonge, pinson d'Auvergne ; ailleurs, pinson rouge, siffleur, Auteur, groulard, prêtre, perroquet de France, écossonneux, ébourgeonneux, rossignol monet, civière, tapon. Salerne, Hist. nat. des oiseaux , p. 257. — « Pyrrhula supernè cinerea, infernè rubra (Mas) cinereo-vinacea (Fœmina); capitis « vertice splendidè nigro ; uropygio et imo ventre candidis ; rectricibus nigro-violaceis , latera- « libus interiùs cinereo-nigricantibus , utnmque extimà macula albidà interiùs notatà. » Pyrrhula, bouvreuil. Brisson, t. III, p. 308.
a. Voici ce ramage, autant que l'on peut noter le ramage d'un oiseau, sï, ut, ut, ut, Ut, si, rë , ut ,ût,ùt, ût,ut, ut, sï, rë , ût. Il disait encore avec cette même voix, ut , la, ut, mi, ut, la ; quelquefois ces passages étaient précédés d'un ton traîné dans le même genre, mais sans aucune inflexion, et qui ressemblait à une espèce de miaulement.
sensible dans les muscles de l'abdomen. Tel est le chant du bouvreuil de la nature, c'est-à-dire du bouvreuil sauvage abandonné à lui-même, et n'ayant eu d'autre modèle que ses père et mère, aussi sauvages que lui ; mais lorsque l'homme daigne se charger de son éducation, lorsqu'il veut bien lui donner des leçons de goût, lui faire entendre avec méthode11 des sons plus beaux, plus moelleux, mieux filés, l'oiseau docile, soit mâle, soit femelle bt non-seulement les imite avec justesse, mais quelquefois les perfectionne et surpasse son maître ", sans oublier pour cela son ramage naturel. Il apprend aussi à parler sans beaucoup de peine, et à donner à ses petites phrases un accent pénétrant, une expression intéressante qui ferait presque soupçonner en lui une âme sensible, et qui peut bien nous tromper dans le disciple, puisqu'elle nous trompe si souvent dans l'instituteur. Au reste, le bouvreuil est très-capable d'attachement personnel , et même d'un attachement trèsfort et très-durable. On en a vu d'apprivoisés s'échapper de la volière, vivre en liberté dans les bois pendant l'espace d'une année, et au bout de ce temps reconnaître la voix de la personne qui les avait élevés, et revenir à elle pour ne la plus abandonner d. On en a vu d'autres qui, ayant été forcés de quitter leur premier maîlre, se sont laissés mourir de regret". Ces oiseaux se souviennent fort bien, et quelquefois trop bien de ce qui leur a nui : un d'eux ayant été jeté par terre, avec sa cage, par des gens de la plus vile populace, n'en parut pas fort incommodé d'abord; mais dans la suite on s'aperçut qu'il tombait en convulsion toutes les fois qu'il voyait des gens mal vêtus, et il mourut dans un de ces accès huit mois après le premier événement.
Les bouvreuils passent la belle saison dans les bois ou sur les montagnes : ils y font leur nid sur les buissons, à cinq ou six pieds de haut, et quelquefois plus bas. Le nid est de mousse en dehors et de matières plus mollettes en dedans : il a, dit-on, son ouverture du côté le moins exposé au mauvais
a. On prétend que, pour bien réussir avec les bouvreuils , il faut les siffler, non pas avec le petit flageolet à serins, mais avec la flûte traversière ou la flûte à bec dont le sou est plus grave et plus plein. Le bouvreuil sait aussi se rendre propre le ramage des autres oiseaux.
b. La femelle du bouvreuil est, dit-on, la seule de toutes les femelles des oiseaux de ramage qui apprenne à siffler aussi bien que le mâle. Voyez JEdonologie , p. 87; voyez aussi Olina, Aldrovande, etc. Quelques-uns prétendent que sa voix est plus faible et plus douce que celle du mâle.
c. « Je connais un curieux (dit l'auteur de Y Aidonologie , p. 89) qui ayant sifflé tout uni- « ment quelques airs à un bouvreuil , a été agréablement surpris de voir que cet oiseau y avait « ajouté des tournures si gracieuses, que le maître ne s'y reconnaissait pas lui-même, et « avouait que son disciple l'avait surpassé. » Cependant il faut avouer aussi que si les bouvreuils sont mal montrés, ils apprendront à mal chanter : M. Hébert en a vu un qui n'avait jamais entendu siffler que des charretiers, et qui sifflait comme eux, avec la même force et la même grossièreté.
d. Un de ces oiseaux qui revint à sa maîtresse, après avoir vécu un an dans les bois , avait toutes les plumes chiffonnées et tortillées. La liberté a ses inconvénients, surtout pour un animal dépravé par l'esclavage.
e. jEdonologie, p. 1-28.
vent. La femelle y pond de quatre à six oeufs*, d'un blanc sale, un peu bleuâtre, environnés près du gros bout d'une zone formée par des taches de deux couleurs, les unes d'un violet éteint, les autres d'un noir bien tranché. Cette femelle dégorge la nourriture à ses petits, ainsi que les chardonnerettes, linottes, etc., et le mâle a aussi grand soin de sa femelle. M. Linnoeus dit qu'il tient quelquefois fort longtemps une araignée clans son bec pour la donner à sa compagne. Les petits ne commencent à siffler que lorsqu'ils commencent à manger seuls ; et dès lors ils ont l'instinct de la bienfaisance, si ce que l'on m'a assuré est vrai, que de quatre jeunes bouvreuils d'une même nichée, tous quatre élevés ensemble, les trois aînés, qui savaient manger seuls, donnaient la becquée au plus jeune qui ne le savait pas encore. Après que l'éducation est finie, les père et mère restent appariés et le sont encore tout l'hiver, car on les voit toujours deux à deux, soit qu'ils voyagent, soit qu'ils restent; mais ceux qui restent dans le même pays quittent les bois au temps des neiges, descendent de leurs montagnes b, abandonnent les vignes où ils se jettent sur l'arrière-saison, et s'approchent des lieux habités, ou bien se tiennent sur les haies le long des chemins ; ceux qui voyagent parlent avec les bécasses aux environs de la Toussaint et reviennent dans le mois d'avril c : ils se nourrissent en été de toutes sortes de graines, de baies, dr,nsectes, de prunelles d, et l'hiver de grains de genièvre, des bourgeons du tremble, de l'aune, du chêne, des arbres fruitiers, du marsaule, etc. , d'où leur est venu le nom d'ébourgeonneuxe : on les entend pendant celle saison siffler, se répondre et égayer par leur chant, quoiqu'un peu triste, le silence encore plus triste qui règne alors dans la nature.
Ces oiseaux passent auprès de quelques personnes pour être attentifs et réfléchis, du moins ils ont l'air pesant, et à juger par la facilité qu'ils ont d'apprendre, on ne peut nier qu'ils ne soient capables d'attention jusqu'à un certain point; mais aussi à juger par la facilité avec laquelle ils se laissent approcher et se prennent dans les différents pièges f, on ne peut s'empêcher d'avouer que leur attention est souvent en défaut. Comme ils ont la
a. Jusqu'à huit, suivant M. Salerne qui s'était bien assuré, sans doute, que l'on n'avait pa réuni les œufs de deux nids dans un seul.
b. Il y en a beaucoup sur les montagnes de Bologne, de Modène , de Savoie , de Dauphiné , de Provence, etc. Voyez Olina, p. 40, et les autres.
c. On en voit beaucoup sur la fin de l'automne et au commencement de l'hiver dans les parties montagneuses de la Silésie, mais non pas tous les ans, dit Schwenckfeld. Av. Siles., page 263.
d. Sorbi disseminator, dit M. Liunœus.
e. En cage ils mangent du chènevis, du biscuit, des prunes, de la salade , etc. Olina conseille de donner aux jeunes qu'on élève, de la pâtée de rossignol faite avec des noix , etc.
f. Gessner en a pris beaucoup pendant l'hiver, leur présentant pour tout appât des graines rouges de solanum vivace, p. 734. D'autres les attirent avec les grains de genièvre, de chènevis, etc.
peau très-fine, ceux qui se prennent aux gluaux perdent en se débattant une partie de leurs plumes et même de leurs pennes, à moins que l'on n'aille les débarrasser promptement. Il faut encore remarquer que les individus dont le plumage sera le plus beau, seront ceux qui auront le moins de disposition pour apprendre à siffler ou à chanter, parce que ce seront les plus vieux, et par conséquent les moins dociles: au reste, quoique vieux, ils s'accoutument facilement à la cage, pourvu que dans les premiers jours de leur captivité on leur donne à manger largement: ils se privent aussi très-bien, comme je l'ai dit plus haut, mais il y faut du temps, de la patience et des soins raisonnes, c'est pourquoi l'on n'y réussit pas toujours. 11 est rare que l'on n'en prenne qu'un seul à la fois; le second se fait bientôt prendre pour peu qu'il entende son camarade; ils redoutent moins l'esclavage qu'ils ne craignent de se séparer.
On a dit, on a écrit a que le serin qui s'allie avec tant d'autres espèces, ne s'alliait jamais avec celle du bouvreuil ; et on en a donné pour raison que le mâle bouvreuil ouvre le bec lorsqu'il est en amour, et que cela fait peur à la serine; mais c'est une nouvelle preuve du risque que l'on court en avançant légèrement des propositions négatives qu'un seul fait peut réfuter et détruire. M. le marquis de Piolenc m'a assuré avoir vu un bouvreuil mâle apparié avec une femelle canari, que de cette union il résulta cinq petits qui étaient éclos vers le commencement d'avril ; ils avaient le bec plus gros que les petits serins du même âge, et ils commençaient à se revêtir d'un duvet noirâtre, ce qui donnait lieu de croire qu'ils tiendraient plus du père que de la mère : malheureusement ils moururent tous dans un petit voyage qu'on tenta de leur faire faire. Et ce qui donne du poids à cette observation, c'est que Frisch indique la manière d'apparier le mâle bouvreuil avec la femelle canari : il conseille de prendre ce mâle de la plus petite taille parmi ceux de son espèce, et de le tenir longtemps dans la même volière avec la femelle canari : il ajoute qu'il se passe souvent une année entière avant que cette femelle le laisse approcher et lui permette de manger dans son auget; ce qui suppose que celte union est difficile, mais qu'elle n'est pas impossible.
On a remarqué que les bouvreuils avaient dans la queue un mouvement brusque de haut en bas comme la lavandière, mais moins marqué. Ils vivent cinq à six ans : leur chair est mangeable, suivant quelques-uns; elle n'est point bonne à manger selon d'autres, à cause de son amertume; cela dépend de l'âge, de la saison et de la nourriture. Ils sont de la grosseur de notre moineau et pèsent environ une once. Us ont le dessus de la tête, le tour du bec et la naissance de la gorge d'un beau noir lustré, qui s'étend plus ou moins soit en avant soit en arrière ; le devant du cou, la poitrine et
a. Traité du serin de Canarie, p. 23 Pavis , 1707.
le haut (lu ventre d'un beau rouge; le bas-ventre et les couvertures inférieures de la queue et des ailes blancs; le dessus du cou, le dos et les scapulaires cendrés; le croupion blanc; les couvertures supérieures et les pennes de la queue d'un beau noir tirant sur le violet, et une tache blanchâtre sur la penne la plus extérieure ; les pennes des ailes d'un cendré noirâtre, d'autant plus foncé qu'elles sont plus voisines du corps; la dernière de toutes, rouge en dehors ; les grandes couvertures des ailes d'un beau noir changeant, terminées de gris clair rougeàtre; les moyennes cendrées; les petites d'un cendré noirâtre bordé de rougeàtre; l'iris noisette; le bec noirâtre et les pieds bruns.
Les côtés de la tête, les côtés et le devant du cou, la poitrine, le haut du ventre, en un mot, presque tout ce qui est rouge dans le mâle est d'un cendré vineux dans la femelle, quelquefois même le bas-ventre : elle n'a pas non plus ce beau noir changeant et lustré que le mâle a sur la tête et ailleurs; mais j'ai vu de ces femelles qui avaient la dernière des pennes de l'aile bordée de rouge, et qui n'avaient point de blanc sur la plus extérieure de celles de la queue. M. Linna3us ajoute qu'elle a le bout de la langue divisé en petits filets; cependant je l'ai trouvée bien entière comme celle du mâle, ayant la forme d'un bec de cure-dent fort court.
Plusieurs jeunes bouvreuils, que j'ai observés sur la fin de juin, avaient le front d'un roux clair; le devant du cou et la poitrine d'un brun roussâtre ; le ventre et les couvertures inférieures de la queue d'un fauve qui allait toujours se dégradant du côté de la queue; le dessus du corps plus ou moins rembruni ; la raie blanche de l'aile chargée d'une forte teinte de roussàtre; le croupion d'un blanc plus ou moins pur. On sent bien que tout cela est sujet à beaucoup de petites variétés.
Longueur totale six pouces, bec cinq lignes, épais et crochu ; Kramer a remarqué que ses deux pièces sont mobiles, comme dans les pinsons et les bruants; vol neuf pouces un quart, queue deux pouces un tiers, un peu fourchue (mais pas toujours dans les femelles), composée de douze pennes; doigt extérieur uni par sa première phalange au doigt du milieu; ongle postérieur plus fort et plus crochu que les autres.
Yoici les dimensions intérieures d'une femelle que j'ai disséquée. Tube intestinal dix-huit pouces; vestiges de ccecum; œsophage, deux pouces et demi, dilaté en forme de poche dans sa partie contiguë au gésier, cette poche distinguée de l'œsophage par un rebord saillant; le gésier musculeux contenant beaucoup de petites pierres, et même deux ou trois petites graines jaunes bien entières, quoique cet oiseau fût resté deux jours et demi dans une cage sans rien manger; grappe de l'ovaire d'un volume médiocre, garnie de petits œufs presque tous égaux entre eux; oviductus développé, trois pouces et plus; la trachée formait une espèce de nœud assez gros à l'endroit de sa bifurcation.
3i8 VARIÉTÉS DU BOUVREUIL.