‹ Œuvres compláetes de MoliáereChapitre 137 sur 342 · Il frappe à coup sûr · texte numérisé non relu

Il frappe à coup sûr

Vingt pasteurs, chargés des diverses pièces de la barrière qui devoil être dressée pour la course de bague, formoienl la dernière troupe qui cuira dans la lice. Ils portoienl des vestes couleur de feu, enrichies d'argent, el des coiffures de même.

aussitôt que ces troupes furent entrées dans Le camp, elles en tirent le tour; et , après avoir salué les Reines, elles se séparèrent et prirent chacune leur poste. Les pages de la tête, les trompettes et les timbaliers, se croisant, s'allèrent poster sur les ailes. Le Roi, s'avançant au milieu, prit sa place vis-à-vis du haut dais; M. le Duc, proche de Sa Majesté; les dues de Saint-Aignan et de Noailles, à droite et à gauche; les dix chevaliers, en haie aux deux côtés dn char; leurs pages, au même ordre, derrière eux; les Signes et les Heures, comme ils étoienl entrés.

Lorsqu'on eut lait halte en cet état, un profond silence, causé tout ensemble par l'attention et par le respect, donna le moyen à M11, Debrie, qui représentoit le Siècle d'airain, de commencer ces vers à la louange de la Reine, adressés à Apollon, représenté par le sieur La Grange.

Page 1