‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 83 sur 459 · VI. LE FER-A-CHEVAL OU MERLE A COLLIER D'AMÉRIQ UE. d · texte numérisé non relu

VI. LE FER-A-CHEVAL OU MERLE A COLLIER D'AMÉRIQ UE. d

Une marque noire en forme de fer à cheval, qui descend sur la poitrine de cet oiseau, et une bande de même couleur, sortant de chaque côté de dessous son œil pour se jeter en arrière, sont tout ce qu'il y a de noir dans son plumage; et la première de ces taches, par sa forme déterminée, m'a paru ce qu'il y avait de plus propre à caractériser cette espèce, c'est-

a. C'est le merle vert à longue queue de M. Brisson , qui en a fait sa cinquante-quatrième grive . et a le premier décrit cette espèce, t. II, p. 313.

b. Voici ses mesures précises suivant M. Brisson : longueur totale 18 pouces; longueur prise de la pointe du bec au bout des ongles 10 \; vol 14 -J-; queue 11 ; bec 13 lignes, pied 18.

e. Cet oiseau est étiqueté , merle vert du Sénégal.

d. C'est la quinzième grive de M. Brisson, t. II, p. 242; le large lark on la grande alouette de Virginie de Catesby, p. 33; le dubbel-lerche de Klein, p. 72; en latin, alauda magna.

' Turdus œneus (Linn. ).

** Sturnus ludovicianus et alauda magna (Gmel. ). —Stournelle à collier (Vieill. ). — Ordre id. , famille des Conirostres , genre Élourneaux {Cuv. ).

à-dire, à la distinguer des autres merles à collier. Ce fer à cheval se dessine sur un fond jaune, qui est la couleur de la gorge et de tout le dessous du corps, et qui reparaît encore entre le bec et les yeux : le brun règne sur la tête et derrière le cou, et le gris clair sur les côtés; outre cela, le sommet de la tête est marqué d'une raie blanchâtre ; tout le dessus du corps est gris-de-perdrix ; les pennes des ailes et de la queue sont brunes, avec quelques taches roussâtres °, les pieds sont bruns et fort longs, et le bec, qui est presque noir, a la forme de celui de nos merles : cet oiseau a encore cela de commun avec eux, qu'il chante très-bien au printemps, quoique son chant ait peu d'étendue. Il ne se nourrit presque que de menues graines qu'il trouve sur la terre6, en quoi il ressemble aux alouettes; mais il est beaucoup plus gros, plus gros même que notre merle, et il n'a point l'ongle postérieur allongé comme les alouettes. Il se perche sur la cime des arbrisseaux, et l'on a remarqué qu'il avait dans la queue un mouvement fort brusque de bas en haut. A vrai dire, ce n'est ni une alouette ni un merle; mais de tous les oiseaux d'Europe, celui avec qui il semble avoir plus de rapports, c'est notre merle ordinaire. Il se trouve non-seulement dans la Virginie et dans la Caroline, mais dans presque tout le continent de l'Amérique c.

Le sujet qu'a observé Catesby pesait trois onces et un quart : il avait dix pouces de la pointe du bec au bout des ongles, le bec long de quinze lignes et les pieds de dix-huit ; ses ailes, dans leur repos, s'étendaient à la moitié de la queue,

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