XIII. — L'OUROVANG OU MERLE CENDRÉ DE MADAGASCAR
La dénomination de merle cendré donne en général une idée fort juste de la couleur qui règne dans le plumage de cet oiseau ; mais il ne faut pas croire que cette couleur soit partout du même ton : elle est très-foncée et presque noirâtre, avec une légère teinte de vert sur les plumes longues et étroites qui couvrent la tête; elle est. moins foncée, mais sans mélange d'aucune autre teinte, sur les pennes de la queue et des ailes et sur les grandes couvertures de celles-ci; elle a un œil olive sur la partie supérieure du corps, les petites couvertures des ailes, le cou, la gorge et la poitrine ; enfin elle est plus claire sous le corps, et prend à l'endroit du bas-ventre une légère teinte de jaune.
Ce merle est à peu près de la grosseur de notre mauvis, mais il a la queue un peu plus longue, les ailes un peu plus courtes, et les pieds beaucoup plus courts i. Il aie bec jaune comme nos merles, marqué vers le bout
a. Voyez l'Histoire naturelle des oiseaux d'Albin, t. III, n° xix; c'est la grive brune des Indes d'Edwards , pi. 184 ; le merle de Bengale de M. Brisson , et sa vingt-cinquième grive , t. II, p. 260 ; et t. VI , p. 43; en allemand, braungelber mistler, quelques-uns l'ont nommé beniahbou.
b. « Canorus. Turdus griseus , subtus ferrugineus , lineà albâ ad latera capitis. » Syst. nat., édit. X, page 169.
c. C'est la quarante-unième grive de M. Brisson, t. II, p. 291.
d. La longueur totale de l'oiseau est de 8 pouces 7, son vol de 12, sa queue de 3 T, son bec de 12 lignes , et son pied de 8 ou 9.
* Turdus canorus (Linn.).
w Turdus ourovang ( Lath. ).
Ilg OISEAUX ÉTRANGERS
d'une raie brune, et accompagné de quelques barbes autour de sa base; la queue composée de douze pennes égales, et les pieds d'un brun clair.