‹ Œuvres compláetes de MoliáereChapitre 242 sur 342 · I. EngigorniauX, petits engins, fanfreluches, affiquets · texte numérisé non relu

I. EngigorniauX, petits engins, fanfreluches, affiquets

1. On appeloit garde-robes (au masculin) les larges tabliers que les villageoises portoient par-dessus leur jupon pour le conserver.

.'{. Le créai qui est au haut de l'estomac. Ce mot dérive de l'allemand brechen, rompre, couper. Ménage.)

i. I. - entonnois de passement aux jambes sont les canons qui avoient on effet la forme d'un entonnoir renversé.

PIERROT

Oh ! acoute un peu auparavant, Charlotte. J'ai queuque autre chose à te dire, moi.

CHARLOTTE

Hé bian! dis, qu'est-ce que c'est?

PIERROT

Vois-tu, Charlotte, il faut, comme dit l'autre, que je débonde mon cœur. Je t'aime, tu le sais bian, et je sommes pour être mariés ensemble; mais, marquenne! je ne suis point satisfait de toi.

CHARLOTTE

Quement? qu'est-ce que c'est donc qu'iglia?

PIERROT

Iglia que tu me chagraignes l'esprit, franchement.

CHARLOTTE

Et quement donc ?

PIERROT

Testiguenne ! tu ne m'aimes point.

Ah ! ah ! n'est-ce que ça ?

PIERROT

Oui, ce n'est que ça, et c'est bian assez.

CHARLOTTE

Mon Quieu! Piarrot, tu me viens toujou dire la même chose.

PIERROT

Je te dis toujou la même chose, parceque c'est toujou la même chose; et, si ce n'étoit pas toujou la même chose, je ne te dirois pas toujou la même chose.

CHARLOTTE

Mais qu'est-ce qu'il te faut? que veux-tu?

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