‹ Œuvres compláetes de MoliáereChapitre 114 sur 342 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

DORIMÈNE, LYCASTE, SGANARELLE, retiré dans un coin du théâtre sans être vu.

LYCASTE

Quoi ! belle Dorimène, c'est sans raillerie que vous parlez ?

no RI MÈNE.

Sans raillerie.

LYCASTE

Vous vous mariez tout de bon ?

DORIMÈNE

Tout de bon.

LYCASTE

Et vos noces se feront dès ce soir?

1. Les bohémiennes ne laissoient pas toujours les maris dans l'incertitude dont se plaint Sganarelle. On lit dans le journal d'un bourgeois de Paris au xve siècle : « Ces sorcières regardoicnt ès-mains des gens et disoient ce que advenu leur estoit ou à advenir; et mirent contens (discordes) en plusieurs mariages ; car elles disoient au mari : « Ta femme t'a fait coux ; » ou à la femme : « Ton mari t'a fait coulpe. »

SC I. NE \l I 199

DORIM K\ E.

Dès ce soir.

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