CHANSON
Usez mieux, ô beautés fières, Du pouvoir de tout charmer :
Aimez, aimables bergères; Nos cœurs sont faits pour aimer.
Quelque fort qu'on s'en défende, Il y faut venir un jour ; Il n'est rien qui ne se rende Aux doux charmes de l'amour.
Songez de bonne heure à suivre Le plaisir de s'enflammer; Un cœur ne commence à vivre Que du jour qu'il sait aimer.
Quelque fort qu'on s'en défende, Il y faut venir un jour ; Il n'est rien qui ne se rende Aux doux charmes de l'amour.
Pendant que ces aimables personnes dansoient, il sortit de
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dessous le théâtre la machine d'un grand arbre chargé de seize
faunes, dont luiil jouèrent île la flûte, el les autres du violon,
avec un concerl !<■ plus agréable du monde. Trente violons leur répondoienl de l'orchestre, avec six autres concertants de clavecins et de thuorbes, qui étoient les sieurs d'Anglebert, nichard, hier. La Barre le cadet, Tissu et Le .Moine.
Et quatre bergers el quatre bergères vinrent danser une fort belle entrée, à laquelle l<'s faunes, descendant de l'arbre, se mêlèrent de temps en temps.
Et tout<« cette scène fut si grande, si remplie et si agréable, qu'il ne s'étoil encore rien vu de plus beau en ballet.
tassi fit-elle une avantageuse conclusion aux divertissements de ce jour, que toute la eour ne loua pas moins que celui qui Pavoit précédé, se retirant avec une satisfaction qui lui fit bien espérer de la suite d'une fête si complète.
Les bergers étoient les sieurs Chicanneau, du Pron, Noblet et La Pierre.
Et les bergères, les sieurs Balthazard, Magny, Arnald et Bonard.1
I. One planche d'Israël Silvestre est consacrée à la représentation de la '•xse d'Élide; elle porte l'inscription suivante : « Le théâtre fait dans lu même allée, sur lequel la comédie et le ballet de la Princesse d'Êlide furent représentés. » Elle est très-curieuse pour l'intelligence de l'œuvre et place sous nos yeux toutes 1rs circonstances d'une mise en scène vraiment extraordinaire.
FIN DE l/A PRINCESSE D ELIDE.
320 LES PLAISIRS l)K l/ILL ENCHANTÉE