‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 93 sur 459 · XVI. — LE MERLE A GORGE NOIRE DE SAINT-DOMINGUE · texte numérisé non relu

XVI. — LE MERLE A GORGE NOIRE DE SAINT-DOMINGUE

L'espèce de pièce noire qui recouvre la gorge de cet oiseau s'étend, d'une part, jusque sous l'œil et même sur le petit espace qui est entre l'œil cl le bec, et, de l'autre, elle descend sur le cou et jusque sur la poitrine; de plus, elle est bordée d'une large bande d'un roux plus ou moins rembruni, qui se prolonge sur les yeux et sur la partie antérieure du sommet de la tête : le reste de la tête, la face postérieure du cou, le dos et les petites couverturcs des ailes sont d'un gris brun, varié légèrement de quelques teintes plus brunes; les grandes couvertures des ailes sont, ainsi que les pennes, d'un brun noirâtre bordé de gris clair, et séparées des petites couvertures par une ligne jaune olivâtre appartenant à ces petites couvertures. Ce même jaune olivâtre règne sur le croupion et tout le dessous du corps, mais sous le corps il est varié par quelques taches noires assez grandes et clair-semées dans tout l'espace compris entre la pièce noire de la gorge et les jambes. La queue est du même gris que le dessus du corps, mais dans son milieu seulement, les pennes latérales étant bordées extérieurement de noirâtre : le bec et les pieds sont noirs.

Cet oiseau, qui n'avait pas encore été décrit, est à peu près de la grosseur du mauvis : sa longueur totale est d'environ sept pouces et demi , le bec d'un pouce, la queue de trois, et les ailes , qui sont fort courtes, ne vont guère qu'au quart de la longueur de la queue.

XYII. — LE MERLE DE CANADA. a **

Celui de tous nos merles dont semble approcher le plus l'oiseau dont il s'agit ici, c'est le merle de montagne, qui n'est qu'une variété du plastron blanc. Le merle de Canada est moins gros, mais ses ailes sont proportionnées de même, relativement à la queue, ne s'étendant pas dans leur repos au delà du milieu de sa longueur, et les couleurs du plumage, qui ne sont pas fort différentes, sont à peu près distribuées de la même manière : c'est toujours un fond rembruni, varié d'une couleur plus claire partout, excepté sur les pennes de la queue et des ailes, qui sont d'un brun noirâtre et uniforme; les couvertures des ailes ont des reflets d'un vert foncé, mais brillant; toutes les autres plumes sont noirâtres et terminées de roux, ce

a. C'est la dix-septième grive de M. Brisson, qui a le premier décrit cette espèce étrangère, t. II, page 232.

Turdus ater (Gmcl.). — Espèce mal déterminée : c'est un troupiale pour quelques-uns; un carourje, pour d'autres.

** Pendulinus ater (Vieill.). — Le carourje noir, dans son plumage d'automne, selon Vieillot.

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qui, les détachant les unes des autres, produit une variété régulière, et fait que l'on peut compter le nombre des plumes par le nombre des marques

rousses.

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