I. \ PRINCESSE
D'où sort cette fierté où l'on ne s'attendoit point? Prin-
I. La course donl il esl question, est une course de chars; Aglante l'a dit tout à l'heure à lu princesse. Aucune autre fête ne pouvoit mieux convenir au lieu de la scène, qui esl l'Élide, où, comme Ton sait, se célébroient dans L'antiquité les jeux olympiques.
M »i aussi, madame, par devoir de chevalier, je continuerai à vous courtiser, mais ]<■ o'ai pas les mêmes intentions que les princes.» pour dédain , ai te l . scène i\.)
278 LA PHI NC ESSE D'ÉLl DE.
cesses, que dites -vous de ce jeune prince? Vvez-vous remarqué de quel ton il l'a pris?1
AGLANTE
Il est vrai que cela est un peu fier.
MORON, à part.
Ah ! quelle brave botte il vient là de lui porter ! -
Ne trouvez-vous pas qu'il y auroit plaisir d'abaisser son orgueil, et de soumettre un peu ce cœur qui tranche tant du brave?
CYNTIIIE.
Comme vous êtes accoutumée à ne jamais recevoir que des hommages et des adorations de tout le monde, un compliment pareil au sien doit vous surprendre, à la vérité.
Je vous avoue que cela m'a donné de l'émotion, et que je souhaiterois fort de trouver les moyens cle châtier cette hauteur. Je n'avois pas beaucoup d'envie de me trouver à cette course; mais j'y veux aller exprès, et employer toute chose pour lui donner de l'amour.
CYNTIIIE.
Prenez garde, madame. L'entreprise est périlleuse; et, lorsqu'on veut donner de l'amour, on court risque d'en recevoir.
Ah! n'appréhendez rien, je vous prie. Allons, je vous réponds de moi.3
1. «Diana. Cintia, as-tu entendu l'étrange discours de cet impertinent? Sa folie n'est-clle pas amusante? » {Dédain pour dédain, acte I, se. ix.)
'2. « Polilla. Seigneur, la danse va bien. » (Ibidem.)
3. Toute cette fin du deuxième acte est traduite de la fin de la première journée de la pièce espagnole; seulement la scène où l'action s'engage est, dans celle-ci , moins courte et plus animée.
TROISIÈME INTERMÈDE. 279
TROISIEME INTERMEDE