A.CTE I. SCÈNE II
m> tenoil offensée; maisjusques ici tous mes efforts <>ni été inutiles, et j'ai recours au dernier remède. Cet époux prétendu doit aujourd'hui régaler sa maîtresse d'une promenade sur mer. Sans t'en avoir rien dit, toutes choses sont préparées pour satisfaire mon amour, <>t j'ai une petite barque et des uvns. avec <pi<>i fort facilement je prétends enlever la belle.1
SGANA BELLE.
\h ! monsieur
M. 'in?
S G AN A RELLE.
C'est fort bien fait à vous, et vous le prenez comme il faut. 11 n'est rien tel en ce monde que de se contenter.
DON JUAN
Pic par» '-toi donc à venir avec moi, et prends soin toimême d'apporter toutes mes armes, afin que... (Apercevant Done Eivire.) Ah! rencontre fâcheuse. Traître! tu ne m'avois pas dit qu'elle étoit ici elle-même.
SGANARELLE
Monsieur, vous ne me l'avez pas demandé.
DON JUAN
Est-elle folle, de n'avoir pas changé d'habit, et de venir en ce lieu-ci avec son équipage de campagne?2
l. Ce qu'il y a de profondément vicié et de réellement farouche dans l'âme de Don Juan apparoil à son tour. Dès Les premières scènes, oe personaous est présenté sous tous ses mobiles aspects. Molière ne se propose DM de BOUS faire aimer Don Juan , comme auroit voulu un poète moderne :
Paa au d'eux ne t'aimoil , Don Juan ; et moi je t'aime me le vieux Blonde! aimoit son pauvre roi.
(Alfred de Musset.)
Et M est d m- le rrai.
-■ La première réflexion de Don Juan à la vue d'une femme qu'il a abandonnée, el dont la seule présence devroil être pour lui un reproche