‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 54 sur 459 · VARIÉTÉS DE LA GRIVE PROPREMENT DITE · texte numérisé non relu

VARIÉTÉS DE LA GRIVE PROPREMENT DITE

quelquefois elle est obscurcie sur le dos par un mélange de brun plus ou moins foncé, altérée sur la poitrine par une teinte de roux, comme dans celles que Frisch a représentées sans les décrire, pi. xxxiu. Quelquefois il n'y a, dans toute la partie supérieure, que le sommet de la tète qui soit blanc, comme dans l'individu que décrit Aldrovande" : d'autres fois c'est la partie postérieure du cou, qui a une bande transversale blanche en manière de demi-collier ; et l'on ne doit pas douter que cette couleur ne se combine de beaucoup d'autres manières en différents individus, avec les couleurs propres à l'espèce ; mais on doit aussi se souvenir que ces différentes combinaisons, loin de constituer des races diverses, ne constituent pas même des variétés constantes.

H. — La grive huppée, dont parle Schwenckfeld6, doit être aussi regardée comme variété de cette espèce, non-seulement parce qu'elle en a la grosseur et le plumage, à l'exception de son aigrette blanchâtre, faite comme celle de l'alouette huppée, et de son collier blanc, mais encore parce qu'elle est très-rare : on peut même dire qu'elle est unique jusqu'ici, puisque Schwenckfeld est le seul qui l'ait vue, et qu'il ne l'a vue qu'une seule fois; elle avait été prise, en 1599, dans les forêts du duché de Lignilz. Il est bon de remarquer que les oiseaux acquièrent quelquefois, en se desséchant, une huppe par une certaine contraction des muscles de la peau qui recouvrent la tête.

QUI ONT RAPPORT A LA GRIVE PROPREMENT DITE. I. — LA GRIVE DE LA GUIANE. *

La figure enluminée dit de ce petit oiseau à peu près tout ce que nous en savons : on voit qu'il a la queue plus longue et les ailes plus courtes à proportion que la grive, mais ce sont presque les mêmes couleurs : seulement les mouchetures sont répandues jusque sur les dernières couvertures inférieures de la queue.

Comme la grive proprement dite fréquente les pays du Nord, et que d'ailleurs elle aime à changer de lieu, elle a pu très-bien passer dans l'Amérique septentrionale et de là se répandre dans les parties du Midi, où elle aura éprouvé les altérations que doit produire le changement de climat et de nourriture.

a. Ornilhologia, t. II, p. 601.

b. Aviarium Silesiœ, p. 362.

* Turdus guianensis ( Gmel.) . — « La grive de la Guiane ( turdus guianensis ) des planches « enluminées de Buflbii est une femelle du tanagra dominica. » (Cuvier.)

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