Jeune motteux , mâle
cul-blanc gris ', qu'il ne distingue de l'autre que par cette épithète, quoique le premier soit également gris; la différence prise d'après M. Linnœus, qui en fait une espèce particulière a, consiste en ce qu'il a de petites ondes de blanchâtre à travers le gris teint de fauve qui les couvre également tous deux. M. Brisson ajoute une autre petite différence dans les plumes de la poitrine, qui sont, dit-il, piquetées de petites taches grises; et dans celles de la queue, dont les deux du milieu n'ont point de blanc, quoique les autres en aient jusqu'aux trois quarts; mais les détails minutieux de ces petites nuances de couleurs feraient aisément plusieurs espèces d'un seul et même individu; il suffirait pour cela de les prendre un peu plus près ou un peu plus loin du temps de la mue6. Ce n'est point saisir la touche de la nature que de la considérer ainsi ; les coups de pinceau dont elle se joue à la superficie fugitive des êtres ne sont point le trait de burin fort et profond dont elle grave à l'intérieur le caractère de l'espèce.
3° Après le cul-blanc gris, M. Brisson fait une troisième espèce du culblanc cendré01; mais les différences qu'il indique sont trop légères pour les séparer l'un de l'autre, d'autant plus que l'épithète de cendré, loin d'être distinctive, convient pleinement au cul-blanc commun, dont celui-ci ne sera qu'une simple variété. Voilà donc trois prétendues espèces qu'on peut réduire à une seule. Mais la quatrième et la cinquième espèce données de même par M. Brisson ont des différences plus sensibles, savoir : le motleux ou cul- blanc roussâtre d, et le motteux ou cul-blanc roux.
Le motteux ou cul-blanc roussâtre1, qui fait la quatrième espèce de M. Brisson, est un peu moins gros que le motteux commun, et n'a que six pouces trois lignes de longueur; la tête, le devant du corps et la poitrine sont d'un blanchâtre mêlé d'un peu de roux; le ventre et le croupion sont d'un blanc plus clair; le dessus du cou et du dos est roussâtre clair; on pourrait aisément prendre cet oiseau pour la femelle du cul-blanc commun, s'il
a. « Motacilla pectore abdomineque pallido, rectricibus exteriùs albis , dorso undulato. » Fauna Suecica, n° 219. — « Motacilla subtus pallida, rectricibus introrsum albis, dorso undu- « lato. » Linnœus, Syst. nat., éd. X, gen. 99, sp. 17, variet. 1.
b. Des petits culs-blancs, pris le 20 mai, avaient le dessus du corps brouillé de roussâtre et de brun ; les plumes du croupion sont blanchâtres , rayées légèrement de noir; la gorge et le dessous du corps roux , pointillé de noir, toute cette livrée tombe à la première mue.
c. « Ficedula supernè cinereo-alba, griseo-fusco admixto, iufernè alba; uropygio giïseo « fuscoj collo inferiore albo rufescente ; syncipite candido; macula infra oculos nigrâ; rectri- « cibus binis intermediis prima medietate albis , altéra nigrieantibus, lateralibus albis , nigri- « cante terminatis, tribus utiimque extimis in apice albido fimbiiatis. » Vitiftora cinerca, le cul-blanc cendré. Brisson, Ornithol., t. III, p. 454.
d. Ficedula alba; vertice dorso superiore et pectore dilutè rufescentibus; taenia per oculos v. nigrâ ; rectricibus duabus intermediis nigris, lateralibus albis, utrimque versus apicem nigro ». fimbriatis. » Vitiflora rufescens, le cul-blanc roussâtre. Brisson, Ornithol., t. III, p. 457.