‹ Œuvres compláetes de MoliáereChapitre 138 sur 342 · I.E SIÈCLE DAIUAIX, à Apollon · texte numérisé non relu

I.E SIÈCLE DAIUAIX, à Apollon

Brillant père du jour, toi de qui la puissance, Par ses divers aspects, nous donna la naissance, Toi, l'espoir de la terre et l'ornement des cieux, Toi, le plus nécessaire et le plus beau des dieux. Toi dont L'activité, dont la bonté suprême, Sr tait voir et sentir en tous lieux par soi-même, Dis-nous par quel destin, ou par quel nouveau choix, Tu célèbres tes jeux aux rivages François!

APOLI.OX.

Si ces lieux fortunés ont tout ce qu'eut la Grèce De gloire, de valeur, de mérite et d'adresse, Ce n'est pas sans raison qu'on y voit transférés Ces jeux qu'à mon bonneur la terre a consacrés.

J'ai toujours pris plaisir à verser sur la France De mes plus doux rayons la bénigne influence: . Mais le charmant objet qu'hymen y l'ait régner,

l'oiir elle maintenant me fait tout dédaigner.

Depuis un si long temps que, pour le bien du monde,

1. Ces vers sont du présidenl de Périgny, ainsi que les suivants pour Diane, Pan et les quatre Saisons.

!34 LES PLAÏS1 RS DE L'1 LE ENCHA NTÉE

Je fais l'immense tour de la terre et de l'onde, Jamais je n'ai rien vu si digne de mes feux, Jamais un sang si noble, un cœur si généreux, Jamais tant de lumière avec tant d'innocence. Jamais tant de jeunesse avec tant de prudence, Jamais tant de grandeur avec tant de bonté. Jamais tant de sagesse avec tant de beauté.

Mille climats divers qu'on vit sous la puissance De tous les demi -dieux dont elle prit naissance, Cédant à son mérite autant qu'à leur devoir, Se trouveront un jour unis sous son pouvoir.

Ce qu'eurent de grandeurs et la France et l'Espagne, Les droits de Charles- Quint, les droits de Chaiiemagne, En elle avec leur sang heureusement transmis, Rendront tout l'univers à son trône soumis. Mais un titre plus grand, un plus noble partage Qui l'élève plus haut, qui lui plaît davantage, Un nom qui tient en soi les plus grands noms unis, C'est le nom glorieux d'épouse de Louis.

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