‹ Œuvres compláetes de Lord ByronChapitre 57 sur 67 · C. Delà vigne, Adieux à Home. A · texte numérisé non relu

C. Delà vigne, Adieux à Home. A

CXLVII. -7- Monument d'un temps plus glorieux et des arts les plus nobles, dégradé, mais parfait encore, on respire dans ton enceinte un recueillement religieux qui parle à tous les cœurs ; tu es un modèle pour l'artiste. Le mortel qui vient chercher à Rome le souvenir des âges peut penser que la gloire ne laisse passer ses rayons que par l'ouverture de ton dôme sacré ; les hommes que la piété y conduit trouvent ici des autels pour déposer leurs prières ; si c'est pour admirer le génie qu'ils y viennent, ils peuvent arrêter leurs yeux sur les images des grands hommes dont les bustes ornent cet édifice1.

CXLVIIÎ. — Mais voici un cachot2 : qu'aperçois-je dans l'obscurité de ses détours? rien. Je regarde encore; deux ombres se dessinent lentement à ma vue. Ce sont deux fantômes de mon imagination... mais non, je les vois en effet devant moi. C'est un vieillard et une jeune nourrice, dont le sang se change en nectar depuis qu'elle allaite un fils chéri. Que fait-elle ici avec son sein découvert? rien ne voile ses deux globes d'albâtre.

CXLIX. — Un lait pur remplit ces deux sources de la vie; c'est sur le cœur d'une mère que l'homme trouve son plus doux et son premier aliment ; c'est du

1 Le Panthéon est aujourd'hui occupé par les bustes des grands hommes, ou plutôt des Romains distingués du temps moderne. La lumière, qui, passant par l'ouverture circulaire placée au sommet de la voûle, tombait jadis sur l'assemblée de toutes les divinités, éclaire maintenant une nombreuse collection de mortels, dont un ou deux oui été presque déifiés par la vénération de leurs compatriotes.

2 Dans cette slance et dans les trois suivantes on fait allusion à cette fille romaine dont l'aventure est rappelée au voyageur par le lieu qu'on assure en avoir été le théâtre. C'est aujourd'hui l'église de Saint-Nicolas in carcere. Mais il est bien difficile de croire à la vérité de cette histoire.

cœur d'une mère que vient cette liqueur bienfaisante : heureuse la jeune épouse, lorsqu'elle observe le regard innocent et le léger murmure des lèvres de son fils , qui expriment un moment de repos et l'absence de toute douleur ! elle comprend la joie qui agite son nourrisson ; l'homme ne pourrait la deviner , elle admire dans le berceau son bien-aimé, semblable au bouton de rose qui s'épanouit peu à peu... Que sera

un jour cet enfant?..,., je l'ignore Eve enfanta

Gain.

CL. — Mais ici c'est à la vieillesse qu'une jeune femme offre cet aliment précieux ; c'est à un père qu'elle rend le sang qu'elle en reçut avec la vie. Non il ne périra pas, tant que le feu de la santé et l'amour filial entretiendront dans ce sein charmant la source qu'y a placée la nature, source plus féconde que le fleuve de l'Egypte. Approche tes lèvres du sein de ta fille, infortuné vieillard ; puisse-t-il prolonger ton existence, tu ne trouveras pas dans le ciel un semblable nectar !

CLI. — La fable de la voie lactée n'a pas la pureté de cette histoire, qui brille d'un rayon plus doux : et la nature triomphe bien plus dans ce renversement de ses décrets, que dans l'espace élevé où elle a placé des mondes étincelants de lumière: ô respectable nourrice, il ne se perdra aucune goutte du lait qui va ranimer le cœur de ton père, et lui rendre la vie que tu en as reçue ! ce lait retourne à sa première source, comme nos âmes échappées des liens du corps vont se joindre à l'univers.

CLII. — Tournons nos pas vers le môle d'Adrien1, imitation des antiques pyramides d'Egypte, copie co-

* Le château Saint- Ange.

lossale de ces informes monuments. Le caprice d'un empereur alla chercher cet énorme modèle sur les bords lointains du Nil ; il condamna l'artiste à travailler comme pour des géants, et à élever cet édifice pour recueillir un jour sa vaine poussière. Le philosophe sourit de pitié à l'aspect de ces travaux d'un mortel, en songeant quelle pensée les fit entreprendre.

HLIII. — Mais voici ce temple vaste et admirable *; auprès duquel la merveille de Diane ne serait qu'une cellule ; c'est le temple sacré du Christ élevé sur la tombe de son martyr2. J'ai vu le chef-d'œuvre d'Éphèse, ses colonnes éparses dans le désert, l'hyène et le chacal reposant sous leur ombre ; j'ai vu le dôme de Sainte- Sophie s'élever comme un globe brillant aux rayons du soleil ; j'ai parcouru son sanctuaire pendant que les musulmans usurpateurs y adressaient leurs vœux à Allah ;

GLIV. — mais, parmi tous les temples antiques et tous les nouveaux autels, on ne peut rien te comparer, édifice imposant, le plus saint, le plus vrai, le seul digne de l'Éternel. Depuis la désolation de Sion, lorsque le Très-Haut abandonna la cité de son choix, de tous les monuments élevés en son honneur par la main des hommes, quel est celui qui pourrait être plus sublime? majesté, puissance, gloire, force et beauté, tout est réuni dans ce temple du Dieu de l'univers.

i Cette stance et les dix qui viennent après se rapportent à l'église de Saint-Pierre. Pour la dimension de cette église comparée aux autres grandes basiliques de l'Europe, on peut consulter le Pavé de Saint-Pierre et le Voyage classique en Italie [Classicaê Tour Irouch Jtaly), vol. n.

* Qui t'éleva, dôme éternel,

Du Panthém céleste frère ?

Si tu fus l'œuvre d'un mortel, Les arts onl ainsi leur Homère, etc.

G. Delavignk, Adieu a Home. A. r.

4o0 ŒUVRES DE LORD BYRON

CLV. — Entrez : sa grandeur ne vous accable pas, et pourquoi ? ce n'est pas qu'il soit réiréci ; mais votre Ame, agrandie par le génie du lieu, est devenue colossale, et ne peut plus trouver une demeure digne d'elle si ce n'est dans ce temple où sont consacrées les espérances de son immortalité. Un jour, si vous en êtes jugé digne, vous contemplerez votre Dieu face à face* comme vous voyez en ce moment son Saint des Saints ; vous le contemplerez sans être anéanti par son regard.

CLVI. — Vous avancez... Mais l'élégance de cette enceinte vous trompe... le temple s'agrandit comme une haute montagne dont la cime paraît s'éloigner des pas de ceux qui la gravissent. En se développant, toutes les parties de son immensité se montrent en harmonie ; à vos yeux étonnés s'offrent de riches marbres, des tableaux plus riches encore, des autels où brûlent des lampes d'or, et enfin le dôme sublime qui le dispute en élévation aux plus beaux édifices, quoique leurs fondements soient posés sur la terre, et que les nuages puissent réclamer les siens.

GLV1I. — Vous ne pouvez tout voir, il vous faut diviser ce grand tout pour contempler succesivement chacune de ses parties; et de même que l'océan forme mille rivages qui méritent vos regards, appelez toute l'attention de votre âme sur chaque objet isolé ; concentrez-y vos pensées jusqu'à ce que vous ayez gravé dans votre mémoire ses élégantes proportions, et déroulé graduellement le glorieux tableau qui n'a pu s'offrir dans son ensemble à vos yeux trop faibles pour l'embrasser d'abord.

CL VIII. — Telle est l'imperfection de nos sens extérieurs : ils ne peuvent rien saisir que par degrés, et tout sentiment profond n'a plus de mots pour s'exprimer. C'est ainsi que cet édifice est au-dessus de notre

admiration : sa grandeur extraordinaire défie d'abord la petitesse de notre nature, jusqu'à ce que , nous agrandissant avec ku\ nous élevons notre âme à la hauteur de ce qu'elle contemple. -

CLIX. — Arrêtez-vous, et ouvrez vos yeux à une clarté divine. Il y a quelque chose de plus ici que la satisfaction de la surprise, ou que le sentiment religieux adressé à la divinité du temple, ou que la simple admiration pour Fart et les grands maîtres qui surent élever un édifice supérieur à tout ce qu'a produit ou conçu l'antiquité. La source du sublime découvre ici ses profondeurs, l'homme s'y enrichit de ses sables d'or, et apprend tout ce que peuvent les conceptions du génie l .

CLX. — Mais allons voir, au Vatican, la douleur ennoblie par les tortures de Laocoon, l'amour d'un père, et l'agonie d'un mortel supportée avec la patience d'un Dieu... Inutiles efforts! c'est en vain que les bras du vieillard se raidissent contre les replis tortueux dans lesquels le dragon le presse : cette longue chaîne vivante l'emprisonne dans ses anneaux empoisonnés; le monstre énorme multiplie ses angoisses et met enfin un terme à ses soupirs étouffés.

GLXI. — Plus loin est le dieu dont l'arc lance des traits inévitables, le dieu de la vie, de la poésie, et de la lumière : le soleil sous la forme humaine. Son front

i Si la poésie de Byron avait déjà pu nous donner quelque idée de la sensation que procure Saint-Pierre de Rome, le génie de la peinture est parvenu à transporter dans la capitale de la France la sensation elle-même, et, osons le dire, le monument, avec la grandeur de son ensemble, la perfection de ses détails, et les teintes même du jour qui l'éclairé. Le Néorama de MM. Allaux eût appelé Michel-Ange à Paris, et Michel-Ange eût admiré avec transport cette sublime conquête de la peinture sur le plus beau des temples (1« octobre 1827). a. p.

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est tout radieux de la victoire qu'il a remportée : la flèche vient de partir brillante de la vengeance d'un immortel ; ses yeux et le mouvement de ses lèvres expriment un noble dédain ; la puissance et la majesté respirent sur son visage, et son regard seul annoncerait un dieu.

CLXII. — Mais les élégantes proportions de ses formes semblent un rêve de l'amour, telles qu'elles eussent été révélées à quelque nymphe solitaire dont le cœur soupirait pour un amant immortel et s'égarait souvent dans ses visions. On y reconnaît tout ce que la beauté idéale put jamais faire concevoir à l'âme dans ses émotions les moins humaines, alors que chacune de ses pensées était une inspiration du ciel et un rayon d'immortalité jetant au loin un éclat divin et réalisant peu à peu l'image d'un Dieu.

CLXIII. — S'il est vrai que Prométhée ravit au ciel le feu qui nous anime, nous ne leur devons plus rien, grâce à l'artiste qui a su revêtir ce marbre poétique d'une éternelle perfection. Si c'est là l'ouvrage d'une main mortelle, ce n'est point une conception humaine ; le temps lui-même l'a regardée comme sacrée ; aucune boucle de sa chevelure n'a été réduite en poussière. Elle n'a pris aucune teinte du vernis des siècles, elle respire encore le feu qui a présidé à sa formation.

CLX1V. — Mais où est-il le pèlerin de mes vers, l'être qui accompagnait jadis ma muse? il tarde bien à reparaître sur la scène !... il n'est plus... ses courses sont terminées, ses visions se sont évanouies; il est lui-même comme s'il n'eût jamais été. S'il fut tout autre qu'un voyageur imaginaire, s'il pouvait être compté parmi les créatures qui vivent et souffrent... qu'on l'oublie. Son ombre se perd dans les masses confuses des domaines du néant.

CLXV. — Là se réunissent les ombres, les substances, la vie, et tout ce qu'elle attache à notre condition mortelle ; là est étendu un voile universel à travers lequel tout devient fantôme. Un nuage s'élève entre nous et tout ce qui fut jadis illustre, jusqu'à ce qu'enfin la gloire le perce de ses rayons, et répande une lumière mélancolique qui règne dans le sombre empire des ténèbres. Cette lumière est plus triste que la plus triste nuit ; car elle distrait nos regards

GLXVI. — et nous force de contempler les profondeurs de l'abîme pour y chercher ce que nous deviendrons un jour, lorsque nous serons abaissés bien audessous de notre malheureuse existence. Et nous rêvons encore à la gloire ! nous voudrions qu'elle rendît éclatant le vain nom que nous n'entendrons plus !... 0 pensée consolante ! nous ne pouvons redevenir nousmêmes : n'est-ce pas assez d'avoir supporté une fois les fardeaux qui ont pesé sur nos cœurs?... nos cœurs qu'inondait une sueur de sang.

GLXVII. — Mais, silence ! une voix s'élève de l'abîme ; c'est un murmure lointain et effrayant, tel qu'en fait entendre tout un peuple frappé d'une blessure profonde et incurable. Au milieu de Forage et des ténèbres, la terre s'entr'ouvre et gémit ; le gouffre est peuplé de fantômes : il en est un qui paraît une reine, quoique son front ne soit plus couronné ;pâle, mais belle encore, elle embrasse son enfant avec une douleur maternelle, et l'approche vainement de son sein.

GLXVIII. — Dernier rejeton d'une race de monarques , où es-tu ? espoir de plusieurs nations , as-tu cessé de vivre? la tombe ne pouvait-elle pas l'oublier et appeler une tête moins majestueuse et moins chère ? Mère pour un moment ! hélas, au milieu de cette nuit de tristesse, pendant que tu gémissais sur ton enfant, la

mort vint terminer toutes tes douleurs ! avec toi se sont évanouies notre félicité présente et celle qu'espéraient pour l'avenir les îles impériales.

CLX1X. — La compagne du laboureur devient mère sans qu'il lui en coûte la vie, mais toi.... hélas ! tu étais si heureuse et si chérie de ton peuple ! ceux qui ne pleurent jamais la destinée des rois verseront des larmes sur la tienne. La liberté, le cœur désolé, perd ses plus douces espérances ; la liberté faisait des vœux pour toi, et voyait son arc-en-ciel arrêté sur ta tête... Et toi, prince infortuné et solitaire, c'était donc vainement que l'hymen t'avait uni à ta royale compagne, époux d'une année, et père d'un enfant qui n'a point vécu M

CLXX. — Ta robe nuptiale n'était qu'un tissu de deuil ; le fruit de ton hymen n'est que cendres : elle est couchée dans la poudre du cercueil la fille blonde des îles, l'amour de ses millions de sujets ! Avec quelle confiance nous remettions entre ses mains îe soin de l'avenir! et quoique cet avenir ne fut pour nous que la nuit de la tombe, nous aimions à penser que nos enfants obéiraient a son fils et béniraient la mère avec sa postérité désirée. Hélas ! cette promessse de bonheur était pour nous comme l'étoile chérie des bergers... et ce n'était qu'un météore.

CLXXI. — Malheur à nous ! et non à elle, car elle dort du plus paisible des sommeils. Hélas ! qu'eût-elle trouvé sur le trône? la vapeur incertaine que forme le souffle de la faveur populaire, les conseils perfides d'une cour de flatteurs, et ces oracles mensongers qui, depuis la naissance des monarchies, ont retenti comme un glas aux oreilles des princes, jusqu'à ce que les nations exaspérées se soient armées dans un transport

* Le prince de Saxe-Cobourg, devenu le roi des Belges, a. i

de fureur. Étrange destinée, qui renverse les plus grands rois, et jette dans la balance opposée un yoids redoutable à leur aveugle toute-puissance et qui les écrase tôt ou tard l.

GLXXII. — Tels eussent pu être ses destins. Mais non, nos cœurs se refusent à le croire ; si jeune et si belle! bonne sans effort, grande sans avoir un ennemi, épouse et mère depuis un moment, et déjà là... Que de liens a brisés ce cruel moment ! Princesse bien-aimée ! depuis le cœur de ton père jusqu'à celui du dernier de tes sujets, se continue la chaîne électrique de notre désespoir. La fatale nouvelle de ton trépas s'est répandue comme la terreur d'un tremblement de terre : le deuil règne dans ces royaumes où tous s'enviaient le bonheur de t'aimer davantage.

/ CLXXIII. — Salut, Némi 2 ; déposée au centre d'une enceinte de vertes collines, tu te ris du vent furieux. En vain il a pu déraciner le chêne robuste, forcer l'océan à franchir ses limites, et lancer jusqu'aux nues l'écume des flots, il faut qu'il respecte malgré lui le miroir de ton lac de cristal. Calme comme la haine qui dissimule, sa surface nous offre un aspect froid et tranquille que rien ne peut troubler; ses eaux tournent autour d'elles* mêmes, semblables à un serpent endormi.

GLXXIV. — Les ondes de l'Albane, à peine sépa-

1 Marie périt sur l'échafaud ; Elisabeth mourut de douleur; Charles-Quint mourut ermite ; Louis XIV en banqueroute d'argent et de gloire ; Cromwell mourut d'inquiétude ; et le plus gran I de tous (ihe greatest of them), Napoléon vit prisonnier. On pourrait ajouter à celte liste de souverains une longue liste d'autres noms également illustres et malheureux.

2 Le village de Némi était auprès de la retraite ancienne cTÉgérie; il a conservé jusqu'à nos jours la désignation du bosquet, à cause des arbres qui ombrageaient le temple de Diane.

Némi n'est distant de l'excellente auberge d'Albano que d'une petite promenade à cheval.

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rées du lac de Némi, arrosent ia vallée voisine ; plus loin le Tibre promène ses flots, et le vaste océan baigne cette plage du Latium où commença la guerre épique du Troyen l, dont l'étoile triomphante présida aux destinées d'un empire ; vous pouvez apercevoir aussi la retraite où Tullius allait oublier le bruyant séjour de Rome ; et du côté où un rideau de montagnes intercepte la vue, était jadis cette villa du pays des Sabins, où Horace aimait à trouver le repos.

CLXXV. — Mais j'oublie que le pèlerinage d'Harold est fini, et que nous devons nous séparer. Je lui dis adieu, il est arrivé comme moi au terme de ses courses: mais qu'il nous soit permis de regarder la mer encore une fois ; ses flots brillent à nos yeux ravis, et, de la cime de la montagne d'Albe, nous revoyons l'ami de notre jeunesse, cet océan que nous avons suivi jadis depuis les roches de Calpé jusqu'aux lieux où le sombre Euxin entoure les Symplégades de ses vagues azurées.

CLXXVI. — De longues années, longues, hélas ! et pourtant peu nombreuses, de longues années se sont écoulées depuis pour Harold et pour moi. Ah! nous sommes encore au même point; quelques chagrins, quelques larmes de plus, voilà tout ce que nous devons au temps. Ce n'est pas en vain cependant que nous avons parcouru la carrière de la vie ; nous avons reçu notre récompense... et c'est dans ces lieux que nous l'avons trouvée. Oui, c'est une véritable récompense de pouvoir se sentir renaître aux doux rayons du soleil , et d'éprouver , à l'aspect de la terre et des flots, ces joies pures qui nous font oublier qu'il est des hommes pour les corrompre.

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