‹ Œuvres compláetes de MoliáereChapitre 276 sur 342 · DON JUAN, SGANARELLE, LA VIOLETTE · texte numérisé non relu

DON JUAN, SGANARELLE, LA VIOLETTE

LA VIOLETTE, à Don Juan.

Monsieur, voilà monsieur votre père.

DON JUAN

Ah! me voici bien! Il me falloit cette visite pour me faire enrager.

1. Molière place Sganarelle dans une situation semblable à celle de son maître; mais il l'en tire par des moyens différents, et tout à fait, conformes à l'état du personnage et à son éducation. J'ai vu un Sganarelle de province faire rire Le parterre aux éclats en demandant, à son tour, des nouvelles de madame Dimanche, de ses enfants, du petit chien Brusquet, etc. (Aimé Mu.iiv

Il ne faut pas que le valet, qui répète les actions et les discours de son maître, le fasse arec une intention de singerie bouffonne, ni que l'imitation dégénère en une. caricature grotesque : tout doit être vrai dans cette répétition, et le motif et le modo. Sganarelle, qui n'a pas plus que son maître nt à donner à M. Dimanche, et qui n'a pas les mômes moyens pour lui imposer et le flatter, lui coupe la parole par dos rebuffades, au lieu de lui fermer la bouche par des compliments, et emploie ses bras, à défaut de civilités, pour le mettre à la porte. Chacun doit agir et parler comme il convient à son personnage. (Augeb.)

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