‹ Œuvres compláetes de MoliáereChapitre 171 sur 342 · MORON, PHILIS · texte numérisé non relu

MORON, PHILIS

MORON

Philis, demeure ici.

PHILIS

Non. Laisse-moi suivre les autres.

Ah ! cruelle ! si c'étoit Tircis qui t'en priât, tu demeurerois bien vite.

PHILIS

Gela se pourroit faire, et je demeure d'accord que je trouve bien mieux mon compte avec l'un qu'avec l'autre; car il me divertit avec sa voix, et toi, tu m'étourdis de ton caquet. Lorsque tu chanteras aussi bien que lui, je te promets de t'écouter.

MORON

Hé ! demeure un peu.

pur lis.

Je ne saurais.

MORON

De grâce!

PHILIS

Point . te dis-je.

MORON, retenant PhiliB.

Je ne te laisserai point aller...

PHILIS

Ah ! que de façons !

MORON

Je ne te demande qu'un moment à être avec toi.*

PHILIS

Eh bien! oui, j'y demeurerai, pourvu que tu me promettes une chose.

MORON

Et quelle?

PHILIS

De ne me point parler du tout.**

MORON

Hé ! Philis.

PHILIS

A moins que de cela, je ne demeurerai point avec toi.

MORON

Veux-tu me... ?

PHILIS

Laisse-moi aller.

MORON

Hé bien ! oui, demeure. Je ne te dirai mot.

PHILIS

Prends-y bien garde, au moins; car, à la moindre parole, je prends la fuite.

MORON

Soit. (Après avoir fait une scène de gestes.) Ail ! Pll'llis ! Hé ! . . .

* Var. Je ne demande qu'un moment à être avec toi. (1G82.) *■* Var. De ne point parler du tout. (1673.) De ne parler point du tout. (1082.)

TROISIEME INTERMEDE. >x\

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