‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 47 sur 459 · I. LE COULAVAN · texte numérisé non relu

I. LE COULAVAN

Cet oiseau de la Cochinchine est peut-être un tant soit peu plus gros que notre loriot ; il a aussi le bec plus fort à proportion ; les couleurs du plumage sont absolument les mêmes et distribuées de la même manière partout, excepté sur les couvertures des ailes, qui sont entièrement jaunes, et sur la tête, où l'on voit une espèce de fer à cheval noir; la partie convexe de ce fer à cheval borde l'occiput, et ses branches vont en passant sur l'œil aboutir aux coins de l'ouverture du bec : c'est le trait de dissemblance le plus caractérisé du coulavan, encore retrouve-t-on dans le loriot une tache noire entre l'œil et le bec, qui semble être la naissance de ce fer à cheval.

J'ai vu quelques individus coulavans qui avaient le dessus du corps d'un jaune rembruni. Tous ont le bec jaunâtre et les pieds noirs.

a. C'est de là qu'on leur a donné en certains pays les noms de becfigues, de auxcçcqo; , etc., et c'est peut-être cette nourriture qui rend leur chair si bonne à manger. On sait que les figues produisent le même effet sur la chair des merles et d'autres oiseaux.

b. Les Cochinchinois le nomment couliavan. C'est le cinquante-neuvième merle de M. Brisson, tome II, pag. 326.

* Oriolus chinensis (Gmel.). — Ajoutez ici le loriot prince régent. « Les Indes produisent « quelques espèces de loriots assez semblables à la nôtre, mais on doit surtout distinguer, « dans le nombre, le loriot prince régent (oriolus regens), du plus beau noir soyeux, avec « des plumes veloutées d'un beau jaune orangé sur la tète et le cou , et une grande tache de « même couleur à l'aile. » (Cuvier. )

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