‹ Œuvres compláetes de MoliáereChapitre 109 sur 342 · S G AN A R E LLE · texte numérisé non relu

S G AN A R E LLE

Corrigez, s'il vous plaît, cette manière de parler. Il faut douter de toutes choses ; et vous ne devez pas dire que je vous ai battu, mais qu'il vous semble que je vous ai battu.

MARPHURIUS

Ah ! je m'en vais faire ma plainte au commissaire du quartier, des coups que j'ai reçus.

SGANARELLE

Je m'en lave les mains.

MARPHURIUS

J'en ai les marques sur ma personne.

SGANA RE LLE.

Il se peut faire.

MARPHURIUS

C'est toi qui m'as traité ainsi.

SGANARELLE

Il n'y a pas d'impossibilité.

MARPHURIUS

J'aurai un décret contre toi.1

SGANARELLE

Je n'en sais rien.

MARPHURIUS

Et tu seras condamné en justice.

SGANARELLE

Il en sera ce qui pourra.

1. Un décret de prise de corps. Dans l'usage, quand on se servoit du mot décret , sans addition d'aucune sorte, c'étoit toujours de cette sorte de décret qu'il s'agissoit. Cette mesure n'a rien d'exagéré, au surplus, vis-à-vis d'un malotru qui a commis un crime de lèse-philosophie en battant un pvrrhonien que les coups de bâton font revenir ;t la réalité des choses. (E. P,\r,i\- GAiH/r.

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